PositionRédacteur LeMagduCiné
Inscrit16 octobre 2017
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Guerre il y a dans Generation Kill, mais très peu de contacts directs. Confinée dans des véhicules blindés sillonnant les parties plus ou moins accueillantes du pays, l’unité dépeinte semble constamment séparée du terrain par une frontière infranchissable. Y compris lors des échanges de feu nourri, où deux territoires (l’Irak, les soldats U.S) semblent entrer en collision sans jamais former un terrain d’affrontement à proprement dit.  Ce n’est pas des mondes qui se confrontent, mais deux dimensions parallèles qui se frottent : tout semble s’opérer par interface interposée. Même les morts (et les bavures), pourtant l’inévitable corollaire de la guerre, se trouvent d’abord déréalisés par le dispositif.
4.5
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Sous ses airs de commande boostée par un projet de mise en scène, Gemini Man aligne toutes ses planètes sur le même curseur. Ainsi l’argument du double numérique, loin de constituer un simple produit d’appel, permet justement de construire l’identification au héros sur une base qui n’est plus seulement celle de l’empathie, mais de l’expérience. Bienvenue dans l'ère du spectateur-acteur, mais en 3D HFR exclusivement.
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Les films de Tony Scott sont des œuvres conscientes de leur public et du dialogue mené avec lui. Comme si à chaque film, il déclarait sa flamme par procuration à son propre outil de travail et rendait hommage au rôle joué par le spectateur dans son fonctionnement.
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C’est bien Tony Scott qui a posé les bases qui allaient constituer la problématique du cinéma d’action actuel , à l’heure où le poste de contrôle à autant d’importance que le terrain d'affrontement. Tout ce qui est tombé dans le langage commun suite aux films de Paul Greengrass était déjà présent et développé dans son cinéma.
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Le cinéma, c’est aussi l’équilibre délicat consistant à saisir les émotions de ses personnages sans en faire le théâtre de son ego. A ce titre, la force de Tony Scott proviendra notamment de cette capacité à communiquer visuellement ce que ses protagonistes se font un point d’honneur à ne pas dire.
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Tony Scott n’a eu de cesse de questionner son statut d'esthète pour trouver sa vocation de storyteller  dans les détails de sa méthode. L'éloquence avec laquelle il manipulait les outils d’expression de son médium pour porter sa vocation narrative à sa quintessence ne s’est (presque) jamais démentie.
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Tony Scott était un cinéaste de l’âge d’or de Hollywood, dont l’estime de soi serait restée imperméable à la théorie des auteurs et aux révolutions des 60-70's. Un artisan qui prenait du temps à faire le produit et demander plus cher que le voisin, mais mettait son honneur dans le résultat final.
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Sur le papier, Anna a tout du projet « safe », monté spécialement pour remettre une pièce dans la machine Luc Besson. A l’écran, ça ressemble un adulte de 60 ans qui ressort son vieux t-shirt des Spice Girls pour être invité aux soirées pyjama de la petite nièce de Rose McGowan.
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Je suis le loup dans cette bergerie géante qu’est le monde. Je suis le renard dont les poules guettent la silhouette d’un œil inquiet dans l’entrebâillement de leur poulailler. Je suis le croque-mitaine qui empêche les marmots de dormir et l’hypothèse probable d’une mort prématurée pour tous ceux qui croisent mon chemin. Putain, mais qu’est ce que c’est bon d’être moi. Simon Phoenix, pour vous desservir.