Elsa, médecin en soins palliatifs au Havre, possède un don qu’elle cache au monde : elle peut entrer en contact avec les défunts au moment de leur passage. Cette capacité, qu’elle met au service des patients en fin de vie, complique pourtant son quotidien et fragilise ses relations. Un jour, après un accident de scooter, elle croise Oscar, un musicien drôle et attachant… que personne d’autre ne semble voir. Comprenant qu’il s’agit d’une présence surnaturelle, Elsa s’abandonne à cette histoire d’amour impossible, aussi lumineuse qu’éphémère. À travers cette romance hors du temps, Alice Vial signe un premier long-métrage sensible et vibrant, où l’humanité, la fin de vie et le merveilleux s’entrelacent avec délicatesse.
Inscrit9 mars 2025
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Dans La Condition, Jérôme Bonnell orchestre un huis clos oppressant où la domination patriarcale écrase deux femmes que tout oppose, jusqu’à faire naître une sororité inattendue. Un drame féministe tendu comme un thriller, porté par des acteurs au sommet.
Pour son premier long-métrage, Isabelle Carré adapte son roman autobiographique et nous plonge dans les souvenirs de son adolescence, marquée par un séjour en pédopsychiatrie à l’hôpital Necker dans les années 80. À travers le personnage d’Elizabeth, incarnée par la jeune Tessa Dumont Janod, elle évoque avec pudeur les fragilités de l’enfance, les liens d’amitié, les rêves d’évasion et les failles familiales. En parallèle, Elizabeth adulte revient sur les lieux, devenue animatrice d’ateliers de théâtre pour enfants en souffrance. Une œuvre intimiste et onirique, portée par une mise en scène délicate et un regard engagé sur la santé mentale des jeunes.
Dans une comédie satirique librement inspirée de l’affaire Banier-Bettencourt, Thierry Klifa orchestre un huis clos familial explosif entre une milliardaire fantasque, sa fille jalouse et un artiste excentrique. Porté par le duo flamboyant Isabelle Huppert et Laurent Laffite, le film mêle humour grinçant, secrets de famille et guerre d’héritage sur fond de collaboration et de rivalités intimes. Présenté hors compétition à Cannes 2025, ce thriller comique séduit par sa mise en scène cossue, ses dialogues ciselés et son regard acide sur les failles humaines derrière les fortunes.
Diane Kurys signe avec Moi qui t’aimais un biopic intimiste sur les dernières années du couple Signoret-Montand. Plutôt que de chercher la ressemblance physique, elle privilégie l’exploration des émotions et des tensions qui ont marqué leur relation. Le film adopte le point de vue de Simone Signoret, entre nostalgie, désillusion et attachement profond, porté par une Marina Foïs bouleversante. Entouré d’artistes et de souvenirs, le couple se débat entre fidélité et blessures, dans une mise en scène pudique et mélancolique.
Dans son premier long-métrage sans rôle à l’écran, Alex Lutz adapte avec finesse le roman "Connemara" de Nicolas Mathieu. Il y explore les retrouvailles entre Hélène, quadragénaire brillante en plein burn-out, et Christophe, son amour de jeunesse resté dans leur ville natale. À travers cette romance improbable, le film interroge les choix de vie, les regrets, et la possibilité de rejouer sa propre histoire. Porté par une Mélanie Thierry bouleversante, Connemara dépeint avec justesse les tensions familiales, les émotions enfouies et les failles intimes, dans une mise en scène audacieuse et profondément humaine.
Inspiré par la figure emblématique de Narges Mohammadi, militante iranienne et Prix Nobel de la paix 2023, "Sept jours" raconte le dilemme déchirant de Myriam, femme engagée et mère séparée de ses enfants. Libérée temporairement de prison pour raisons de santé, elle dispose de sept jours pour choisir : fuir et retrouver sa famille en exil, ou rester en Iran et poursuivre son combat politique. Entre les montagnes enneigées du nord de l’Iran et les retrouvailles fragiles dans un village frontalier, le film explore avec intensité les tensions entre amour maternel, engagement sacrificiel et quête de liberté. Porté par la performance bouleversante de Vishka Asayesh, Sept jours est un manifeste cinématographique sur le courage des femmes face à l’oppression.
Sélectionné à Cannes 2025, le premier long-métrage de Prïncia Car explore avec sensibilité et audace les relations affectives d’une jeunesse marseillaise désorientée, prise entre pulsions, patriarcat et quête de liberté. Carmen et Yasmine s’imposent peu à peu comme figures d’émancipation dans un récit féministe vibrant, porté par une mise en scène solaire, une bande originale marquante et une interprétation souvent improvisée.
Apagan retrace une opération d’évacuation méconnue à Kaboul en août 2021, menée avec sang-froid par Mohamed Bida, officier de police français en poste à l’ambassade. Adapté de son propre livre, le film réalisé par Martin Bourboulon insuffle tension et émotion dans cette mission hors normes, alors que les Talibans reprennent le contrôle du pays. Roschdy Zem incarne Bida avec sobriété et profondeur, aux côtés de Lyna Khoudri, impressionnante dans le rôle d’une traductrice au courage discret. Ce récit haletant mêle suspense, négociations risquées, engagements personnels et portraits bouleversants dans un Kaboul en pleine chute. Au-delà du thriller, Apagan rend hommage à un homme et à ceux qui, dans l’ombre, ont risqué leur vie pour en sauver d’autres.
Dans son premier long-métrage, Johann Dionnet nous plonge dans l’effervescence du festival d’Avignon à travers le parcours d’une troupe en galère et d’un amour né sur un malentendu théâtral. Entre satire des coulisses du spectacle vivant, hommage au théâtre de rue et comédie romantique douce-amère, le film oscille entre éclats d’émotion et maladresses, tout en célébrant la magie fragile des planches estivales.
Adapté du roman de Luc Blanvillain, le cinquième long-métrage de Fabienne Godet explore avec finesse et sensibilité la rencontre improbable entre un écrivain en quête de solitude et un imitateur en difficulté. À travers un jeu d’identité orchestré par une sonnerie emblématique, le film mêle quiproquos savoureux et révélations profondes, célébrant la beauté intérieure et la transformation des êtres au gré des rencontres. Une comédie subtile et lumineuse portée par Denis Podalydès et Salif Cissé, sous la direction délicate de Fabienne Godet.
Dans son 15ᵉ long-métrage, Cédric Klapisch nous offre une fresque ambitieuse qui traverse 150 ans d’histoire française, principalement située à Paris. À travers une succession complexe de temporalités, le réalisateur entrelace les destins de quatre héritiers contemporains avec celui d’Adèle, une jeune femme du XIXᵉ siècle en quête de ses origines. Entre peinture et photographie, secrets familiaux et bouleversements sociétaux, ce récit choral explore la transmission, l’évolution de l’art et les liens intergénérationnels dans une mise en scène fluide et immersive. Un voyage cinématographique captivant qui souligne combien comprendre son passé est essentiel pour mieux affronter l’avenir.
















