Arts & Culture

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.

The Bride! : la robe vivante entre couture, peinture et réanimation

De Fuseli à Blake, du cabaret au studio, cet article suit la robe de The Bride! comme un organisme vivant, à la fois peau, partition et mémoire électrique.

(Re)tomber amoureux de l’été en 5 tableaux

Fins observateurs et admirateurs, les artistes nous transportent dans chacune de leurs œuvres et dans leur propre conception de la réalité. Parce que chaque tableau a sa propre histoire et se raccroche à nos souvenirs, voici une lettre d’amour à l’été via une analyse de 5 tableaux.

Le point de vue : regards qui perforent, perspectives qui imposent, positions qui capturent

Le point de vue n’est pas seulement une position de caméra ou un choix de cadrage : c’est une forme culturelle. Il organise la vision, distribue l’autorité, oriente l’émotion, structure la perception. Dans le cinéma, les séries, la peinture ou les images numériques, le point de vue détermine ce qui est visible, ce qui est caché, ce qui est interprété. Il révèle que voir n’est jamais neutre : c’est toujours adopter une position.

Vanessa et Lily-Rose, d’un Chanel à l’autre

Avec Vanessa Paradis en 1991 et Lily-Rose Depp en 2016, la maison Chanel sut choisir les visages pour incarner ses parfums « Coco » et « Nº 5 L’Eau ». Retour sur l'origine de ces produits et les films publicitaires mettant en scène les deux égéries.

La couleur : intensités qui brûlent, symboles qui hantent, puissances qui envahissent

La couleur n’est jamais un simple pigment : c’est une force. Elle organise la perception, oriente l’émotion, structure l’image. Dans le cinéma, les séries, la mode, la peinture ou les environnements numériques, la couleur agit comme un opérateur culturel : elle signale, intensifie, dramatise, identifie. La couleur est une forme qui traverse les corps, les surfaces, les récits — une intensité qui façonne notre manière de voir.

Le motif : répétitions qui obsèdent, signes qui hantent, structures qui capturent

Le motif n’est pas un simple décor : c’est une structure. Il organise la répétition, crée une identité visuelle, stabilise un récit ou un geste. Dans le cinéma, les séries, la mode, la peinture ou les environnements numériques, le motif agit comme une forme culturelle : il revient, insiste, marque, identifie. Le motif est une manière de faire circuler une idée, un signe, une intensité — une répétition qui devient langage.

Le style : manières qui marquent, gestes qui imposent, signatures qui capturent

Du cinéma à la mode, des séries aux arts visuels, le style révèle une manière de faire, une signature, une intensité. Une analyse culturelle des formes stylistiques contemporaines.

Le ton : ambiances qui hantent, postures qui imposent, manières d’adresser

Le ton n’est pas un style : c’est une position. Il détermine la manière dont une œuvre s’adresse, se place, se colore. Dans le cinéma, les séries, la musique, la peinture ou les environnements numériques, le ton organise l’ambiance, la distance, l’ironie, la gravité. Le ton est une forme culturelle : une manière de dire, de montrer, de ressentir.

L’Etang mis en scène par Gisèle Vienne : entre corps et récits, une expérience intense

L'Etang raconte l'histoire de Fritz, un adolescent maltraité par sa mère qui simule une noyade pour regagner son amour. Voilà tout un programme que Gisèle Vienne transcende par une mise en scène déroutante, plastique et d'une étrangeté sans cesse renouvelée. Le corps, sans cesse contredit par le texte et inversement, est maître en ces lieux, comme pour offrir aux spectateurs des voix, des âmes qui sont multiples, jamais figées. Un récit porté par deux grandes actrices : Adèle Haenel et Henrietta Wallberg et qui s'est joué entre 2019 et le 15 mai 2022 pour une dernière au théâtre Nanterre-Amandiers.La pièce sera de nouveau jouée à Cergy-Pontoise les 2 et 3 juin.

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« Nous comprenons le monde en le manipulant. »