Critiques films

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Close, de Vicky Jewson : Noomi Rapace en Woman power

On la savait increvable et dure à cuire suite à de précédents rôles, Noomi Rapace confirme sa grande forme en garde du corps d'une post-ado milliardaire insupportable. Le film de la réalisatrice anglaise Vicky Jewson met en scène une héroïne très physique, directement inspirée d’une véritable bodyguard.

Doubles Vies d’Olivier Assayas: discussion en bonne compagnie

Olivier Assayas aime les idées, les théories, le fait de faire vivre la pensée, ce qui émane de Doubles vies, ces longues logorrhées entre adultes, ces discussions entre penseurs autour d’un bon verre de vin. Mais derrière ces dialogues parfois ciselés sur l’avènement du numérique et notre manière de consommer et d’apprécier l’art en général, Doubles Vies manque irrémédiablement de verve ou d’impulsion dramatique voire même pratique pour charmer au maximum.

Ben is back de Peter Hedges : Ni fait, ni à faire, et c’est dommage

Ben is back de Peter Hedges, avec son fils Lucas et la star Julia Roberts est un film inégal, intéressant dans sa première partie qui est focalisée sur son sujet, les relations entre un toxico et ses proches, mais déroutant quand il suit la trace d'un thriller improbable.

Critique : Glass, dissection de super-héros

Oubliez les surhommes à grandes capes et collants, les véritables super-héros sont des êtres broyés enfermés dans un asile psychiatrique. Avec Glass, M. Night Shyamalan décortique notre imaginaire et notre fascination pour ces  demi-dieux, omniprésents dans le paysage cinématographique. Il conclue la trilogie initiée par Split et Incassable à travers un récit humaniste et maladroit.

Colette, une femme puissante trop longtemps dans l’ombre

S'il est important de faire connaître les figures féminines marquantes de notre Histoire, il ne l'est pas moins de réussir les films qui les présentent. Colette de Wash Westmoreland est un échec à ce niveau là.

Edmond, d’Alexis Michalik : urgence littéraire et cinématographique

Depuis quelques temps, le cinéma français se lance dans l'exploration de personnages ou événements historiques datant des siècles précédents. Edmond, comédie dramatique consacrée à l'écriture de Cyrano de Bergerac par Edmond Rostand, est une réussite du genre. Ingénieux, maîtrisé, passionnant, le film réussit sur presque tous les plans, et donne même l'envie de (re)plonger dans l’œuvre littéraire d'origine.

L’Ange de Luis Ortega : Affreux, beau et méchant

Carlos Eduardo Roberto Puch, est le serial killer le plus célèbre d'Argentine. Arrêté en 1972 alors qu'il a à peine 20 ans, il est condamné à perpétuité pour onze meurtres, deux viols, et dix-sept agressions. Peine qu'il continue toujours de purger dans une prison de haute sécurité. L'Ange, le premier film du réalisateur argentin Luis Ortega lui est librement consacré.

Border de Ali Abbasi, trolls sans frontières

Adaptant une nouvelle de John Ajvide Lindqvist, Ali Abbasi nous emmène avec Border à la frontière entre le monstre et l'humain au sein d'une fable sur l'acceptation et la différence, tout en ancrant son film dans un réalisme sordide. Un véritable film frontière.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.