Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Dans l’image numérique, la trace n’est plus un geste mais un signal. Pixels morts, glitchs, artefacts de compression : autant de failles qui révèlent la structure instable du numérique. Une traversée des erreurs, des défaillances et des perturbations qui composent ce nouveau régime d’image.
La figure humaine n’est plus un bloc stable. Corps morcelés, visages dédoublés, identités glissantes : la figure contemporaine se fragmente, se recompose, se transforme. Une traversée des formes instables qui redéfinissent aujourd’hui la présence du corps dans l’image.
Le bleu est l’une des couleurs les plus fascinantes de l’histoire de l’art : rare dans la nature, sacré pour les civilisations anciennes, alchimique dans ses pigments. Des temples égyptiens aux porcelaines chinoises, des bleus structurels de la nature aux innovations modernes, il n’a cessé de nourrir symboles, mythes et révolutions esthétiques. Au cinéma, dans la mode ou le design, il devient couleur narrative, émotionnelle et technologique. Une teinte universelle qui continue de façonner notre imaginaire collectif.
La poésie migre aujourd’hui vers les réseaux sociaux, où le vers court rencontre l’image, le scroll et l’économie de l’attention. Instagram, TikTok et X deviennent des scènes où la parole se concentre, se performe et circule à grande vitesse. Cette mutation ne dilue pas le genre : elle en révèle une nouvelle intensité, entre exigence esthétique, tension algorithmique et émergence de voix inédites. La poésie numérique n’est plus un simple format : c’est un véritable recueil vivant.
L’intelligence artificielle s’impose comme un nouvel acteur de la création contemporaine, non pas en remplaçant l’artiste, mais en transformant ses outils, ses gestes et ses méthodes. De simple générateur d’images, elle devient partenaire, laboratoire d’expérimentation et miroir déformant de l’imaginaire humain. Cette hybridation homme–machine ouvre un champ fertile, entre innovations esthétiques, enjeux éthiques et nouvelles responsabilités créatives. Une mutation profonde qui redéfinit ce que signifie « créer » au XXIᵉ siècle.
Dans un monde saturé d’images, les expositions immersives réinventent notre rapport à l’art : projections monumentales, environnements interactifs, réalité augmentée… Elles attirent des millions de visiteurs, démocratisent la culture, mais posent aussi la question de l’authenticité et de la profondeur. Entre spectacle sensoriel et nouvelle médiation, une révolution culturelle est en marche.
La visibilité artistique bascule aujourd’hui vers les plateformes numériques, où Instagram, TikTok et YouTube imposent leurs codes et leurs rythmes. Les artistes y construisent des communautés, expérimentent de nouveaux formats et contournent les circuits institutionnels. Entre démocratisation, pression algorithmique et hybridation des pratiques, l’art se réinvente dans un écosystème en mutation permanente. Une révolution silencieuse, profonde et résolument hybride.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.