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Accueil Cinéma Films Classiques Serge Théloma·19 mai 2019·2 min de lecture·2Amarcord, de Federico Fellini : « Je me souviens… » PartagerFacebookTwitterPinterestEmail Amarcord, la chronique autobiographique de Federico Fellini signifie « Je me souviens ». Retour sur ce film à la façon du « Je me souviens » de Georges Perec. Je me souviens avoir vu Amarcord quand j’étais lycéen Je me souviens que j’avais l’âge de Titta et de ses copains Je me souviens qu’Amarcord veut dire « Je me souviens » Je me souviens de la prof de maths aux seins comme des obus Du professeur de grec à la langue bien fendue Je me souviens d’une sorcière qui figurait l’hiver Et de la Gradisca et qu’elle roulait des fesses Du rouge de sa robe et aussi de sa bouche Je me souviens du curé aux séances de confesse Et qu’il demandait sans cesse : «Est-ce que tu te touches ?» Je me souviens que mon personnage préféré était l’oncle Téo Il grimpait en haut d’un chêne «Voglio una Dona !» Je me souviens qu’Amarcord n’a ni scénario ni même de héros Si ce n’est un vieux gramophone fredonnant l’Internationale Je me souviens qu’Amarcord est un film très musical Il y des pétards et du Nino Rotta Je me souviens que Titta allait au cinéma Qu’avec la Gradisca il se prenait un râteau Je me souviens que son père n’aimait pas les fachos Qu’il piquait des colères à en bouffer son chapeau Je me souviens qu’Amarcord parlait de politique Que dans cette petite ville tout le monde ou presque était fasciste Je me souviens des brimades et de l’huile de ricin De la tête du Duce, monstrueuse et sinistre Je me souviens que les flocons de neige répondaient aux aigrettes Je me souviens de la buraliste, de ses énormes seins, Où Titta littéralement y perdait la tête Il soufflait sur les tétons et elle : «Il faut que tu les têtes !» Je me souviens du benêt et de ses 30 concubines De l’accordéoniste aveugle, du motard jamais en panne Je me souviens de Volpina la nympho du village D’un quatuor de branleurs planqués dans un garage Ou faisant des grimaces j’en passe et des meilleurs Je me souviens de Gary Cooper et d’une mini bonne sœur Qu’un garçon aimait une fille mais qu’elle n’en avait cure Je me souviens que des personnages s’adressaient au spectateur Sans savoir que ça s’appelait » briser le quatrième mur » Je me souviens du navire dans la nuit et du paon sur la neige Du taureau dans le brouillard et de la scène de clôture Je me souviens que c’était mon premier Fellini Que ça parlait d’enfance et puis du temps qui passe Je me souviens que c’était mon premier Fellini Que je n’étais même pas sûr d’avoir bien tout compris Je me souviens qu’Amarcord veut dire « Je me souviens » Je me souviens l’avoir vu quand j’étais lycéen Je me souviens que j’avais l’âge de Titta et de ses copains. Bande annonce : Amarcord de Fellini Fiche technique : Amarcord Réalisateur : Federico Fellini Scénario : Federico Fellini, Tonino Guerra Photographie : Giuseppe Rotunno Editeur : Warner Bros Société de production : F.C Produzioni Date de sortie : 13 décembre 1973 Pays : Italie Durée : 118 minutes Note des lecteurs0 Note4.5