Dans une mise en scène simple et élégante, Frank Capra démontre qu’il est l'un des plus grands conteurs d'Hollywood en magnifiant l'amour et les valeurs humaines. L'extravagant Mr Deeds, un chef-d'oeuvre d'humanisme.
Singulièrement néoréaliste, Le Sel de la terre (1954) pousse le cinéma engagé à son meilleur, en mêlant lutte des classes, conflit racial et avancées féministes.
Encensé par Sartre et Cocteau, Un chant d'amour est le court métrage de Jean Genet, le révolté de la scène littéraire française. Une œuvre poétique rare et précieuse.
Considéré initialement comme une simple commande propagandiste, visant à glorifier le régime de Fidel Castro, Soy Cuba s’est transformé sous la caméra de Mikhaïl Kalatozov en objet filmique vertigineux et sidérant de bout en bout. Un chef-d'œuvre !
Premier segment dite de la trilogie des appartements maudits, Répulsion est un grand film de terreur psychologique dans lequel Catherine Deneuve excelle à jouer une jeune femme frigide qui a peur du sexe. Dans la lignée du Psychose d'Alfred Hitchcock, Roman Polanski signe un film vraiment dérangeant, voire perturbant, tout en suggestions et visions oniriques.
Chronique bouleversante sur la transmission et le passage à l’âge adulte, Un temps pour vivre, un temps pour mourir signe lui aussi le passage à la maturité de son réalisateur dans l’exercice de son art.
Avec les Garçons de Fengkuei, Hou Hsiao-hsien commence à creuser une veine proustienne qui sera récurrente tout au long de son œuvre. Il nous conte avec douceur son baptême de la maturité, le tout avec une nostalgie cocasse et mélancolique. Un grand cinéaste vient de naître.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.
De Fuseli à Blake, du cabaret au studio, cet article suit la robe de The Bride! comme un organisme vivant, à la fois peau, partition et mémoire électrique.