Serge Théloma

After Dark, My Sweet de James Foley : quelques nuances de noir

Un film noir mais sous le ciel bleu de Californie ! En transposant le roman de Jim Thompson loin des clichés du genre, James Foley signe un film singulier qui ne laisse pas indifférent. Avec Jason Patric et Rachel Ward pour la touche sensuelle.

Edvard Munch, de Peter Watkins : la danse de la mort

La vie du peintre Edvard Munch vue par le fantasque documentariste Peter Watkins. Un portrait au long cours entre vraie biographie, faux documentaire et charge libertaire.

Napoléon, la destinée et la mort, de Mathieu Schwartz

Que vous connaissiez par cœur la vie de Napoléon 1er ou que vous en ignoriez tout, laissez-vous tenter par ce film agrémenté de commentaires d'historiens : un portrait en creux intéressant et des passages animés (capture motion) du plus bel effet.

Trois sublimes canailles, de John Ford

Il ne faut pas manquer la rencontre avec ces Trois sublimes canailles, dans un western qui conjugue tous les ingrédients du cinéma de John Ford : humour, humanité et grands espaces.

Matrix, des Wachowski : est-ce ainsi que les hommes rêvent ?

Le mot "rêve" est l'un des plus utilisés dans la trilogie des Matrix. Mais de quel type de rêve s'agit-il ? Celui qui permet d’échapper à la réalité ou au contraire de la contrôler ?

Les Aventures du prince Ahmed, de Lotte Reiniger

Les superbes Contes de la nuit de Michel Ocelot réalisés avec la technique du papier découpé sont un hommage aux Aventures du Prince Ahmed réalisé un siècle plus tôt. Avec cette petite merveille signée de la réalisatrice allemande Lotte Reiniger en 1926 la magie était déjà au rendez-vous.

Des pas dans le brouillard, d’Arthur Lubin

Vous aimez les atmosphères brumeuses des romans noirs britanniques, les décors somptueux des demeures victoriennes ? Laissez-vous tenter par le vénéneux scénario de Footsteps in the Fog, le thriller en costume signé Arthur Lubin, avec Stewart Granger et Jean Simmons.

Les Démons de la liberté (Brute Force), de Jules Dassin

Plus qu'un banal film de prison, Les Démons de la liberté sonne comme un réquisitoire contre la barbarie. Avec Jules Dassin à la réalisation et Burt Lancaster Hume Cronyn au casting, vous avez là un grand film noir.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.