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Quinze ans après son remake américain de The Ring, Gore Verbinski revient au cinéma horrifique. A-t-il réussi à nous offrir une proposition cinématographique inédite en révolutionnant le mythe du vampire dans un mythe gothique aux accents lovecraftiens ou n'est-ce là qu'un sous-Shutter Island à la résolution digne d'un épisode de Scoubidou? Verdict.
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Palme d'or au Festival de Cannes 2022, Sans filtre de Ruben Östlund nous embarque sur un yacht de luxe dans une comédie ironique, étonnante et percutante. Cinq ans après The square, allégorie sidérante du monde de l'art contemporain, Ruben Östlund poursuit dans Sans filtre son exploration sociologique du comportement humain. En quittant l'univers étouffant du musée étriqué pour le faste outrancier de la croisière de luxe, le réalisateur suédois change de cadre mais conserve son propos très auto-dérisoire sur les classes aisées. En fin observateur, il brosse un tableau composés de multiples individus obsédés par l'apparence, le pouvoir et l'argent, au sein d'un cadre doré où l'amour et l'économie ne font qu'un.
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Filles de joie sort sur les écrans après près de 100 jours sans salles obscures. Le film suit le parcours de trois femmes dont la prostitution est le gagne-pain. Au-delà, les réalisateurs tentent de regarder quelle solidarité se noue entre ces femmes et quels regards sont portés sur le féminin. C'est quoi une "pute" ? Pourquoi les hommes qui adorent les fréquenter, adorent surtout les détester ? Comment sortir de ce schéma ? Autant de questions que le film soulève, s'intéressant aussi au destin social de ses héroïnes.
Marchant directement dans les plates-bandes de Narcos, l'Infiltrator de Brad Furman laissait songeur. C'était sans compter sur la motivation du cinéaste à laisser de coté la poudre du trafic et à se concentrer sur les personnages devenus bien vite rouages de l'empire Escobar et ceux essayant désespérément de les arrêter.
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I Care a lot, dès ses premières secondes, se coince maladroitement dans un discours stéréotypé sur la société capitaliste, discours qui se veut vindicatif, nébuleux mais qui s’avère surtout éculé : « il y a les lions et les agneaux, les prédateurs et les proies ». Cependant, on connaît déjà la recette et cette fois-ci, elle laisse non pas un arrière-goût acide ou sulfureux mais une petite trace mollement acidulée. 
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Primé à l'Étrange Festival, La Lune de Jupiter assoit un peu plus la notoriété de Kornél Mundruczó. Mêlant une nouvelle fois film social et film de genre, le réalisateur hongrois essaie tant bien que mal de dresser un portrait de la condition des migrants en Europe. Cependant il préfère s'amuser à faire des acrobaties avec sa caméra plutôt que d'approfondir son message.
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Après l'Arkansas et l'Ohio, Jeff Nichols pose ses caméras, sur les rives boueuses du Mississipi, celles de son enfance. Mud, à mi-chemin entre film d'aventures et thriller romantique, nous entraîne dans une Amérique bien loin de la modernité et de l'urbanisation. Le long des rives du Mississipi, la vie se déroule lentement. Le fleuve, symbole du sud des Etats-Unis, verdoyant et fantomatique, immense et sauvage, est admirablement filmé par le réalisateur[1] et devient un véritable personnage à part entière, avec sa dangereuse et trompeuse tranquillité.
Adaptation de l'auteur fantasque Don DeLillo, A Jamais est avant tout la réussite de sa scénariste et interprète Julia Roy, sélectionnée aux Césars de 2017. De par ses thématiques, son ambiance et son récit, il constitue une réussite pour une adaptation de l'un des auteurs les plus mystérieux de notre génération.
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Après le controversé, mais non moins esthétique remake Evil Dead, Fede Alvarez nous propose une obscure plongée éclairante sur la cécité, le bien et le mal, et surtout la lutte pour sa propre reconnaissance. Aux influences Fincher-Hitchoc-godarienne, à la construction savante et à la photographie épatante, Don't Breathe est un réel souffle dans le paysage du genre de ces dernières années. Qu'il serve de modèle...
Chicken-of-the-dead-film-critique
« Chicken of the Dead » est un exercice graphique d'excellente facture : en dix minutes à peine, Julien David nous immerge dans l'envers cauchemardesque de l'industrie agroalimentaire. Dans le sillage de Bernard Lepique, patron sans scrupules, on découvre tour à tour un maire complaisant, des consommateurs ahuris et un capitalisme générateur de chaos - mais certainement pas d'états d'âme.