Norm et Marge sont des marginaux dans le cinéma hollywoodien. Pas de roucoulades, de passion effrénée, aucun artifice. Le mari peint et fait la cuisine, elle lui apporte des vers de terre entre deux burgers au boulot, pour aller à la pêche. Ils regardent la télé ensemble le soir dans le lit, les yeux vides. A la fin du film, ils se disent « je t'aime ».
Depuis toujours, l'amour combat les frontières, qu'elles soient géographiques, morales, politiques, raciales ou sociétales. Le cinéma témoigne largement de ces histoires de coeur contrariées, critiquées, jugées répréhensibles ou interdites, et ce en particulier pour les couples "mixtes", où les deux partenaires appartiennent à différentes ethnies. De La flèche brisée à Pocahontas, Devine qui vient dîner... à Loving, les films sont devenus un vecteur essentiel d'évolution des moeurs, d'acceptabilité sociale et de lutte contre le racisme. Analyse.
Scarlett et Rhett dans Autant en emporte le vent, Roméo et Juliette dans l’adaptation de Zefirelli, Vivian et Edward dans Pretty Woman, Sandy et Danny dans Grease. Que de couples mythiques n’est-ce pas ? Mais Morticia et Gomez semblent aujourd'hui incarner un couple goal pour un certain nombre d'individus. Entrons dans l'intimité du couple macabre pour comprendre pourquoi ils restent un objet de fascination.
Bright Star nous donne à voir un couple très amoureux, de cet amour mi-adolescent mi-mature, qui vit une relation platonique soumise à la désapprobation sociale.
Portrait d'un couple condamné à plusieurs niveaux.
Notre cycle de février parle des couples marginaux au cinéma. Si l'amitié prend ici le pas sur l'amour, Macadam Cowboy n'a cependant pas son pareil dans la représentation d'un binôme en rupture avec son environnement. John Schlesinger y confronte Jon Voight et Dustin Hoffman à toute une série d'espoirs déchus. Unis dans l'adversité, Joe et « Ratso », les personnages qu'ils campent, vont en effet aller de désillusion en désillusion...
Jerry Schatzberg, un des doyens du Nouvel Hollywood, est à la manœuvre pour ce beau Panique à Needle Park, ou l’histoire tragique et belle de deux junkies unis par une passion destructrice, celle de l’héroïne qui devient le moteur quasi-unique de leur amour.
Le troisième film de Clint Eastwood peut en surprendre plus d'un. Pourtant, en signant Breezy, le cinéaste fait preuve d'une sensibilité qu'on ne soupçonnait sans doute pas à l'époque. En filmant un couple marginalisé par sa différence d'âge, Eastwood signe un film aussi tendre qu'intelligent, magnifiquement interprété.
Chez Michael Mann, l’amour naît d’une étincelle. Un regard intercepté, une alchimie instinctive puis l’aimant fait déjà effet sans que les personnages ne le sachent. Dans beaucoup de ses films, le cinéaste nous dévoile un univers de gangsters au destin funeste et essaye de déchiffrer la place de l’amour dans tout ce capharnaüm mafieux. Sonny et Isabella en sont l’exemple parfait dans Miami Vice.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.
Rencontre exclusive avec Rúnar Rúnarsson et Elín Sif Halldórsdóttir, réalisateur et actrice principale du film islandais "When the Light Breaks" (sortie le 19 février 2025). Découvrez leurs inspirations, l’histoire du film et les secrets de la production, ainsi que les réflexions sur le cinéma islandais et la musique de Johan Johansson. Entretien intime sur les défis du tournage de l’équipe.