Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Auréolé de l'Ours d'Or au festival de Berlin, Touch Me Not de la réalisatrice Adina Pintilie est une découverte des plus déconcertantes. Entre fiction et documentaire, cette étude sur le désir, le corps et ses traumatismes dénote par sa mise en scène froide. Et même si la réalisatrice a du mal à se détacher de son dispositif pour bien filmer les corps, elle arrive au contraire à faire s'exprimer les émotions de personnes qui n'ont qu'une seule envie : se sentir libre d'appartenir à ce monde.
En 1974 sortait Les Valseuses, film sulfureux et interdit aux moins de 18 ans au départ. Retour sur l"un des premiers grands rôles de Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, mais également ceux de Miou-Miou et Isabelle Huppert, qui ont du mal à rivaliser en libertinage face à une Jeanne Moreau bouleversante.
Merci Patron ! allie intelligemment le fond et la forme, en nous offrant un film pour les cinéphiles grâce à son histoire, sa mise en scène, et une leçon politique, morale sur l'emploi, l'argent, et le cinéma.
Inárritu réalise avec Babel, un film au scénario habile, porté par une B.O somptueuse signée Ryuichi Sakamoto
La parole et le sacré
Sorti en 2003, 21...
Moins définitif que son chef d'oeuvre Martyrs, Ghostland est le nouveau film choc et traumatisant de Pascal Laugier. Une expérience filmique bien trop rare dans les salles obscures, non seulement pour un film d'horreur mais aussi pour un film français. LE film à voir de ce mois de mars.
La Party, de Blake Edwards, est devenu une des références de la comédie burlesque. La mise en scène précise et innovante, le jeu sur les regards, la satire sociale et le génie de Peter Sellers contribuent à en faire un des chefs d’œuvre du genre.
The Art Life nous montre que David Lynch n’est pas qu’un simple cinéaste. C’est même le contraire : cet artiste iconoclaste et éclectique, étudiant parfois indigeste et inintéressant, est venu au cinéma par le plus grand des hasards, par sa volonté perpétuelle de nouveauté et d’expérimentation.
La mauvaise réputation des films originaux sortis sous la bannière Netflix n'est pas infondée quand on se remémore bon nombre de navets qui inondent la plateforme. Cependant, alors que Roma d'Alfonso Cuaron va bientôt dévoiler toute sa splendeur, c'est le dernier film de Jeremy Saulnier, Hold The Dark, qui marque la rétine par sa violence abstraite et sa description haineuse de l'Amérique.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.