Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

« Hors la Vie » de Maroun Baghdadi, ou les limbes de l’existence

« Hors la Vie », film de Maroun Baghdadi, reste l'un des films libanais les plus célèbres. Récipiendaire du Prix du jury à Cannes, le même prix qui fut décerné à Nadine Labaki en 2018, l'œuvre de Baghdadi est cruciale, dans son fond comme dans sa forme.

Akira Kurosawa décrit une humanité prise Entre Le Ciel et l’enfer

A travers une histoire de kidnapping et de demande de rançon, Akira Kurosawa livre un film dense et complexe, à la forte tension dramatique. A la fois enquête policière et description sociale, Entre Le Ciel et l'enfer est un des grands films du cinéaste japonais.

Le roman de Marguerite Gautier de George Cukor (1936)

La dame aux camélias de Dumas fils a été adaptée une trentaine de fois toutes oeuvres confondues (opéra, ballet, télévision,...) dont une vingtaine rien qu'au cinéma. Bien que la version de Baz Luhrmann avec Moulin Rouge semble être la plus fidèle au livre et au ballet de John Neumeier, celle-ci a toujours été décrite comme une libre (mais sublime) adaptation. C'est donc l'oeuvre de George Cukor qui va retenir toute notre attention. La raison ? Greta Garbo.

Le diable au cœur  : Les Visiteurs du soir

Célébrer la liberté de la France face au joug Nazi : il fallait oser. Marcel Carné et Jacques Prévert l'ont fait. Le film s'appelle Les Visiteurs du soir. Composée d'une fine équipe de comédiens, l'œuvre impose le genre du fantastique merveilleux au cinéma, tout en s'autorisant à être furieusement politique.

Winchester 73, d’Anthony Mann

Attaques indiennes ou scènes de saloon, concours de tir et duel final, tous les ingrédients du western sont réunis dans ce grand classique, Winchester 73, dont la véritable star est une carabine d'exception, objet de toutes les convoitises.

Revoir Les Enfants du paradis en 2021

Les Enfants du paradis est un film fondateur qui n'a cessé d'inspirer de nombreuses productions cinématographiques et télévisuelles actuelles. Avec Carné à la réalisation, Prévert au scénario et le trio Arletty, Pierre Brasseur et Jean-Louis Barrault pour la comédie, le film avait tout les ingrédients pour devenir un chef-d'œuvre du cinéma mondial.

Un tramway nommé Désir (1951) d’Elia Kazan : le masque hideux des passions humaines

Cet immense classique symbolise une transmission entre deux formes d’art, le cinéma permettant l’épanouissement d’une œuvre théâtrale, ce qui se traduisit en particulier par le jeu de Marlon Brando et Vivien Leigh, inoubliables pour les cinéphiles du monde entier. La confluence des dialogues et de la performance des comédiens en fait une œuvre intemporelle, aussi renversante et bouleversante aujourd’hui qu’il y a 70 ans.

« Two-Lane Blacktop » de Monte Hellman : de l’ombre à la lumière

Si « Two-Lane Blacktop », film de Monte Hellman, n'a pas su obtenir le succès espéré lors de sa sortie en salles en 1971, cinquante ans plus tard, le film est considéré par certains comme l'un des films cultes des années 1970.

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