Respect-critique-film
Tout comme Lady Sings the Blues ou le tout récent Billie Holiday, une affaire d’État portés respectivement par Diana Ross et Andra Day, Respect raconte la destinée tourmentée d’Aretha Franklin. Hélas, en obéissant aux conventions étriquées du biopic musical, Liesl Tommy émousse les aspérités de cette femme hantée depuis l'enfance par un traumatisme indélébile. Il y a ici trop peu d’idées de mise en scène pour donner un quelconque relief à l’ensemble.
personnages-secondaires-cinema-alban-ivanov-laure-calamy-films-cycle
Et si les Minions avaient été d’éternels seconds rôles ? Et si C-3PO avait volé la vedette à Anakin en prenant lui-même le pouvoir ? Les personnages secondaires sont des adjuvants du héros, parfois des méchants qui rendent l’histoire plus poignante, le héros plus héroïque. Mais dans le cinéma français bien souvent, et particulièrement dans les films choraux dont notre hexagone est friand, beaucoup d’acteurs sont relégués à être d’éternels seconds rôles. On en a même inventé un César du « Meilleur acteur-trice dans un second rôle » souvent remis à des acteurs/actrices qu’on aurait voulu voir sacrés Meilleurs acteurs-trices.
jeunesse-critique-film-Wang-Bing
Dans Jeunesse (Printemps), le réalisateur Wang Bing plonge profondément dans la vie des jeunes travailleurs chinois, capturant leurs réalités complexes et les défis auxquels ils sont confrontés dans les ateliers de textile. Au-delà de l'apparente répétition quotidienne, le film dévoile une pluralité de relations sociales et de négociations salariales. Des salaires modestes, des confrontations générationnelles et des tentatives de tisser des liens dans un environnement aliénant sont habilement explorés.
nous-autres-evguenii-zamiatine-analyse-roman-dystopie
Publié en 1920 par un ancien membre du Parti Bolchévik, Nous Autres va marquer la littérature du XXème siècle en influençant aussi bien Orwell que Huxley. Evguenii Zamiatine y décrit une société dystopique construite uniquement sur les mathématiques, avec des citoyens réduit à des nombres dépourvus d'individualité et bientôt privés d'imagination. Un roman aussi intelligent que bien écrit.
tout-de-suite-maintenant-agathe-bonitzer-isabelle-huppert-critique-film
Aucune dimension de conte, si ce n'est rêvée et intellectualisée, à ce septième long métrage. Si Cherchez Hortense et Le Grand Alibi atteignait un relatif cœur de cible par une certaine connivence avec le public grâce notamment aux dialogues bien pensés, Tout de suite, maintenant s'enorgueillit de résoudre le puzzle existentiel, entre ambition professionnelle et sentiment amoureux, par trop d'abstractions et une mauvaise direction d'acteurs.