Dans une mise en scène simple et élégante, Frank Capra démontre qu’il est l'un des plus grands conteurs d'Hollywood en magnifiant l'amour et les valeurs humaines. L'extravagant Mr Deeds, un chef-d'oeuvre d'humanisme.
Singulièrement néoréaliste, Le Sel de la terre (1954) pousse le cinéma engagé à son meilleur, en mêlant lutte des classes, conflit racial et avancées féministes.
Encensé par Sartre et Cocteau, Un chant d'amour est le court métrage de Jean Genet, le révolté de la scène littéraire française. Une œuvre poétique rare et précieuse.
Considéré initialement comme une simple commande propagandiste, visant à glorifier le régime de Fidel Castro, Soy Cuba s’est transformé sous la caméra de Mikhaïl Kalatozov en objet filmique vertigineux et sidérant de bout en bout. Un chef-d'œuvre !
Premier segment dite de la trilogie des appartements maudits, Répulsion est un grand film de terreur psychologique dans lequel Catherine Deneuve excelle à jouer une jeune femme frigide qui a peur du sexe. Dans la lignée du Psychose d'Alfred Hitchcock, Roman Polanski signe un film vraiment dérangeant, voire perturbant, tout en suggestions et visions oniriques.
Chronique bouleversante sur la transmission et le passage à l’âge adulte, Un temps pour vivre, un temps pour mourir signe lui aussi le passage à la maturité de son réalisateur dans l’exercice de son art.
Avec les Garçons de Fengkuei, Hou Hsiao-hsien commence à creuser une veine proustienne qui sera récurrente tout au long de son œuvre. Il nous conte avec douceur son baptême de la maturité, le tout avec une nostalgie cocasse et mélancolique. Un grand cinéaste vient de naître.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.