Guillaume Meral

"Titulaire d'un master en filmologie et actuellement en doctorat, Guillaume a déjà travaillé pour quelques médias avant de rejoindre l'équipe. Fan de James Cameron et George Miller, dévot de Michael Mann et Tsui Hark, groupie de John Woo et John Carpenter, il assure néanmoins conserver son objectivité critique en toutes circonstances, particulièrement pour les films qu'il n'aime pas (en gros: La Nouvelle-Vague, les Marvel et Denis Villeneuve). Il aime les phrases (trop) longues, la douceur sémantique de Booba et Kaaris, et le whisky sans coca"

Arras Film Festival, 25ème édition : Ça ne fait que commencer

L’Arras Film Festival célèbre un quart de siècle avec une sélection exceptionnelle. Parmi les temps forts, des œuvres marquantes comme Jouer avec le feu, Le choix du pianiste, ou encore Julie se tait, qui explorent les nouvelles frontières du cinéma. Des récits puissants comme Un Ours dans le Jura et The Gardener’s Year réinventent les genres, tandis que Dwelling Among The Gods et Little Jaffna invitent à des réflexions intimes et universelles. Une édition qui confirme que le cinéma reste un espace essentiel de rêves et de résistance collective.

Arras Film Festival, 25ème édition : le monde est stone

Le monde va mal, et le cinéma peut-il y faire quelque chose ? À la 25e édition de l’Arras Film Festival, des films comme "Jouer avec le Feu", "Le Quatrième Mur" et "U Are the Universe" explorent cette question. Entre fractures sociales, quête de sens et luttes personnelles, le festival offre une sélection engagée qui interpelle.

Arras Film Festival, 25ème édition : Partir un jour, sans retour

Et si résister, c’était chercher autre chose pour se trouver ailleurs ? Les films de cette 25ème édition de l’Arras Film Festival rappellent l’homme à ses racines nomades au travers de personnages qui payent au prix fort leur besoin de changer d’air.

Arras Film Festival, 25ème édition : Résister pour exister autrement

La 25ᵉ édition de l'Arras Film Festival célèbre le cinéma comme un outil de résistance et d'émancipation. Du western revisité à la chronique sociale teintée d'humour noir, les films explorent des voies alternatives face aux crises contemporaines. Avec "Un ours dans le Jura", Franck Dubosc surprend en livrant une fable sociale percutante, tandis que Jiri Havelka et Jacques Otmezguine interrogent, chacun à leur manière, la résilience humaine.

Arras Film Festival, 25ème édition, jour 2 : Le monde ne suffit pas

La 25e édition de l'Arras Film Festival commence véritablement aujourd’hui. Première journée pleine en termes de projection, premier jour du chapiteau, et première salve d’interviews pour votre serviteur. Et des films qui, encore et toujours, expriment le besoin d’écarter le spectateur de sa zone de confort pour métaboliser à l’écran des mondes ne faisant pas forcément partie de sa réalité.

Arras Film Festival : Départ en tambours et trompettes

La 25ème déjà. Les raisons de faire la fête ne manquent pas à l’Arras Film Festival, mais le passage d’un cap symbolique donne toujours un parfum d’impatience supplémentaire aux retrouvailles annuelles avec la manifestation. Et à en croire le nombre de séances déjà complètes avant même le coup d’envoi, la fièvre des salles obscures n’est pas près de s’estomper dans l’arrageois.

Justice sauvage : il ne peut en rester qu’un

Il n'y a sans doute qu'une petite élite de cinéphiles capable de comprendre ce que représente "Justice sauvage" dans l'histoire du cinéma. Ce que Michel-Ange a fait pour la peinture et Beethoven pour la musique, le film de John Flynn l'a fait pour le "vigilante flick" qui tire entre les deux yeux et tape dans les valseuses des sauvageons qui bavent leur dernier souffle devant la porte fermée du paradis. "Do you feel lucky, punk ?", demandait ce bon vieux Harry Calahan. Steven Seagal, lui, ne s'embarrasse même plus de la question. Bienvenue dans les années 90, celles qui portent le catogan, le béret de Stallone dans Demolition Man, et chantent la mélodie des os brisés.

Barbershop : une saga américaine

Le cinéma d’importance culturelle génère-t-il forcément des films cinématographiquement importants ? Dans un monde où les questions esthétiques resteraient parfaitement imperméables au monde qui les entoure, et où le cœur n’auraient d’autres raisons que celles que la raison n’ignorerait point, peut-être. Auquel cas, la trilogie "Barbershop" n’aurait certainement pas voix au chapitre dans cette conversation. Ce qui, sans représenter une perte pour les Beaux-Arts, créerait un certain vide dans la culture pop de ces 20 dernières années.

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Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

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