Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Surfant sur une vague déjà amorcée depuis un moment, et légèrement hypocrite, Rebelles met en scène des femmes qui ne se laissent pas abattre par la vie, quitte à prendre les hommes un peu trop pour des imbéciles et à desservir son propos. Cependant, dans une optique à la Tarantino ou un peu cartoonesque, le film a un côté jouissif, qui fait plaisir à voir. Espérons simplement que cette tendance à vouloir vendre un film simplement sur un soit-disant "girl power" ne finisse pas par devenir un simple argument marketing un peu trop creux.
Mon bébé ne fait pas vraiment partie de ces comédies qui donnent envie et pourtant, le dernier film de Lisa Azuelos continue sur la lancée de la réalisatrice qui livre toujours ses oeuvres avec une belle sensibilité et une portée qui dépasse celle des salles de cinéma. Comme quoi, une femme qui parle de femmes, cela mérite d'être financé.
Les Etendues imaginaires de Yeo Siew Hua est un très beau film, film qui fait idéalement manœuvrer ses rêveries avec sa plongée documentaire dans un Singapour industrialisé à outrance, en perpétuelle transformation et qui se voit inondé par d’innombrables âmes en peine.
The Highwaymen est un divertissement efficace mais peu mémorable, où le charismatique duo d'acteurs principal et la réalisation impeccable ne cachent pas les longueurs et l'aspect trop classique du film.
Après 10 ans d'hégémonie et déjà 20 films, le Marvel Cinematic Universe a enfin pris à bras le corps la thématique du féminisme en proposant le premier rôle d'une de ses super-productions à une héroïne : Captain Marvel. Une démarche ô combien appréciable par les temps qui courent et heureusement pas amoindrie par le traditionnel festival d'explosions du MCU. Enjeux resserrés, dimension humaine accrue, c'est bien simple, Captain Marvel ressemble à tous les Marvel et également à aucun autre. Un élégant paradoxe au sein du MCU qui mérite le détour, au moins pour Brie Larson qui donne tout ce qu'elle a pour donner vie à cette super-héroine qui risque de bien poutrer la gueule à Thanos dans un mois.
Le nouveau film de la cinéaste Fabienne Godet traite de la reconstruction des malades toxicomanes d'un centre avec beaucoup d'humanité, et met en avant la solidarité et l'entraide
Les histoires vraies font-elles de bons films ? Au travers de l'histoire d'un jeune malawite débrouillard et volontaire dans Le garçon qui dompta le vent, Netflix cherche à remonter la moyenne de son catalogue.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.