Arts & Culture

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

Au Musée des Jouets de Montauban, des objets intemporels mais en mutation permanente

Entre une volumineuse grue Meccano, un peloton de coureurs cyclistes miniatures et une impressionnante maquette circassienne, le Musée des Jouets a de quoi attiser notre curiosité. Ça tombe plutôt bien : toutes les interrogations nées de nos pérégrinations muséales trouvent des réponses circonstanciées auprès des bénévoles qui encadrent et enrichissent une visite pour le moins passionnante.

Halloween dans l’art : 8 oeuvres à (re)découvrir pour frissonner

Halloween se fête aussi en peinture ! Découvrons ou redécouvrons ensemble quelques-uns des tableaux les plus étranges, angoissants ou délicieusement magiques qui parsèment l'histoire de l'art. Sorcières, squelettes, vampires, rituels nocturnes… En ce 31 octobre, la rédaction du Mag du Ciné vous propose ses tableaux effrayants préférés ! 

La possession : emprise qui s’insinue, corps traversés, identités dépossédées

La possession n’est pas seulement un motif fantastique : c’est une forme culturelle. Elle traverse le cinéma, les séries, la peinture, les images numériques. Elle met en scène l’emprise, le contrôle, l’appropriation — d’un corps, d’un esprit, d’une image. La possession révèle ce qui agit en nous, ce qui nous dépasse, ce qui nous traverse. Elle expose la fragilité de l’identité et la porosité du sujet contemporain.

Z Event, le jeu vidéo caritatif

Le Z Event a récolté, lors de son édition 2022, 10 millions d'euros pour la deuxième année consécutive. Décryptage des principes vidéoludiques qui l'ont hissé en tête des évènements caritatifs sur Twitch.

(Re)tomber amoureux de l’été en 5 tableaux

Fins observateurs et admirateurs, les artistes nous transportent dans chacune de leurs œuvres et dans leur propre conception de la réalité. Parce que chaque tableau a sa propre histoire et se raccroche à nos souvenirs, voici une lettre d’amour à l’été via une analyse de 5 tableaux.

Le point de vue : regards qui perforent, perspectives qui imposent, positions qui capturent

Le point de vue n’est pas seulement une position de caméra ou un choix de cadrage : c’est une forme culturelle. Il organise la vision, distribue l’autorité, oriente l’émotion, structure la perception. Dans le cinéma, les séries, la peinture ou les images numériques, le point de vue détermine ce qui est visible, ce qui est caché, ce qui est interprété. Il révèle que voir n’est jamais neutre : c’est toujours adopter une position.

Vanessa et Lily-Rose, d’un Chanel à l’autre

Avec Vanessa Paradis en 1991 et Lily-Rose Depp en 2016, la maison Chanel sut choisir les visages pour incarner ses parfums « Coco » et « Nº 5 L’Eau ». Retour sur l'origine de ces produits et les films publicitaires mettant en scène les deux égéries.

La couleur : intensités qui brûlent, symboles qui hantent, puissances qui envahissent

La couleur n’est jamais un simple pigment : c’est une force. Elle organise la perception, oriente l’émotion, structure l’image. Dans le cinéma, les séries, la mode, la peinture ou les environnements numériques, la couleur agit comme un opérateur culturel : elle signale, intensifie, dramatise, identifie. La couleur est une forme qui traverse les corps, les surfaces, les récits — une intensité qui façonne notre manière de voir.

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« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

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