Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
À partir d’un montage d’interviews d’actrices entre promotions et déclarations, Alain Klingler et son interprète Chloé Mons dressent dans Je ne suis pas narcissique, avec délicatesse incisive et ironie élégante, l’anatomie d’une époque mortifère et aliénée.
L'exposition gratuite "Capitale(s)" à l'Hôtel de Ville de Paris réunit les plus grands noms du street-art, de Shepard Fairey à Invader, en passant par Banksy et JR. 60 ans de créations urbaines exposées et des oeuvres inédites réalisées spécialement pour l'occasion.
Le baroque revient, plus violent que jamais : têtes de lions dorées chez Schiaparelli, paillettes saturées d'Elvis, défilés McQueen, plans frénétiques de Luhrmann. Dans un monde noyé d'images neutres, seul le trop-plein perce encore. Trop n'est plus assez — c'est la seule survie visuelle.
Néons roses, logos omniprésents, selfies compulsifs : plongée dans deux films qui transforment l'esthétique pop art en manifeste pour la génération Instagram.
Entre Red Room et impression 3D, entre Club Silencio et métamorphoses, le surréalisme contemporain prouve que le rêve reste notre seconde vie la plus vraie.
Que partagent Rothko, Moonlight et un manteau camel Philo ? La couleur (ou son absence) comme émotion brute. Plongez dans cet héritage visuel puissant.
« Ce qui m'attirait surtout — et c'était la ligne principale d'avance du cubisme — c'était comment donner expression matérielle à ce nouvel espace dont j'avais l'intuition. » Georges Braque. Cette quête d'un espace tactile et multiple se prolonge dans les animations éclatées de Spider-Verse, les hacks visuels de Mr. Robot, les mondes parallèles de The Leftovers, et les glitches / multi-fenêtres du numérique contemporain. Le cubisme vit dans nos écrans.
Entre une volumineuse grue Meccano, un peloton de coureurs cyclistes miniatures et une impressionnante maquette circassienne, le Musée des Jouets a de quoi attiser notre curiosité. Ça tombe plutôt bien : toutes les interrogations nées de nos pérégrinations muséales trouvent des réponses circonstanciées auprès des bénévoles qui encadrent et enrichissent une visite pour le moins passionnante.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.