Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

Le diable au cœur  : Les Visiteurs du soir

Célébrer la liberté de la France face au joug Nazi : il fallait oser. Marcel Carné et Jacques Prévert l'ont fait. Le film s'appelle Les Visiteurs du soir. Composée d'une fine équipe de comédiens, l'œuvre impose le genre du fantastique merveilleux au cinéma, tout en s'autorisant à être furieusement politique.

Winchester 73, d’Anthony Mann

Attaques indiennes ou scènes de saloon, concours de tir et duel final, tous les ingrédients du western sont réunis dans ce grand classique, Winchester 73, dont la véritable star est une carabine d'exception, objet de toutes les convoitises.

Revoir Les Enfants du paradis en 2021

Les Enfants du paradis est un film fondateur qui n'a cessé d'inspirer de nombreuses productions cinématographiques et télévisuelles actuelles. Avec Carné à la réalisation, Prévert au scénario et le trio Arletty, Pierre Brasseur et Jean-Louis Barrault pour la comédie, le film avait tout les ingrédients pour devenir un chef-d'œuvre du cinéma mondial.

Un tramway nommé Désir (1951) d’Elia Kazan : le masque hideux des passions humaines

Cet immense classique symbolise une transmission entre deux formes d’art, le cinéma permettant l’épanouissement d’une œuvre théâtrale, ce qui se traduisit en particulier par le jeu de Marlon Brando et Vivien Leigh, inoubliables pour les cinéphiles du monde entier. La confluence des dialogues et de la performance des comédiens en fait une œuvre intemporelle, aussi renversante et bouleversante aujourd’hui qu’il y a 70 ans.

« Two-Lane Blacktop » de Monte Hellman : de l’ombre à la lumière

Si « Two-Lane Blacktop », film de Monte Hellman, n'a pas su obtenir le succès espéré lors de sa sortie en salles en 1971, cinquante ans plus tard, le film est considéré par certains comme l'un des films cultes des années 1970.

Le Sabre du mal : l’épopée du rônin fou

Dans la lignée du film Harakiri, de Masaki Kobayashi (etécrit par le même scénariste, Shinobu Hashimoto, Le Sabre du mal est un chanbara (film de sabre japonais) présentant un personnage de rônin fou, hanté par la violence, habité par un Tatsyua Nakadaï impressionnant.

Quand Patrick Dewaere faisait sa série noire

Série noire est un uppercut cinématographique. Le genre de films qui ne laissent pas le public indemne. L'œuvre est hybride, tour à tour polar, thriller, drame policier et histoire d'amour sur fond de violence sociale et de banlieue pavillonnaire dortoir. Patrick Dewaere qui interprète le rôle principal choc et brille de son aura légendaire.

Pluie noire (1989) de Shōhei Imamura : les indésirables

Si Pluie noire marque un tournant important dans le parcours du metteur en scène, on y retrouve son attachement à des personnages en marge, qui ne trouvent pas (plus) leur place dans une communauté cruelle et insensible. Imamura poursuit ainsi, dans une forme totalement renouvelée, son entreprise de déconstruction d’une certaine image du Japon véhiculée par le cinéma classique.

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