Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

Les Raisins de la Colère, de John Ford

Que vous ayez lu ou non le chef d’œuvre de Steinbeck, embarquez sur les routes de l'Oklahoma en compagnie de Tom Joad et de sa famille. Une plongée magnifiquement mise en scène par John Ford dans la misère des années 30.

Le Sel de la terre (1954) : Miroir d’une Amérique ignorée.

Singulièrement néoréaliste, Le Sel de la terre (1954) pousse le cinéma engagé à son meilleur, en mêlant lutte des classes, conflit racial et avancées féministes.

L’Enfance d’Ivan, les rêves d’une jeunesse brisée

L'enfance d'Ivan repose sur une opposition entre rêves et réalités, opposition qui permet de mettre en évidence les potentiels de l'enfance gâchés par la Guerre. Dans un contexte de cinéma du Dégel, et quelques années après Quand passent les cigognes, rarement la guerre n'avait été présentée dans le cinéma soviétique comme une telle catastrophe, aussi bien pour des individus que pour tout un peuple.

Un chant d’amour (1950) : Charmes de la poésie délinquante

Encensé par Sartre et Cocteau, Un chant d'amour est le court métrage de Jean Genet, le révolté de la scène littéraire française. Une œuvre poétique rare et précieuse.

Peur sur la ville : Belmondo, « Dirty Harry » à la française

Avec quatre millions d’entrées au cinéma en 1975, Peur sur la ville est un des grands succès du cinéma français de sa décennie. Aujourd’hui encore, lorsque l’on mentionne la carrière de Jean-Paul Belmondo, de nombreuses images issues du film viennent en tête. Le film d’Henri Verneuil est une date importante dans le cinéma policier français.

Regain (1937), de Marcel Pagnol : l’amour pour redonner vie au monde

Regain, sorti en 1937 et réalisé par le célèbre Marcel Pagnol, est l’adaptation du roman éponyme de Jean Giono, publié quelques sept années plus tôt. C’est l’histoire d’un retour de la vie en terre désolée, et en âmes désespérées. Une adaptation d’une fidélité admirable pour un drame romantique bouleversant, à découvrir au plus vite.

L’Opérateur, de Buster Keaton : le cinéma réinventé

La scène de la piscine, celle de la guerre des gangs chinois ou du singe assistant réalisateur...autant de moments cultes à retrouver dans ce chef d’œuvre qu'est l'Opérateur.

Jardins de pierre, de Francis Ford Coppola (1987) : la mort dans l’âme

Sorti à la fin d’une décennie maudite pour Francis Ford Coppola, dont ressortent très peu de réussites, Jardins de pierre souffrit certainement d’un double contexte négatif. Le regard tragique qu’il pose sur le conflit vietnamien en plein cinéma reaganien « révisionniste », associé à la perception du public et de la critique vis-à-vis d’un cinéaste alors en pleine déroute, font de ce film une œuvre incomprise. Obscurcie par un drame personnel, celle-ci mérite pourtant d’être redécouverte.

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