As Bestas, le dernier Sorogoyen, nous offre un thriller aux airs de western au fin fond des montagnes de Galicie. Servi par une interprétation irréprochable et un sens de la mise en scène exceptionnel, c'est un des films à ne pas manquer cet été.
Superbe confrontation entre un père et ses deux fils, le Salaire de la violence n'est pas qu'un western psychologique, c'est aussi film superbement construit et photographié.
Revoir Apocalypse Now c'est se laisser happer par la poésie noire du film de Coppola comme on se laisse prendre par les vers de Rimbaud dans le Bateau ivre.
Superbe mélo taïwanais des années 70, Exécution en automne est à découvrir dès le 7 juillet 2022 dans une version DVD/Blu ray entièrement restaurée (Carlotta).
Il faut venir se perdre dans la forêt costaricaine pour découvrir ce personnage fascinant qu'est Clara Sola. Un premier film sensuel et sensitif. Une ode à la nature et à la liberté d'être soi.
Âmes sensibles s'abstenir ! Pour les autres, embarquez à bord d'une petite voiture en compagnie de trois malfrats impitoyables et de leurs otages. Les Chiens enragés est un thriller nerveux signé Mario Bava (1974) et réédité par Sidonis en DVD/Blu-ray.
Dementia dont on retrouve un extrait dans The Blob mérite le détour. Un film halluciné et hallucinatoire qui entraine le spectateur dans une virée nocturne où rien ne se passera comme prévu. Du Mulholland Drive avant l'heure.
Pas souvent que l'île de Malte apparait au cinéma. C'est le décor choisi par Alex Camilleri, lui-même d'origine maltaise, pour son premier film : l'histoire d'un jeune pêcheur pris dans les filets de la réglementation européenne. Un thriller social à la Ken Loach.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.