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Portrait d’une femme qui ne recule devant rien pour échapper à sa condition féminine étriquée, rattrapée par un régime aux abois, l’œuvre évite soigneusement le militantisme aveugle grâce à son intelligence et ses portraits nuancés. Égalité des sexes au sein d’une même médiocrité humaine, c’est la conclusion qu’on peut tirer d’un film qui assume son point de vue pessimiste et tranché !
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Madame Bovary est peut-être l’œuvre de littérature française la plus célèbre, et néanmoins ses adaptations cinématographiques n’ont jamais été à la hauteur de sa popularité. En 1991, Claude Chabrol tente sa chance avec dans le rôle titre, Isabelle Huppert. Malgré une volonté de rester proche du texte, le film échoue à saisir l'essence du roman, à savoir : extraire du médiocre une forme de pathétisme, et finalement de beauté.
Après un début de carrière américaine et le succès de Basic Instinct, Verhoeven s’attaque à sa passion pour la comédie musicale. Dans un Las Vegas contemporain sort le controversé Showgirls en 1995. Malgré un budget conséquent, le film est un échec au box-office. Il a d’abord été moqué par les spectateurs et considéré comme un nanar mais il regagne ses lettres de noblesses, tardivement, et s’impose comme une satire du star-system.
Entre les années 90 et 2000, le cinéma aime à mettre en scène des personnages de plus en plus déséquilibrés, qu’on pourrait qualifier de « psychopathes ». Ils sont intelligents, charmants et charmeurs, incisifs et retords. Hannibal Lecter dans le Silence des Agneaux, Patrick Bateman dans American Psycho ou John Doe dans Seven, rivalisent tous de sadisme et de créativité dans leurs crimes. Et pourtant, ce sera la méthode simple et efficace de Catherine Trammell qui fascinera les spectateurs en 1992 : un pic à glace et un charme persuasif. Un charme glacial qui paralyse les victimes comme s’il passait du venin dans leur sang…