Critiques films

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

An Elephant Sitting Still de Hu Bo : Un spleen touché par la grâce

L’œuvre de Hu Bo est un des moments cinématographiques importants de l’année 2019. C’est indéniable. An Elephant Sitting Still est un bloc de cinéma mouvant et ténébreux, qui suit le destin de 4 personnes portant sur leurs épaules les stigmates d’une Chine à la misère sociale ravageuse. Une montagne de spleen inoubliable.

L’heure de la sortie, quand le cinéma de genre français ennuie

Alors que le cinéma de genre vivait de beaux jours en France, L'heure de la sortie s'inscrit en contre courant de ces réussites et propose un thriller écologique trop plat pour rendre son message efficace.

Premières Vacances, la comédie rafraîchissante de ce début d’année

Jonathan Cohen et Camille Chamoux partent en vacances pour le premier long métrage de Patrick Cassir qui s'avère être une comédie moderne et agréable.

Asako I et II de Ryusuke Hamaguchi : le souvenir du premier amour

Alors qu’elle vient tout juste de commencer, l’année 2019 nous offre avec délicatesse, Asako de Ryusuke Hamaguchi. Une œuvre, touchante et fine sur le poids du premier amour et sur la définition même d’aimer quelqu’un à travers le temps.

Bienvenue à Marwen, l’imaginarium du Docteur Zemeckis

Avec Bienvenue à Marwen, Robert Zemeckis nous conte à nouveau une histoire extraordinaire en ayant recours à des moyens qui le sont tout autant. Le cinéaste donne vie à l'imaginaire de Mark Hogancamp au travers d'une utilisation très fluide du motion capture, et donne lieu à un film à la fois touchant et inventif.

Le Retour de Mary Poppins, ou l’internationale des allumeurs de réverbères

Malgré ses velléités commerciales qui ne surprendront personnes, Le retour de Mary Poppins offre tout de même une bonne dose de magie, parfaite pour cette fin d'année. Mais ce qui le démarque des autres blockbuster, c'est l'étonnant discours social qui surgit derrière les images fantastique et les chansons entrainantes. Comme si le grand Capital venait de se planter le parapluie dans le pieds...

Critique du film Wildlife de Paul Dano

Quand Paul Dano passe derrière la caméra avec son premier film Wildlife, c'est avec la même sensibilité et la même précision qui ont incité les plus grands cinéastes à tourner avec lui...

Aquaman, un plongeon kitsch et spectaculaire

Pour tenter de sauver son univers cinématographique, DC sort Aquaman du fond des océans pour le meilleur et pour le pire. D'un côté, James Wan signe une épopée de fantasy terriblement ambitieuse et impressionnante. De l'autre, Aquaman nage dans un océan de ringardise et de kitsch dont seules les abysses ont le secret. Exploration sous marine d'un long-métrage entre deux eaux.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

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Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.