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"Je ne donnerai pas un centime pour l'une des ces vieilles biques". voici ce que répondit Jack Warner à Robert Aldrich quand ce dernier présenta son projet de film Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?, en citant les deux actrices : Bette Davis et Joan Crawford. La série Feud revient sur cette rivalité légendaire pour mieux questionner la place de la femme cinquantenaire dans le Hollywood des années 60.
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Dans ses trois premiers films, Mia Hansen-Løve avait filmé des jeunes filles qui grandissent, frêles et fortes à la fois. Elles étaient toujours baignées d’une douce lumière et entourées de la force du fleuve Loire. Avec Eden, la voilà qui opérait une franche rupture dans sa filmographie. Une page se tournait. Ont suivi des films plus propres à son premier mouvement : L’Avenir et Maya (2018) actuellement diffusé sur Canal+. L’occasion d’un portrait de la réalisatrice en douce mélancolique qui se tourne résolument vers l’avenir.
Pour conclure notre cycle sur la représentation du Mal au cinéma, quoi de mieux que de plonger dans l’adaptation du Faust par Murnau, cette légende allemande d’abord populaire que tous les artistes, en peinture, en littérature comme en musique, se sont réappropriée pour en faire un avatar universel de cette ambivalence entre Bien et Mal qui caractérise l’homme.
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« […]Chaque fois que l’un d’eux [prisonniers de la Caverne] serait détaché, et serait contraint de se lever immédiatement, de retourner la tête, de marcher, et de regarder la lumière, à chacun de ces gestes il souffrirait, et l’éblouissement le rendrait incapable de distinguer les choses dont tout à l’heure il voyait les ombres[…] » Platon La République, Livre 7
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"Tant qu'il existera, par fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement en pleine civilisation des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci ne pourront pas être inutiles." (Préface des Misérables, Victor Hugo, Hauteville -House, 1862)
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Valse à mille temps macabre et pessimiste, Joker se danse en cercle et entoure la naissance du chaos. C’est le coming of age d’un mythe du meurtre et de la destruction, mais aussi d'un bouffon tabassé qui apprend à cracher dans la main du maître qui sangle sa souffrance.
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« What doesn't kill you makes you stranger » A chaque itération du Joker, le personnage marque les esprits. Depuis 80 ans, le mystère plane autour de son identité, ses motivations et ses origines, rendant encore plus fascinant ce vilain de la mythologie moderne. A l'occasion de la sortie de Joker, on remonte le temps pour traverser les films, les jeux-vidéos et la bande-dessinée afin de mieux comprendre ce machiavélique mais si populaire personnage.
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Céline Sciamma, une femme qui parle de filles comme sujets et non objets c’est déjà assez rare dans le cinéma actuel pourqu’on s’intéresse de près à cette cinéaste, 40 ans, réalisatrice de quatre films miraculeux sur l’identité, l’adolescence et la féminité. Quatre films donc, qui font d’elle une des réalisatrices les plus passionnantes du paysage cinématographie français contemporain. Du premier Naissance des pieuvres (2007) au dernier Portrait de la jeune fille en feu (qui sort en salles le 18 septembre 2019), en passant par Tomboy (2010), on ressent à la fois de la douceur, de l’effervescence et de la sensualité, à la vue de ses films. Chaque fois on est bluffé par cette manière de faire du neuf avec des sujets pourtant très balisés : premiers émois amoureux, banlieue, enfance… Tout devient autre avec Céline Sciamma, sans avoir à définir un genre. Portrait de la réalisatrice en artiste polymorphe.