Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Hostiles de Scott Cooper est le premier vrai chef d’œuvre de ce début d’année 2018. Empruntant autant à John Ford qu’à Clint Eastwood, ce western désespéré et violent suit le chemin d’une Amérique tapissée par le sang, lieu où les personnages ne voient leurs existences que par le chemin de croix qui les mène à la mort.
Même si 3 Billboards : les panneaux de la vengeance » de Martin Mcdonagh parait peu subtil, il est une satire prenante et volcanique, qui secoue son auditoire par la drôlerie de ses dialogues, par sa ribambelle de gueules cassées, par sa colère rampante qui ne lorgne jamais vers la rédemption.
Critique du film Sauver ou Périr : Après avoir offert son meilleur rôle à Raphael Personnaz inspecteur de police dans SK1, Frédéric Tellier change d'uniforme pour placer Pierre Niney dans celui des pompiers.
Mektoub my love : canto uno, le désir selon Abdellatif Kechiche. Le réalisateur efface ses maladresses de La vie d'Adèle pour saisir tout ce qu'il y a de plus beau dans la liberté.
À l'occasion de la sortie tant attendue de Bodied de Joseph Kahn sur la plateforme Youtube Premium, opérons un retour sur l'un des cinéastes les plus en marge Hollywood, de son début dans le vidéoclip à son brûlot politique ayant pour cadre le milieu des rap battles.
Par sa mise en scène dans laquelle l’image se fait froide et déstabilisante, Jusqu’à la Garde de Xavier Legrand se mue en un immense morceau de cinéma. Déroutant car complexe, le film se veut être une autopsie viscérale dévoilant l’effondrement d’une famille et le portrait asphyxiant d’une violence conjugale pernicieuse.
A la lisière du documentaire et de la fiction dans The Rider, la réalisatrice Chloé Zhao se fait le témoin de l’anti chambre du western, avec cette Amérique rêveuse et assoiffée de liberté, mise au tapis suite à sa collision avec une nature indomptable.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.