Critiques films

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

High Society de Byeon Hyeok : Sexe, tableaux et vidéo

Un homme qui se lance en politique et sa femme, conservatrice d'une galerie d'art contemporain à Séoul, se brûlent les ailes dans leur ascension vers le pouvoir.

Les Fauves de Vincent Mariette, un désir inachevé

Quittant le burlesque et le cartoonesque « wes andersonien » de son premier film Tristesse Club, Vincent Mariette tente cette fois ci de s’infiltrer dans les méandres du fantastique et du mythe cinématographique. Les Fauves est un beau film, une intrusion du cinéma français dans les affres du fantastique, même si l'exercice de style s'avère parfois trop scolaire. Un peu inachevé, juvénile, mais qui démontre de belles idées.

La Mule de Clint Eastwood, l’adieu du super héros

Gran Torino avait des allures de passage de flambeau à la nouvelle génération, cosmopolite et méritante, mais La  Mule de Clint Eastwood, lui, s’inscrit comme une sorte d’adieu, un road movie funéraire, une oeuvre qui ne cesse de se questionner sur les choix de son personnage - de son acteur en somme - qui s’avère imbibé par les regrets et les remords sur les choix qu’il a pus faire dans sa vie.

Ulysse & Mona, le nouvel OVNI de Sebastien Betbeder

Figure hors-norme dans le cinéma français moderne, Sébastien Betbeder signe avec Ulysse & Mona, un sixième long-métrage qui s’inscrit dans la droite lignée de ses précédents OVNI.

If Beale Street Could Talk, le second chef d’oeuvre de Barry Jenkins

Critique film : If Beale Street Could Talk, de Barry Jenkins. Difficile de faire mieux que Moonlight, mais le second film du réalisateur n'en reste pas moins enivrant par la beauté particulière de ses images et sa mise en scène.

The Hate U Give, le teen-movie politique qui percute l’Amérique raciste

Critique du film The Hate U Give : À visée aussi didactique que politique, The Hate U Give réhabilite l’activisme de 2Pac dans le corps d’une jeune femme qui illumine le récit, Amandla Stenberg.

A Ghost Story de David Lowery : intemporalité de l’amour

Après la vie, l’amour, vient le deuil. Avec l’incroyable A Ghost Story, David Lowery tente de chercher cette petite étincelle d’humanité qui survit après notre mort, à travers la tristesse de l’autre, mais aussi et surtout à travers le regard inerte du mort lui-même.

Green Book : le guide des bonnes manières à la sauce Farrelly est drôle, sensible et très juste

Critique du film Green Book, Sur les routes du sud. Un road movie bourré d’humour qui n’oublie pas de dénoncer les affres du racisme qui dévoraient l’Amérique d’avant le mouvement des Droits Civiques. Excellent premier film en solo pour Peter Farrelly !

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.