Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Retour en forme pour Keanu Reeves avec un John Wick Parabellum jouissif et inventif par son action sidérante, même si celle-ci est rattrapée par un scénario plus artificiel que par le passé.
Pedro Almodovar a réalisé 21 films. Avec Douleur et gloire, il se classe désormais parmi des noms aussi prestigieux que Fellini et son 8 1/2. Est-il accompli pour autant ? Non dit-il, car tourner, c'est vivre et parfois, on ne peut plus. Pourquoi ? Car le corps et l'esprit se séparent un instant, l'un souffre, l'autre ne désire plus. Ils doivent se reconnecter par les heureux hasards que seul le cinéma peut créer : la rencontre avec le désir, même 30 voire 50 ans après.
Séduis-moi si tu peux ! est la nouvelle comédie romantique américaine sur les écrans depuis le 15 mai. Porté par le duo Charlize Theron et Seth Rogen, le film divise la rédaction du Mag du Ciné...
Personne n'y croyait depuis l'annonce du projet et pourtant, Rob Letterman et son équipe ont réussi l'impossible : faire un film Pokémon qui tienne la route. Divertissement certes banal et bourré de clichés, Détective Pikachu fonctionne miraculeusement par sa nostalgie, son Pokémon principal et son rendu final.
Voulant à tout prix surfer sur les succès actuels, les producteurs hollywoodiens ont lâchement abandonné la vision de Guillermo del Toro pour un pur produit marketing qu'ils n'ont pas su contrôler. En résulte une anomalie de l'Enfer, un Hellboy version 2019 d'un ridicule sans nom.
Jayro Bustamante n’y va pas par quatre chemins avec Tremblements pour raconter l’homophobie qui imprègne la bourgeoisie guatémaltèque, sous la houlette d’une église évangélique surpuissante qui a la mainmise sur tout et sur tous
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.