Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Bohemian Rhapsody est enfin sorti. Le biopic de Bryan Singer, consacré autant à Queen qu'à la figure emblématique de Freddie Mercury, donne l'occasion de s'interroger sur ce genre si particulier et non moins populaire qui reste avant tout du cinéma. Un film qui ravira les fans, apprendra aux moins fans, et émerveillera tout amateur de musique.
En Liberté ! de Pierre Salvadori, avec entre autres Adèle Haenel et Pio Marmai, sort ce 31 octobre 2018 au cinéma. L'occasion de revenir sur ce qui nous fait rire au cinéma.
On le croyait fini, au fond du trou avec des DTV miteux portés par Nicolas Cage ou un The Canyons balbutiant. Pourtant First Reformed signe le retour en grâce de Paul Schrader. L'exercice stylistique minimaliste et froid du film est proportionnel à la rage intériorisée de ce prêtre perdant peu à peu la foi en une humanité abjecte, aveugle sur son avenir pessimiste.
McQuarrie sort les Mission Impossible du terrain du « moi » pour placer la franchise sur le terrain du « nous ». Le cinéaste rend ainsi Ethan Hunt au monde dans lequel il a un rôle à jouer et Cruise à la fonction qu’il tient aujourd’hui : celui d’une locomotive inoxydable qui performe pour la gloire de son médium et, surtout pour le public qui vient le voir.
Blood Simple ressort en salles mercredi 25 juillet. Un film qui pose déjà les fondations de tout le cinéma des frères Coen, s'inscrivant directement dans la mythologie américaine : le film noir américain, la vision d'une certaine Americana, ainsi qu'un certain style ironique et grinçant.
Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney s'accordent pour proposer un des meilleurs films de cette fin d'année. Par la beauté des mots, de l'art et des plans d'Eric Barbier, La promesse de l'aube séduit.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.