Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

The Strange ones : voyage aux confins de la réalité

The Strange ones est un film d’ambiance, qui ne se laisse pas si facilement attraper. Au cœur de la ville ou de la forêt, les secrets ne résistent pas longtemps à l'éclatement de la vérité, le tout au sein d'un montage éclaté et plutôt confus. S'il ne manque pas d'intérêt visuel et sensoriel plus généralement, le film développe un certain malaise qui ne le quitte pas. A découvrir en salles dès le 11 juillet.

Les Affamés : quand la jeunesse s’empare du grand écran

Les Affamés est en salles depuis le 27 juin 2018, l'occasion pour sa réalisatrice, dont c'est le premier film, de présenter sa vision de la jeunesse. Une jeunesse vigoureuse, ambitieuse, combative. Derrière des aînés comme Cédric Klapish (Le Péril jeune, L'Auberge espagnole), réussit-elle son pari ?

Tully : Les hauts et les bas de la maternité ordinaire selon Jason Reitman

Avec des films comme Juno , Young Adult, ou maintenant Tully, Jason Reitman et la scénariste Diablo Cody s'intéressent joliment à des femmes jeunes et moins jeunes aux prises avec la réalité des sociétés modernes, pas toujours très hospitalières.

Love, Simon, beaucoup plus qu’un teen movie

Critique de Love, Simon (en salle dès aujourd'hui) : Le film contourne le teen-movie pour porter la voix de la communauté LGBT dans un monde adolescent où la peur des regards dicte la loi. Greg Berlanti surprend dans son traitement aussi sérieux que comique et réussit à toucher le public.

Woman at War, le cinéma islandais se révèle

Critique Woman at War, de Benedikt Erlingsson : le film se veut défenseur d'une nature pure souillée par l'industrie avec une Artémis moderne en porte parole de l'écologie et une originalité qui intéresse.

Joint Security Area (JSA) de Park Chan-wook, les limites de l’amitié

Il y a près de vingt ans, Park Chan-wook réalisait son premier vrai succès commercial. Le cinéaste sud-coréen avait déjà tout d'un grand.

Sicario : la Guerre des cartels : expansion dans la continuité

Dans Sicario : la Guerre des cartels, Stefano Sollima déclenche le conflit des mafieux, frein ultime d'un terrorisme anonyme, secret d'Etat sans pitié. Un thriller d'actualité sur les pas de Denis Villeneuve.

À genoux les gars : Antoine Desrosières continue à se questionner sur la sexualité d’une certaine jeunesse de banlieue

Avec A Genoux les gars, Antoine Desrosières prend les mêmes actrices (Souad Arsane et Inas Chanti) pour une histoire qui raconte la découverte par deux jeunes soeurs d'une sexualité trop libre et trop contrainte à la fois.

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