Serge Théloma

Walkabout, de Nicolas Roeg en DVD/Blu-ray

Il faut voir cette curiosité des années 70 qu'est le premier film de Nicolas Roeg : Walkabout ou le road-trip de trois adolescents dans le bush australien. L'occasion de découvrir David Gulpilil, rare acteur de culture aborigène à avoir percé au cinéma.

Les Guêpes sont là, de Dharmasena Pathiraja

Une rareté que ce drame sentimental sri lankais. Un superbe film en noir et blanc qui a bénéficié d'une restauration exceptionnelle. Une réédition chez Carlotta à ne pas manquer.

Temps sans pitié, de Joseph Losey

Superbe film noir de Joseph Losey, Temps sans pitié raconte la course contre d'un père pour sauver son fils de la potence. Avec Michael Redgrave dans le rôle du père et un Leo McKern mémorable dans celui du méchant.

Journal intime, de Nanni Moretti

Nanni Moretti nous invite à une triple balade dans ce film atypique. A vespa dans les rues de Rome, en bateau du côté des Îles Eoliennes et de médecin en médecin dans une course contre la maladie. Un regard sensible souvent ironique et une belle déclaration d'amour à la vie.

Winchester 73, d’Anthony Mann

Attaques indiennes ou scènes de saloon, concours de tir et duel final, tous les ingrédients du western sont réunis dans ce grand classique, Winchester 73, dont la véritable star est une carabine d'exception, objet de toutes les convoitises.

Fort Massacre, de Joseph M. Newman en DVD/Blu Ray chez Sidonis

Tourné en extérieurs, Fort Massacre rappelle les grands westerns de Ford mais avec un scénario particulièrement sombre. Joël McCrea, John Russell et Forrest Tucker y composent un casting de choix.

What Keeps You Alive, de Colin Minihan

Tout commence comme un film d'horreur classique avant de prendre une tournure inattendue. Un survival efficace porté par deux actrices convaincantes.

A l’abordage, de Guillaume Brac

Un bien joli conte d'été que ce film de Guillaume Brac. Une parenthèse estivale au coeur du Vercors pour un marivaudage qui n'a de léger que les apparences. Derrière les amours contrariés de Roméo/Félix et Juliette/Alma, un portrait d'une jeunesse qui se cherche.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.