À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
Un fils à la dérive, un vignoble en péril, une rencontre improbable : dans "Bordeaux Shanghai", Mark Eacersall et Amélie Causse signent un récit d’apprentissage où le vin se fait symbole du temps long et de la métamorphose intérieure. Entre la légèreté d’une comédie romantique et la gravité d’un thriller économique, la bande dessinée offre un voyage savoureux au cœur du Médoc et des paradoxes de la mondialisation.
Il y a des héroïnes qui naissent déjà entourées de mystère, et Rita Perdido en fait indéniablement partie. Fondatrice de la fameuse Agence Perdido dans les romans de Victor Dixen, elle se voit offrir une jeunesse dessinée, une plongée graphique dans les années 1980 où les ruelles de Paris bruissent de secrets et où les monstres se cachent derrière les réverbères. Avec "La Clé des champs", premier tome d’une nouvelle série de bande dessinée illustrée par French Carlomagno, le romancier français s’aventure sur un terrain fertile : celui du « préquel » à ses propres univers.
Dans le village de Malanotte, tout semble figé. Ce hameau imaginaire du Sud italien est un lieu qui ne s’oublie pas, même lorsqu’on le fuit. C’est dans ce décor qu’Ernesto, jeune étudiant en journalisme des années 1970, revient poser ses micros. Officiellement, il vient collecter chants, comptines, berceuses et récits populaires pour les préserver de l’oubli. Officieusement, il affronte ses propres fantômes, ceux d’une enfance quittée trop vite et d’un passé familial dont les ombres se glissent subrepticement entre les murs.
Dans les ruines d’un monde rongé par la rouille et le sang, Chang Sheng livre la conclusion de sa trilogie dystopique. Spectaculaire, viscéral et parfois d’une poésie inattendue, ce troisième volume rassemble les fils de l’intrigue, dévoile l’énigme d’Alice et convoque la question de la Matrice, cette ombre tentaculaire qui hante toute la série.
Quatre sœurs, quatre saisons, quatre visages d’une même mémoire blessée. Dans "Les Sœurs Seasons", Rick Remender orchestre avec Paul Azaceta une fresque à la fois intime et fantastique, où le merveilleux se heurte à l’ombre du désenchantement. Derrière la promesse colorée d’un conte moderne, se déploie une réflexion sur la célébrité, la solitude et les liens invisibles qui unissent une fratrie.
"Je représente l’homme que tu as toujours rêvé d’être : fort, autoritaire, grossier et violent." La réplique claque comme une gifle. Elle condense à elle seule l’essence du mythe de Stevenson, revisité par Marco Cannavò et magnifié par le style charbonneux de Corrado Roi. Car dans cette nouvelle adaptation consacrée aux monstres gothiques (après "Dracula" et "Frankenstein"), ce n’est pas seulement le duel intérieur de Jekyll et Hyde qui se joue, mais une plongée vertigineuse dans l’opacité des désirs humains.
Deux récits, deux mers, deux siècles : Jean-Yves Delitte et ses complices poursuivent leur vaste fresque des Grandes Batailles Navales en mettant en parallèle deux épisodes où un simple embrasement, une initiative imprévue, a suffi à faire basculer l’Histoire. De la baie de Navarin en 1827 aux eaux grises de la mer du Nord en 1914, tout semble rappeler que la guerre, surtout sur mer, se nourrit d’accidents fatals.
Entre huis clos étouffant et manipulations cruelles, "Hunt" (Soleil) revisite le jeu du loup-garou dans une version impitoyable où la confiance devient un piège et la survie une épreuve psychologique.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.