Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

Taxi Blues, l’URSS de la perestroïka vue par Pavel Lounguine

Premier film réalisé par Pavel Lounguine, Taxi Blues est un portrait contrasté, nuancé et passionnant, d’une Union Soviétique en transition, entre espoir d’une libération et crainte d’une perte de repères.

Petits frères de Jacques Doillon : chacun cherche son chien

Petits frères se nourrit de rap et de colère, d’une envie de tout envoyer valser. Mais il se nourrit aussi et surtout d’enfance et d’une quête effrénée pour « trouver sa place ».  C’est un monde qui se dessine avec ses codes et ses ambivalences, ses désirs et ses erreurs. Au milieu de tout ça, une gamine cherche son chien et, au-delà, sa famille d’adoption.

Zelig (1983), de Woody Allen : fou rire en noir et blanc

Zelig est une rencontre au sommet entre une ambition technique à peu près inégalée dans la carrière d’Allen et une écriture affutée comme jamais, à la fois drôle et d’une finesse rare. S’il ne fallait retenir qu’une poignée de films illustrant l’apport inestimable du metteur en scène de 85 ans au septième art, celui-ci mériterait assurément sa place.

Edvard Munch, de Peter Watkins : la danse de la mort

La vie du peintre Edvard Munch vue par le fantasque documentariste Peter Watkins. Un portrait au long cours entre vraie biographie, faux documentaire et charge libertaire.

Sans un bruit (2018), le muet au temps du cinéma d’horreur

John Krasinski remet pour la troisième fois sa casquette de réalisateur et relance avec brio le genre horrifique, sans craindre de surprendre son spectateur dès les premières minutes du film.

Soleil Trompeur, de Nikita Mikhalkov : l’amour au temps des Purges

Primé à Cannes en 1994, Oscar du meilleur film étranger en 1995, Soleil Trompeur est le sommet de la carrière internationale de Nikita Mikhalkov. Un récit qui fait référence aux grandes purges staliniennes de la fin des années 30, mais en abordant l’histoire sous un angle particulier.

L’Homme qui voulut être roi, de John Huston (1975) : l’âge d’or de l’Empire britannique

Le film, qui vaudra au cinéaste un nouveau triomphe bien mérité, est un formidable récit d’aventures qui nous ramène au temps du Raj britannique, sans la couche de moraline invariablement appliquée de nos jours à l’histoire coloniale. Le casting en or est dominé par l’irrésistible duo Sean Connery-Michael Caine, les comédiens incarnant des hommes à la morale douteuse mais dont l’audace permet de réaliser leurs rêves les plus fous, dans une contrée de tous les possibles.

Trois sublimes canailles, de John Ford

Il ne faut pas manquer la rencontre avec ces Trois sublimes canailles, dans un western qui conjugue tous les ingrédients du cinéma de John Ford : humour, humanité et grands espaces.

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À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.