Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Le 26 novembre 2008, une dizaine de terroristes attaquent différents lieux de Mumbai, ex-Bombay, capitale économique de l'Inde. Le premier long métrage du réalisateur australien Anthony Maras se concentre sur l'attaque de l'hôtel Taj Mahal.
« La société slovène n’est pas prête pour ce genre de film ! ».
Darko Stante, 44 ans, signe avec Consequences, un premier film sur une jeunesse slovène troublée et en quête de repères. Un parti pris délicat, où violence et désirs s’embrasent mutuellement. Prometteur.
Le comédien Max Minghella se lance dans l'écriture et la réalisation avec ce premier film, une success story musical qui n'invente rien et n'a que sous le capot la performance d'Elle Fanning, aussi bien dans le jeu que dans le chant.
Avec le très drôle Yves, et après le Daim de Quentin Dupieux, Benoît Forgeard montre à son tour qu’un cinéma de l’absurde post-moderne s’installe en France. Le cinéaste prend le chemin d’une rom-com drôle et réflexive pour évoquer l’intelligence artificielle et les nouvelles relations homme/machine.
Pour un grand homme, Tolkien n'est qu'un biopic minimaliste qui ne cherche pas à creuser le mythe littéraire mais plutôt à raconter sa jeunesse, rien de plus. Mais derrière cette sobriété, le film révèle un certain savoir-faire et surtout un parti pris ingénieux d'apporter une once de fantastique à l'ensemble.
"Toy Story 4" s'inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Josh Cooley met un réalisme édifiant au service d'une histoire quelque peu attendue, mais n'oublie pas d'introduire une batterie de nouveaux protagonistes, de faire lien avec les trois aventures déjà contées et de solliciter les yeux comme les zygomatiques. L'essai est concluant.
Ce Child's Play version 2019 n'est pas le grand retour de Chucky que nous espérions. Même avec une idée scénaristique ingénieuse pour tout moderniser et la prestation de Mark Hamill, ce reboot n'est qu'un pauvre film d'horreur ayant bien plus sa place en DTV que dans une salle de cinéma.
Les attaques à l’acide sont un nouveau fléau qui détruit la vie de centaines de femmes en Grande-Bretagne, des milliers par le monde. Avec Dirty God, Sacha Polak s’est emparée du sujet pour en faire un film intense mais qui n’avait pas besoin de l’accumulation de malheurs qu’on y rencontre.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.