Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Marty Supreme, Coutures, Kiss of the Spider Woman : du ping-pong synthétique à l’orgue sous les paillettes
Jonathan Fanara·Films Classiques« Les Quatre cents coups » : une part d’ombre, une part de fictionEn 1959, « Les Quatre cents coups » fut acclamé à Cannes. Et pour cause : le premier film de François Truffaut, partiellement autobiographique, est un chef-d'oeuvre de la première heure de la Nouvelle vague française. Tout y est : l'expression néo-réaliste, l'antihéros jeune et indomptable, une ville de Paris érigée en personnage à part entière, une critique du monde adulte et de l'incommunicabilité, ainsi qu'une mise à nu d'une famille dysfonctionnelle. Avec en supplément quelques-unes des obsessions truffaldiennes les plus célèbres.
Jonathan Fanara·Films Classiques« M le Maudit » : prendre Lang avec le cinémaRetour sur l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Avec "M le Maudit", Fritz Lang va donner au son une dimension nouvelle, dépeindre une société allemande à l'agonie et annoncer l'émergence du nazisme. Le tout avec un sens de l'image et une subtilité rarement reproduits depuis lors.
Hala Habache·Critiques films« Ma famille Afghane » : quand dessiner, c’est rendre vraiAdapté du roman « Freshta » de Petra Procházková, paru en 2012 et jamais traduit en France, « Ma famille afghane » est un film d'animation de Michaela Pavlátová, prix du jury d'Annecy 2021. Une belle réussite qui prouve que l'animation est un moyen nécessaire de dire le monde qui nous entoure.
Jonathan Fanara·Films Classiques« Mother » : les liens du sangDans "Mother", Bong Joon-ho raconte le combat forcené d'une mère pour sauver son fils de la prison. Il interroge les limites de la moralité, les liens filiaux, mais aussi une société sud-coréenne en proie à ses propres démons...
Hala Habache·Critiques films« Murina » : la jeune fille et la merDans « Murina », Antoneta Alamat Kusijanović explore les désirs d'une jeune femme, Julija, dont la situation familiale ne lui laisse pas la liberté qui lui revient.
Jonathan Fanara·Films Classiques« Network, main basse sur la télévision » : petite lucarne, grand vacarme« Network » est plus encore le fruit du scénariste Paddy Chayefsky que du réalisateur Sidney Lumet. Le premier détricote la petite lucarne en mettant en saillie ses pires bassesses. Le second met en scène des protagonistes vampirisés par l'audimat, plus pathétiques et vaniteux que rigoureux. L'ensemble donne lieu à un chef-d'oeuvre qui en dit long sur les pratiques des grands réseaux télévisuels.
Jonathan Fanara·Analyses« Paroles de scénaristes » : là où le malaise des auteurs de cinéma et de télévision affleureDepuis le 1er décembre, des témoignages anonymes de scénaristes francophones affluent sur Facebook. La page « Paroles de scénaristes » recueille des récits, souvent glaçants, sur la précarité et l'invisibilisation qui touchent une profession pourtant au cœur de la création audiovisuelle.
Hala Habache·Films Classiques« Péché mortel » de John M. Stahl, ou l’amour fouGrand succès de l'années 1945, « Péché mortel » est un film culte qui allie un travail d'une grande précision concernant sa forme à un travail remarquable sur son propos.
Hala Habache·Critiques films« Petite Solange », petit filmAvec « Petite Solange », Axelle Ropert propose un film qui assume son aspect tragique. Si les intentions sont là, le film reste trop et, en même temps, pas assez.
Ewen Linet·Critiques films« Rodeo » à l’épaule au rythme du cross-bitumeLola Quivoron signe un premier film à mi-chemin entre mysticisme et réalisme, un naturalisme qui fait parfois de l'ombre à la dimension fantasmagorique si rare dans le paysage hexagonale.
Jonathan Fanara·Dossiers« Shock Corridor » : enfermement physique et mental d’une Amérique aliénéeLe Mag du Ciné a décidé de consacrer un cycle d'analyses cinématographiques au thème de l'enfermement et/ou l'internement. La présence de Shock Corridor parmi les films retenus par notre rédaction se justifie triplement : par son portrait intrinsèque de l'institution asilaire, par l'enfermement mental de ses personnages et par la volonté, jamais démentie, qu'a Samuel Fuller de faire de chaque interné un réceptacle des démons états-uniens.
Victor A·Critiques films« Sorry We Missed You » : avis de passage (d’arme à gauche)Ken Loach et son scénariste Paul Laverty continuent de dresser le portrait de la société britannique en racontant l'histoire des Turner, famille pauvre de Newcastle dont le père fait le « choix » de travailler pour une plate-forme de livraison afin de parvenir à joindre les deux bouts. Si le scénario est démonstratif et insistant, Sorry We Missed You n'en révèle moins efficacement les conséquences destructrices d'une ubérisation dont la modernité apparente cache encore trop souvent la réalité des travailleurs qui la subissent.