Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

Mortelle randonnée : Je vous salue Marie

Mortelle randonnée est sûrement le thriller le plus pessimiste du cinéma français. Ceci s'explique peut-être par son histoire. En mettant en scène un détective qui se prend d'affection pour une tueuse en série, en qui il voit sa fille disparue, Claude Miller et Michel Audiard tapait dans le mille (du désespoir cinématographique). L'oeuvre, aujourd'hui culte, a pourtant longtemps souffert d'une mauvaise réputation. Ceci s'explique par le caractère volontairement art et radical du film. L'équipe technique a, en effet, composé une oeuvre unique en son genre, situé aux confins du film (très) noir et du film fantastique, le tout saupoudré d'un soupçon d'humour caustique. Un chef-d'oeuvre à (re)voir de toute urgence.

Pépé le Moko : Rock in the Casbah

Quand on pense au réalisme poétique, on entrevoit tout de suite les films de Marcel carné et Jacques Prévert à l'image des Enfants du paradis (1945) ou des Visiteurs du soir (1942). Pourtant, ces classiques ne doivent pas nous faire oublier les autres chefs-d'œuvre de ce courant cinématographique. Pépé le Moko en fait partie. La première collaboration artistique entre Julien Duvivier et Henri Jeanson mérite d'être (re)vue aujourd'hui.

« Péché mortel » de John M. Stahl, ou l’amour fou

Grand succès de l'années 1945, « Péché mortel » est un film culte qui allie un travail d'une grande précision concernant sa forme à un travail remarquable sur son propos.

Journal intime, de Nanni Moretti

Nanni Moretti nous invite à une triple balade dans ce film atypique. A vespa dans les rues de Rome, en bateau du côté des Îles Eoliennes et de médecin en médecin dans une course contre la maladie. Un regard sensible souvent ironique et une belle déclaration d'amour à la vie.

Outsiders : Coppola contre la nostalgie d’une certaine Amérique

Longtemps plongé dans l’ombre de Rusty James, film-frère tourné et sorti presque simultanément, The Outsiders est un film à re-considérer, en particulier à la lumière du nouveau montage sorti en 2005 et qui propose plus de vingt minutes supplémentaires. Francis Ford Coppola signe ici un film qui vaut beaucoup plus que le simple « vivier de futures vedettes » auquel il a longtemps été réduit, un film sombre et désabusé sur l’Amérique des années 60.

« Hors la Vie » de Maroun Baghdadi, ou les limbes de l’existence

« Hors la Vie », film de Maroun Baghdadi, reste l'un des films libanais les plus célèbres. Récipiendaire du Prix du jury à Cannes, le même prix qui fut décerné à Nadine Labaki en 2018, l'œuvre de Baghdadi est cruciale, dans son fond comme dans sa forme.

Akira Kurosawa décrit une humanité prise Entre Le Ciel et l’enfer

A travers une histoire de kidnapping et de demande de rançon, Akira Kurosawa livre un film dense et complexe, à la forte tension dramatique. A la fois enquête policière et description sociale, Entre Le Ciel et l'enfer est un des grands films du cinéaste japonais.

Le roman de Marguerite Gautier de George Cukor (1936)

La dame aux camélias de Dumas fils a été adaptée une trentaine de fois toutes oeuvres confondues (opéra, ballet, télévision,...) dont une vingtaine rien qu'au cinéma. Bien que la version de Baz Luhrmann avec Moulin Rouge semble être la plus fidèle au livre et au ballet de John Neumeier, celle-ci a toujours été décrite comme une libre (mais sublime) adaptation. C'est donc l'oeuvre de George Cukor qui va retenir toute notre attention. La raison ? Greta Garbo.

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