Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

Dersou Ouzala (1975), d’Akira Kurosawa : le chef-d’œuvre méconnu

Après une descente aux enfers entre 1965 et 1975, dans un contexte de transformation de l’industrie cinématographique nippone, Dersou Ouzala, une coproduction soviéto-japonaise, permit de relancer la carrière d'Akira Kurosawa. Le film poussa le metteur en scène à changer d’air et de méthodes en s’en allant tourner dans la taïga sibérienne, à plus de 60 ans. Ce récit humaniste, aujourd’hui quelque peu oublié, est une merveille tout à fait atypique dans le parcours du maître. Il mériterait pourtant de figurer non loin des grands classiques dont ce dernier nous gratifia.

Desert Hearts de Donna Deitch : rendre l’amour possible

Si Donna Deitch avait une sœur de cinéma contemporaine, ce serait Céline Sciamma. En effet, comme la réalisatrice de Portrait de la jeune file en feu, celle de Desert Hearts filme un amour interdit qu'elle rend possible. Un amour qui s'écrit sous nos yeux, un amour qui sera celui du souvenir ou de l'avenir, rien n'est déterminé à l'avance. Une première pour un film comme Desert Hearts, sorti en 1985.

La Fête à Henriette, de Julien Duvivier : la fête du cinéma !

La fête à Henriette c'est d'abord la fête du cinéma : des clins d'oeil aux films d'avant-guerre, des dialogues savoureux et un scénario malin écrit à quatre mains : Jeanson/Duvivier et leurs alter ego de fiction.

Beauté volée (Stealing Beauty) de Bernardo Bertolucci : la vraie vie, belle et impitoyable

Beauté volée (1996), c'est l'histoire d'une adolescente qui respire la jeunesse et la beauté (la jeune Liv Tyler très touchante) qui arrive en Toscane dans la résidence d'un artiste pour y passer l'été. Tout est prétexte à enchanter le spectateur avide d'art : les peintures sur les murs, les sculptures d'argile qui jalonnent le terrain, les décors italiens, jusqu'aux sujets de conversation... Et pourtant, derrière cette apparence de légèreté, la vie continue de se jouer, impitoyable.

Nosferatu, fantôme de la nuit, de Werner Herzog (1979) : une ode à l’amour, aux ténèbres et au pouvoir du mythe

A travers ce remake, Werner Herzog nous offre une véritable déclaration d’amour, non seulement au long-métrage muet de Murnau, mais aussi et surtout au romantisme allemand. Nosferatu n’est pas un film d’horreur. C’est une expérience à la fois poétique et émotionnelle d’une puissance prodigieuse, qui convoque par sa forme unique le tragique de l’amour et la splendeur de la mort.

Les Aventuriers du Lucky Lady : la sérénade à trois vue par Stanley Donen

En 1930, une chanteuse de cabaret et deux compagnons se lancent dans le transport illégal de l’alcool, du Mexique jusqu’en Californie, à bord d’un petit voilier, le Lucky Lady. Stanley Donen nous plonge dans l’Amérique de la Prohibition et signe une comédie d’aventures aux accents vaudevillesques sortie en 1975. Une œuvre méconnue pastichant le film de gangsters, portée par la pétillante Liza Minnelli, le séduisant Burt Reynolds et l’immense Gene Hackman.

L’Extravagant Mr. Deeds (1936) : Back to nature

Dans une mise en scène simple et élégante, Frank Capra démontre qu’il est l'un des plus grands conteurs d'Hollywood en magnifiant l'amour et les valeurs humaines. L'extravagant Mr Deeds, un chef-d'oeuvre d'humanisme.

L’Exorciste 2 : L’Hérétique, de John Boorman : dominer le Mal

Film incompris et donc largement sous-estimé, L'Exorciste 2 : L'Hérétique est une oeuvre intelligente sur la rédemption. Usant de symboles (la nuée de criquets, l'Afrique) et s'éloignant nettement du film original de Friedkin, le cinéaste britannique John Boorman signe un film dense, qui peut paraître déroutant.

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