Guillaume Meral

"Titulaire d'un master en filmologie et actuellement en doctorat, Guillaume a déjà travaillé pour quelques médias avant de rejoindre l'équipe. Fan de James Cameron et George Miller, dévot de Michael Mann et Tsui Hark, groupie de John Woo et John Carpenter, il assure néanmoins conserver son objectivité critique en toutes circonstances, particulièrement pour les films qu'il n'aime pas (en gros: La Nouvelle-Vague, les Marvel et Denis Villeneuve). Il aime les phrases (trop) longues, la douceur sémantique de Booba et Kaaris, et le whisky sans coca"

Interview Jérémie Périn pour Mars Express

Je voulais que Mars Express soit populaire, tout en étant ambitieux. Je voulais quand même m’adresser à l’intelligence des spectateurs, et rester exigeant. C’est vrai qu’il y a plein de raccourcis dans le film, mais il y a aussi plein de choses qui sont pas expliquées dans le dialogue et qui sont comme pris sur le vif de ce monde sans explications. Donc il y a un travail demandé aux spectateurs et au spectatrice de s’intéresser à cet univers et de le décrypter. 

Arras Film Festival 2023 : Le cinéma le poing levé

C’est la leçon que l’on retiendra de cette édition 2023 l’Arras Film Festival : l’important c’est de se battre. Toujours tout le temps, sans discontinuer, le poing levé et en chantant à tue-tête. Dans la vie, comme au cinéma.

Arras Film Festival 2023 : À la croisée des chemins

À L’Arras Film Festival 2023, le nouveau monde ne tape pas à la porte de l’ancien : il entre et pose ses valises à l’intérieur sans y avoir été invité. Avec les conséquences que l’on imagine quand la cohabitation repose sur un consensus trop fragile et précaire pour ne pas exploser aux premiers soubresauts.

Interview Rudy Milstein pour Je ne suis pas un héros

Je ne suis pas un héros est un premier film qui a l’ambition et le cœur au bon endroit et la maitrise d’un réalisateur déjà rôdé.

Arras Film Festival 2023 : Le combat continue

Le message est clair pour cette 24ème édition de l’Arras Film Festival : la lutte est une condition sine qua non de l’existence. Il faut se battre, devant et derrière la caméra, contre le cynisme d’un système qui entretient l’apathie devant l’inacceptable et pour les perdants du grand désordre mondial. Les causes justes sont celles qui valent la peine de monter au créneau. Et les films de cet AFF ont tendance à ne pas le faire à moitié.

Arras Film Festival : interview Léa Todorov pour La Nouvelle Femme

La Nouvelle Femme reste portée par la grâce de ses apartés, et parvient à l’essentiel : créer un lien sensible, sensitif, et durable entre nous et ces enfants qui se montrent tels qu'ils sont pour mieux sortir d’eux-mêmes. Comme des acteurs donc. Au fond, le véritable apprentissage du film, c’est le nôtre: La Nouvelle Femme accouche d'un spectateur un peu différent, et c'est sans doute la plus belle victoire du film.

Arras Film Festival, Jour 2 : Extension du domaine de la lutte

« Le combat est dans la nature humaine, la victoire où la défaite est entre les mains des dieux » : le dernier plan de Backwards ouvre une porte de sortie vers une tranquillité tant espérée, mais pourtant la suite ne laisse aucun doute. La guerre du quotidien au cinéma change les hommes et les femmes, ici pour le meilleur. Une vie de combats, au sens propre.

Arras Film Festival, jour 1 : Une affaire d’honneur de Vincent Perez

L'Arras Film Festival ouvre ses portes ce soir, dans une ambiance qui ne prête pas forcément à la fête. La plaie ouverte par l'attentat qui a frappé la ville très récemment est toujours à vif, et le deuil de ses habitants est encore frais. Quand la réalité vous impose sa sordide réalité, on se demande à quoi bon imprimer sa légende sur grand-écran. Ça tombe bien, le film d'ouverture, Une affaire D'honneur, nous fournit une piste de réponse.

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