Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Cannes 2017 : Un beau soleil intérieur, la valse des sentiments selon Claire Denis

Scénarisé par Claire Denis et Christine Angot, Un beau soleil intérieur est une comédie romantique aux dialogues ciselés, au casting impeccable et au rythme surprenant.

Cannes 2017 : Faute d’amour (Loveless) ouvre la compétition sans coup d’éclat

Le long métrage qui ouvre la 70ème compétition officielle de Cannes est un film d'auteur russe, Loveless de Andreï Zviaguintsev. Une œuvre au postulat mélodramatique classique mais mené avec efficacité dès lors qu'il s'agit de figurer l'absence.

Problemos, un film d’Eric Judor : Critique

Surprenant sur la forme, puisque la comédie de mœurs prend une voie post-apocalyptique, mais cohérent dans son discours, le nouveau film d'Eric Judor a de quoi surprendre. Comment l'acteur fétiche de Quentin Dupieux parvient-il à s'emparer du sujet, encore inexploité au cinéma, des Zones A Défendre et des militants qui les peuplent et à en faire autre chose qu'une vulgaire bouffonnerie?

Festival Cannes 2017 : Tous les films à voir sur la croisette

Entre la Sélection Officielle, Un Certain regard, la Quinzaine des réalisateurs, la Semaine de la critique et l'ACID, le 70ème Festival de Cannes sera encore une fois bien rempli. Aucun participant ne pourra tout voir en seulement dix jours, c'est un fait, il va donc falloir choisir parmi une centaine de films attirants. Voici la liste complète des films que l'on pourra découvrir cette année sur la Croisette.

Sortie DVD et Blu-ray de Dragon Inside Me : Un monstre plein d’amour

Vous laisserez-vous tenter par une envolée romantique aux côtés d'un bellâtre mi-homme mi-dragon ? Le DVD de ce film russe arrive dans nos bacs.

Django, un film d’Etienne Comar : Critique

Film d’ouverture à la dernière Berlinale, le film qu’Etienne Comar consacre à Django Reinhardt arrive enfin sur nos écrans. Il apparait vite évident que son film n’exploite en fait le célèbre jazzman que comme un prétexte à justifier une excellente bande originale et à faire pleurer dans les chaumières en évoquant le génocide tzigane. Une drôle de façon de lui rendre hommage !

Sous le même toit, un film de Dominique Farrugia : Critique

Après avoir exprimé sa mélancolie dans Bis, Dominique Farrugia s'amuse à déconstruire le couple d'Yvan et Delphine qu'il avait imaginé 20 ans plus tôt. Sa comédie se voudrait amère mais manque cruellement de mordant. La meilleure idée est peut-être celle, uniquement présente dans l'affiche, de voir la maison séparée en deux par un ruban adhésif. Il y a t-il tout de même de quoi s'amuser dans le film lui-même?

Cannes 2017 : La sélection de la Quinzaine des réalisateurs est tombée

Le programme de la section parallèle du Festival de Cannes dévoilé ce matin fait envie. L'éclectisme est le mot d'ordre de ce nouveau cru avec dix-neuf longs métrages, des documentaires, des comédies populaires, des films d'auteurs..., de quoi rendre heureux de nombreux cinéphiles

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.