Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Quinzaine des réalisateurs : Alive in France profite de la folle énergie d’Abel Ferrara

Le documentaire désordonné et autocentré d'Abel Ferrara nous fait suivre son quotidien durant sa tournée musicale en France. Quelques concerts et beaucoup de rencontres avec des gens aussi désinvoltes que le réalisateur lui-même.

Cannes 2017 : Téhéran Tabou (Tehran Taboo) choquera moins les festivaliers que les Ayatollahs

Téhéran serait-elle la Sin City du moyen-orient? C'est en tout cas ainsi que l'imagine le réalisateur de cet étonnant long-métrage d'animation.

Cannes 2017 : Visages Villages, un documentaire au triste goût d’inachevé

Agnès Varda et JR ont présenté un documentaire dont les failles de la construction se compensent par des dialogues autocentrés qui deviennent vite pesants.

Cannes 2017 : Rencontre avec Farah Al Qaissieh, la réalisatrice du court-métrage Un autre accent

Nous avons rencontré une jeune cinéaste pleine d'enthousiasme et de détermination.

Cannes 2017 : Barbara, un film musical aussi abstrait que laborieux

Mathieu Amalric aime les expérimentations narratives et les scènes musicales, on le savait, mais sa façon de mêler ici les deux aboutit sur un film qui va à l'inverse de ce qu'il semblait vouloir illustrer.

Cannes 2017 : Okja joue sur la corde sensible et fait taire les haters… mais pas les hackers

Même s'il reste peu probable de le retrouver au palmarès cannois, le buzz et le bon bouche-à-oreille assure au moins à Okja d'être l'un des films les plus piratés de l'année. Son succès sera mérité sans être pour autant un film indispensable.

Cannes 2017 : La Lune de Jupiter (Jupiter’s Moon), une impardonnable faute de goût

Tous les ans, le comité de sélection cannoise fait un faux pas. Cette année, il s'appelle Jupiter's Moon. Il n'y a plus qu'à espérer que ce sera le seul.

Cannes 2017 : Avant la fin de l’été de Maryam Goormaghtigh fait l’ouverture de l’ACID

Filmé en 2 semaines entre l'intérieur d'un Renault Espace et les escales champêtres de ses occupants, cette étonnante proposition de cinéma mise sur son irrésistible capital sympathie.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.