Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Cannes 2017 : Nothingwood, le film qui nous rappelle pourquoi on aime le cinéma !

Si Saleem Shaheen n'est pas au moins membre du jury l'année prochaine, c'est que Thierry Frémaux n'a pas vu ce documentaire malgré la standing-ovation qu'il a reçu des festivaliers.

Cannes 2017 : Le Jour d’après de Hong Sang-soo a-t-il mis tout le monde d’accord ?

N'espérez pas y trouver un film catastrophe à la Roland Emmerich! Il s'agit bien de Hong Sang Soo, le "Rohmer coréen" qui, avec sa variation sur les rapports hommes-femmes en noir et blanc, n'a jamais autant ressemblé à du Phillippe Garrel.

Cannes 2017 : A travers Rodin, Vincent Lindon sublime son modèle

Mal accueilli par la presse internationale, Rodin s'avère être un film de toute beauté et surtout l'occasion pour Vincent Lindon de prétendre à un prix d'interprétation. Pedro, entends mon appel!

Cannes 2017 : Vers La Lumière, Naomi Kawase ne nous illumine pas

Naomi Kawase nous livre une romance consensuelle au possible et sans soin particulier à sa photographie. Une déception de plus dans cette sélection cannoise!

Cannes 2017 : On reprend goût à la vie grâce à Florida Project

Vous aimez les enfants? Si oui, vous ne résisterez pas au charme de Florida Project. Sean Baker signe là l'une des plus belles peintures américaines de ces dernières années.

Cannes 2017 : Mise à mort du cerf sacré, une sélection qui dérange

Mais qui est cet étrange gamin qui passe son temps auprès de votre chirurgien? Cette question risque de vous hanter un bout de temps après avoir vu le nouveau film de Yorgos Lanthimos. Un objet cruellement troublant qui pourrait bien vous valoir quelques nuits blanches. Vous voila prévenus!

Cannes 2017 : Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, un pur coup de folie chantée

Bruno Dumont signe un nouveau coup de folie qui risque de faire grincer des dents.

Cannes 2017 : Du sang et des larmes avec 120 battements par minute

Ce retour sur le combat des activistes homosexuels des années 90 est déjà assuré de remporter la Queer Palm mais a-t-il décroché le coeur des festivaliers?

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

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