Loïc Loew

Gentleman Jim : la stratégie du météore

Troisième des sept films de Walsh avec Errol Flynn, Gentleman Jim est un condensé de spectaculaire et d’euphorie. Le cinéma hollywoodien à son meilleur !

Rétrospective Studio Ghibli : Princesse Mononoké, ou la reconquête de l’équilibre

Premier film à avoir fait connaître le nom de Miyazaki auprès d'un large public, Princesse Mononoké est un chef-d'œuvre de poésie et de philosophie, c’est une œuvre cinématographique majeure.

Lola Montès : L’ultime poème d’Ophuls

Fresque baroque extraordinaire, Lola Montès atteste, sans aucun doute, la virtuosité de Max Ophuls ainsi que le « pessimisme averti » dont il se réclamait.

3h10 pour Yuma : Les Hommes des hautes peines

Explorant superbement les possibilités du western, bousculant ses codes tout en distillant surprise et émotion, 3h10 pour Yuma nous rappelle combien le talent de Delmer Daves était immense. Un classique intemporel !

Séjour dans les monts Fuchun : L’irrésistible errance

Dans Séjour dans les monts Fuchun, le virtuose Gu Xiaogang déplie, à la manière d’un rouleau de peinture ancienne, une chronique familiale sur trois générations et quatre saisons sur fond de mutations de la Chine urbaine. Incontestablement, le grand film de ce début d’année.

Rio Bravo : L’Amérique des laissés pour conte

Grand classique du western, Rio Bravo représente également le meilleur d’Howard Hawks, en réalisant la synthèse parfaite de son approche narrative et de ses thématiques, de son humanisme et de son goût pour le grand divertissement.

Laura : Histoire d’une sombre fascination

Joyaux du film noir, Laura est le fruit d’un mariage réussi entre mystère et romance, audace artistique et justesse de l’interprétation. Un chef-d'oeuvre intemporel.

Onibaba, les tueuses : L’humanité nue

Cinéaste peu connu par chez nous, Kaneto Shindô est pourtant l’un des auteurs les plus passionnants du cinéma nippon. Il le prouve avec Onibaba, où il questionne les rapports humains à travers une expérience plastique de premier ordre.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.