"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.
Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.
À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.
"A Brighter Summer" Day d’Edward Yang explore une Taïwan des années 60 en pleine mutation, où une jeunesse perdue cherche sa place entre traditions éclatées et modernité importée. À travers Xiao Si’r, le film dévoile une fresque nocturne bouleversante sur l’identité, la violence sociale et les rêves fragiles d’une génération en quête d’avenir.
"The Terrorizers" d’Edward Yang explore la solitude urbaine, la création et les hasards qui relient des vies perdues dans un Taipei en pleine mutation. À travers un récit choral éclaté et une mise en scène consciente de sa propre construction, le film révèle comment de petits gestes peuvent déclencher de grandes secousses et dévoiler la fragilité des liens humains.
Dans "Taipei Story", Edward Yang observe une Taipei des années 80 en mutation, où l’amour de Chin et Lung vacille face à la modernisation. Entre mémoire, perte de repères et quête d’avenir, le film esquisse le portrait sensible d’une génération en décalage avec une ville qui avance trop vite pour ses habitants.
Film fondateur du Nouveau Cinéma taïwanais, "In Our Time" réunit quatre récits sensibles signés Edward Yang, Yi Chang, Ko I-chen et Tao Te-chen. De l’enfance à l’âge adulte, l’anthologie capte avec réalisme et poésie un Taïwan en pleine mutation, révélant une nouvelle génération de cinéastes et une manière plus intime de raconter le quotidien.
Gilead a fermé ses portes. Après six saisons de luttes, de trahisons et de révoltes silencieuses, The Handmaid’s Tale nous laisse un héritage télévisuel aussi bouleversant qu’indélébile. Mais toutes les saisons se valent-elles ? Notre classement sans concession, 100 % spoilers.
Avec la sortie d'Aquaman et le Royaume Perdu, le DC Extended Universe a pris fin après 10 ans de mauvais et déloyaux services. Annoncé à la va-vite, préparé et écrit à la va-vite, l'univers DC n'a jamais su égaler le miracle Marvel et son MCU. Désormais, c'est vers un reboot total chapeauté par James Gunn que nous nous dirigeons. Sera-t-il mieux ? En tout cas, il peut difficilement être pire... Malgré tout, quelques films valent le coup d'œil. Lesquels ?
En 2007, Nadine Labaki nous faisait découvrir Caramel. Tourné en un mois et demi, le long-métrage nous emmène dans le monde des femmes du Beyrouth des années 2000. Un univers à la fois sensuel et écrasé par le poids des traditions d'un Liban à deux vitesses. Il nous est montré par le biais d'un salon de beauté : coiffure, maquillage et, bien sûr, épilation au caramel nous servent de prétextes à découvrir le quotidien de ces femmes d'Orient.
Cannes 2011. Jodie Foster présente en hors compétition son troisième long métrage : l'histoire d'un businessman et père de famille totalement dépressif, qui trouve refuge auprès d'une marionnette ventriloque. D'abord présentée comme thérapeutique, cette mascarade parfois fumante va vite se transformer en un véritable état de détresse schizophrénique.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.