Loïc Loew

Point Limite de Lumet : Au commencement était le logos

Creusant avec brio la thématique de l'apocalypse nucléaire, Point Limite impressionne notre imaginaire autant qu'il questionne notre vision de la politique. Un film majeur.

Coffret Brisseau : Trois films majeurs du cinéaste en DVD/Blu-ray

Cinéaste atypique s'il en est, Jean-Claude Brisseau a su construire l'un des univers les plus fascinants du cinéma français. Trois de ses films majeurs sont à retrouver en version restaurée.

Critique : Miss Oyu de Kenji Mizoguchi

Avant de nous délivrer ses toiles les plus célèbres, Mizoguchi affûte son art, distille émotion et empathie à travers l'image, et place la femme au cœur de son cinéma.

Critique : Les Contes de la lune vague après la pluie, de Kenji Mizoguchi

Parlant aussi bien à nos sens qu'à notre intelligence, Les Contes de la lune vague après la pluie est la représentation parfaite du cinéma de Mizoguchi, celui d'un artiste arrivé au sommet de son art.

Bonjour, de Yasujirō Ozu : Autant en emporte le vent…

Conjuguant la farce satirique avec le burlesque d'antan, le minimalisme formel avec l'observation attentive du quotidien, Yasujiro Ozu fait de Bonjour l'une de ses œuvres les plus joyeuses et décapantes de sa filmographie. En ressortie le 31 juillet.

Herbes Flottantes, le renouveau coloré de Yasujiro Ozu

Subtil condensé de poésie et d'émotions, Herbes Flottantes est le film parfait pour plonger dans le cinéma follement humaniste de Yasujiro Ozu.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.