Guillaume Meral

"Titulaire d'un master en filmologie et actuellement en doctorat, Guillaume a déjà travaillé pour quelques médias avant de rejoindre l'équipe. Fan de James Cameron et George Miller, dévot de Michael Mann et Tsui Hark, groupie de John Woo et John Carpenter, il assure néanmoins conserver son objectivité critique en toutes circonstances, particulièrement pour les films qu'il n'aime pas (en gros: La Nouvelle-Vague, les Marvel et Denis Villeneuve). Il aime les phrases (trop) longues, la douceur sémantique de Booba et Kaaris, et le whisky sans coca"

Frederick Wiseman, à l’écoute : Parole(s) de cinéma

Frédérick Wiseman, à l'écoute, ou la plongée dans la méthode de travail de l'un des plus éminents réalisateurs de documentaires américain, qui administre une véritable leçon de cinéma et s'attaque aux idées reçues concernant son domaine d'exercice.

Un jour mon prince : Il était une fois… pas comme les autres

Avec Un jour mon prince, Flavia Coste réussit un premier film iconoclaste dans lequel l'univers du conte de fées et la réalité se télescopent pour aboutir à la quête initiatique de deux fées aussi attachantes que hautes en couleurs.

Police Fédérale Los Angeles : Friedkin fait peau neuve chez Carlotta

Film emblématique de son auteur, Police Fédérale Los Angeles sort dans une édition superbe signée Carlotta, qui met en valeur le charme vénéneux de ce polar emblématique des années 80.

Le Grand jeu : Aaron Sorkin joue cartes sur table

Avec Le grand jeu, le génial scénariste Aaron Sorkin passe derrière la caméra pour mieux parler de lui. Davantage intéressé par Molly Bloom que par son parcours, Le grand Jeu rattrape ses scories par une Jessica Chastain extraordinaire et un dispositif stimulant à défaut d'être pleinement abouti.

Obsessions, un Julien Duvivier trois en un

Julien Duvivier s'approprie le film à sketches comme un terrain de jeu protéiforme sur lequel il déploie des trésors d'imagination formel, même s'il ne semble pas manifester plus d'intérêt que cela pour le propos. Un exercice de style de haute volée.

Les sept samourais : Kurosawa passe sur le billard numérique

Les sept samouraïs ressort en DVD/ Blu Ray dans une édition qui utilise le support de la HD pour essayer de dissimuler les rides du film d'Akira Kurosawa plutôt que de les sublimer, et ce sans ajouter de suppléments nouveaux susceptibles de justifier l'achat. On a le droit de passer son tour.

We Blew It, l’épilogue américain de J-B Thoret : critique

Jean-Baptiste Thoret réalise un road movie dans l Amérique contemporaine pour regarder l utopie des années 60-70 droit dans les yeux.

Kingdom ferme son royaume

Kingdom épure le médium télévisuel pour ne conserver que l'essentiel : les interactions cabossées de personnages qui évoluent sur le fil du rasoir. La série créée par Byron Balasco découpe des tranches de vie qui exhalent l'urgence et le souffre.

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Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.