Serge Théloma

Taking Off, de Milos Forman

Ne serait-ce que pour une scène culte irrésistiblement drôle, il ne faut pas manquer cette comédie grinçante et libertaire de Milos Forman.

Pacifiction : tourments sur les îles, d’Albert Serra

Un immense plaisir de suivre les pérégrinations du haut-commissaire De Roller (Magimel césarisé pour ce rôle) en quête de vérité sur l'île de Tahiti. Un grand film hypnotique et politique signé Albert Serra.

Hyènes, de Djibril Diop Mambety

Il faut découvrir ou redécouvrir ce film du réalisateur Sénégalais Djibril Diop Mambety sorti en 1992. Fable et western, drôle et tragique, le film nous fait suivre le chemin de croix du pauvre Draman, condamné à mort par son ancienne maîtresse devenue richissime.

To Kill the Beast, d’Agustina San Martin : tuer la bête qui est en soi

Film sensitif, film mystérieux et opaque, à l'image de la jungle qui sert de décor, le premier film d'Agustina San Martin est un beau portrait : celui d'une jeune femme en quête de vérité et de désir.

La Loi du scalp, de Lesley Selander

Excellent western que cette pépite très peu connue. L'histoire d'une petite unité de soldats qui se décompose au fur et à mesure de sa progression dans la Vallée de la mort. Edité en DVD par Sidonis-Calysta

Any Day Now, de Hamy Ramezan : des Iraniens en Finlande

Joli film que ce Any Day Now, chronique d'une famille iranienne qui repart à zéro en Finlande. Un film autobiographique résolument positif qui s'appuie sur des personnages attachants et sur des paysages scandinaves magnifiques.

EO, de Jerzy Skolimowski : l’odyssée d’un âne aux pays des fous

L'odyssée de l'âne Eo au pays des humains devenus fous ne vous laissera pas indifférent. Film sombre dans son propos et audacieux dans sa forme, c'est le premier film de Jerzy Sokolowski depuis plus de sept ans. A ne pas manquer.

Leila et ses frères, de Saeed Roustaee

Si la première heure de Leila et ses frères n'est pas des plus faciles, une fois les personnages et les enjeux posés, la deuxième partie du film est captivante. Du grand cinéma.

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.