Soyez en forme si vous voulez embarquer dans le nouveau délire de Kirill Serebrennikov : virées nocturnes et nuits d'ivresse pour un scénario qui mêle indistinctement réalité et fantasmatique.
Le Mad Max de George Miller n'était pas encore sorti en 1975 que paraissait ce film post-apocalyptique déjanté comptant les tribulations d'un héros libidineux accompagné d'un chien télépathe et philosophe.
Une pépite du cinéma québecois : l'histoire de Mikuan, une jeune indienne de la réserve des Sept îles, au nord de Montréal, qui aspire à s’affranchir de sa communauté sans pour autant renier son identité. A découvrir.
Rimini a eu la bonne idée de rééditer Trois heures, l'heure du crime de Phil Joanou, l'occasion de revoir ou découvrir ce teen movie déjanté truffé de clins d’œils cinématographiques.
Reprenant à la fois les codes du film d'horreur et ceux des youtubeurs spécialistes de l'urbex, Bustillo et Maury signent un film immersif superbement réalisé mais dont le scénar s'essouffle hélas dans le dernier quart d'heure.
Un western certes, avec ses cow-boys, ses indiens et ses feux de camps, mais un western atypique où Clark Gable et Jane Russell cabotinent comme dans une comédie de mœurs. A découvrir.
Petit bijou de cinéma, divertissant pour les yeux et plaisant à l'oreille, Down by law peut se lire comme une fable dédiée au pouvoir du langage. Avec un casting parfait : Roberto Benigni, Tom Waits et John Lurie, les deux derniers signant par ailleurs la bande originale.
Vous ne connaissez pas le roman de Pierre Louÿs ? qu'à cela ne tienne, venez découvrir la première adaptation qui en fut faite, celle de 1929 signée Jacques de Baroncelli avec Conchita Montenegro en danseuse de flamenco incandescente.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.