Les séries qu'on a appris à aimer tout petit ne sont pas toujours les meilleures. Avec ses œuvres enracinées dans notre esprit depuis toujours, nous perdons la capacité de critiquer de manière objective ces bouts de notre enfance qu'on ne pourra jamais détester. Pourtant, n'est-ce pas aussi la meilleure arme pour lutter contre tout élitisme cinéphile et critiques méprisantes vis-à-vis des œuvres grand public et populaires ? Plus Belle La Vie, feuilleton ultra-populaire depuis plus d'une quinzaine d'années, réunit à la fois des fidèles de tous âges mais aussi les plus vifs jugements et déconsidérations d'une partie des Français. Plongée dans une série qui a bien plus à raconter qu'on ne pourrait le croire.
Vendredi 13 et ses onze suites, The Ring et ses trois remakes, Evil Dead et ses multiples combinaisons... Les films d'horreur se déclinent en mille versions, réinventant sans cesse leurs monstres et démons. Derrière l'opportunisme commercial, ces remakes font transparaître l'évolution de nos craintes et nos meurs. A chaque époque, ses figures terrifiantes et angoisses contemporaines. Mais nos peurs ne sont-elles pas restées les mêmes ?
"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes " disait Rosa Luxemburg. Hayao Miyazaki, lui, fait trembler les chaînes jusqu'à ce qu'elles deviennent assourdissantes. Dans ses œuvres, personne n'est fondamentalement mauvais. Mais il y a ceux qui sont libres et ceux qui ne le sont pas. Et pour tous, le mal est sans-visage.
Derrière l'image - fausse - d'une série kitsch et ringarde, Buffy contre les vampires a atteint un statut culte. Par un parti pris résolument féministe et une approche métaphorique du surnaturel, la série de Joss Whedon explore les angoisses existentielles et les problématiques contemporaines. On s'intéresse à ce que représentent vraiment les démons dans la série. Méfiez-vous des apparences !
Tu étais en train de créer une religion confie James Cameron à George Lucas, l'esprit créatif derrière la saga la plus populaire de la planète. A l'occasion de la sortie du dernier Star Wars IX : L'avènement de Skywalker, on se penche sur la dimension religieuse et philosophique de la franchise à l'intérieur et à l'extérieur de l'écran. Peut-on croire en la Force ? A moins que nous n'en soyons déjà les adeptes.
Drôle de manière de voir un film qu'en fermant les yeux. J'accuse de Roman Polanski, réalisateur fugitif et poursuivi pour abus sexuel sur une enfant, vient de signer le meilleur démarrage du réalisateur depuis 1986. Alors j'accuse aussi. Ceux pour qui la pédophilie est soluble dans le temps, ceux qui dissocient les hommes des artistes, et ceux qui cultivent le viol. Si ce n'est par leurs actes, par leurs mots.
Cet article aurait pu prendre la forme d'une lettre, comme celle que Xavier Dolan écriva à Di Caprio, lorsqu'il n'était qu'enfant. Cet article aurait pu aussi être les paroles d'une chanson, croisée entre Céline Dion, Dalida et Oasis. Il aurait pu être aussi les sous-titres d'un film pour ados que le réalisateur aurait doublé. Finalement cet article aurait pu être bien des choses. Tout était possible. Comme pour le réalisateur de 30 ans, qui en dix ans de cinéma, a pris cette phrase au pied de la lettre.
Cette année, la série humoristique culte Veep a fait ses adieux aux téléspectateurs. Une immersion hilarante dans l'univers politicien américain doublée d'un engagement féministe pertinent et nécessaire. Dans le cadre notre cycle HBO, on revient sur les aventures de la vice-présidente Sélina Meyer qui signent un modèle de série mockumentaire, genre popularisé par The Office et Parks and Recreation. Le jeu entre caméra et le malaise ont encore de beaux jours devant eux.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.