Une pluie de séries prometteuses, des pépites qui ne manqueront pas de scotcher nos rétines sur le petit écran : l’année 2018 s’annonce alléchante avec entre autres l’anthologie Philip K. Dick’s Electric Dreams inspirée de l’œuvre du père de Blade Runner, Altered Carbon, un thriller cyberpunk adapté du livre de Richard K. Morgan, The Alienist, un polar diabolique basé sur le best-seller de Caleb Carr… Des créations captivantes pour tous les goûts.
Après chaque bilan de fins d’années, vient le temps des résolutions et des vœux. Avant d’espérer perdre du poids ou arrêter de fumer, on peut aussi se lécher les babines en suivant le programme du petit écran. Voici la liste, après sondage par la rédaction, des 15 séries les plus attendues de 2018.
Altered Carbon
Une série de Laeta Kalogridis, adaptée du roman de Richard K. Morgan.
Avec Joel Kinnaman, James Purefoy, Martha Higareda, Chris Conner, Renée Elise Goldsberry, Byron Mann, Dichen Lachman et Tahmoh Penikett.
Synopsis : Takeshi Kovacs est un ancien soldat et seul survivant d’un groupe de guerriers d’élite vaincus lors d’un soulèvement contre le nouvel ordre mondial. Son esprit est emprisonné « dans la glace » pendant des siècles, jusqu’à ce que Laurens Bancroft, un homme extrêmement riche et vivant depuis plusieurs siècles lui offre la chance de vivre à nouveau. En échange, Kovacs doit résoudre un meurtre… celui de Bancroft lui-même.
Pourquoi on l’attend ? : « Altered Carbon semble être une suite plus légitime à Blade Runner que le récent opus 2049. Pas de saga ou de grand récit annoncé pour l’instant, mais un meurtre, et un flic renaissant prêt à le résoudre. Une anecdote policière dans un futur loin d’être lumineux. Au delà de la continuité consciente/inconsciente avec l’univers de SF de K. Dick mis en image par Ridley Scott, ‘AC’ est la promesse d’un show de science-fiction formellement soigné et efficace. Et peut-être aura-t-on droit à de nouvelles interrogations sur le cyborg ? » – Benjamin Deneuféglisse
https://www.youtube.com/watch?v=OjijzSQ_TKc
Sortie prévue le 02 février 2018 sur Netflix.
Here and Now
Une série créée par Alan Ball.
Avec Holly Hunter, Tim Robbins, Jerrika Hinter, Sosie Bacon, Daniel Zovatto, Andy Bean, Joe Williamson et Raymond Lee.
Synopsis : Un professeur de philosophie, sa femme avocate, leurs trois enfants adoptifs (de Somalie, du Vietnam et de Colombie) et leur enfant biologique semblent mener la vie parfaite de la famille progressiste. En réalité, ils connaissent des temps difficiles, car l’un des enfants commence à voir des choses que personne d’autre ne voit. Est-il mentalement malade ? Ou bien est-ce autre chose ?
Pourquoi on l’attend ? : « Si Here and Now s’annonce comme l’une des plus grosses attentes du début 2018, c’est bien évidemment parce que la série marque une nouvelle collaboration entre HBO et le génial Alan Ball. Le créateur de Six Feet Under est en effet de retour avec un nouveau drama familial, qui, espérons-le, soit du niveau de son chef d’œuvre. Si, à cela, on ajoute en plus un superbe casting dont fait partie Holly Hunter et Tim Robbins, et au vu des premiers synopsis, une petite dimension fantastique, Here and Now a le potentiel pour marquer le début de l’année sérielle 2018. » – Maxime Thiss
Sortie prévue en Février 2018 sur HBO.
Castle Rock
Horreur psychologique et thriller sont au rendez-vous pour la nouvelle série créée par J.J. Abrams.
Avec Melanie Lynskey, André Holland, Jane Levy, Sissy Spacek, Bill Skarsgard, Terry O’Quinn et Scott Glenn.
Synopsis : Une série située à Castle Rock, lieu de connexion de beaucoup des romans de Stephen King.
Pourquoi on l’attend ? : « La bande annonce est mystérieuse à souhait. Certes, le nom de Castle Rock n’est pas étranger aux admirateurs de Stephen King, qui a fait de cette ville imaginaire l’épicentre de son univers. De plus, le teaser joue à fond sur les clins d’œil, depuis l’apparition de Sissy Spacek, la légendaire interprète de Carrie, jusqu’à l’autocollant Shawshank (le nom de la prison des Évadés) sur la voiture. Tout cela montre que la série de J.J. Abrams se propose de nous emmener dans l’univers de Stephen King, plus que d’adapter un roman spécifique de l’écrivain. Voilà de quoi attiser la curiosité des fans. » – Hervé Aubert
Première date de diffusion sur HULU inconnue à ce jour.
Waco
Une série petit format créée par John Erick Dowdle et Drew Dowdle.
Avec Michael Shannon, Taylor Kitsch, Melissa Benoist, John Leguizamo, Shea Whigham, Andrea Riseborough, Julia Garner, Rory Culkin, Paul Sparks, Eric Lange et Camryn Manheim.
Synopsis : Au mois de Février 1993, l’ATF (le Bureau fédéral des alcools, tabacs, armes à feu et explosifs), dépendant du ministère de la Justice des États-Unis sous la Présidence de Clinton, livre une première attaque contre la petite communauté de Waco au Texas, qui se procure illégalement tout un arsenal d’armes. Menés par leur leader David Koresh, Les Davidians, comme se surnomment les membres de la secte, se retranchent dans leur propriété durant un siège de 51 jours qui s’achève par un assaut meurtrier du FBI.
Pourquoi on l’attend ? : « Waco est basée sur deux biographies, A Place Called Waco, par David Thibodeau, membre de la branche des Davidiens et l’un des neuf survivants de l’incendie de 19 avril 1993, et Stalling for Time : My Life as an FBI Hostage Negotiator par Gary Noesner, chef de l’Unité de négociation du FBI. Cette mini-série revient sur les événements sanglants qui encore aujourd’hui traumatisent l’Amérique. En 6 épisodes, Waco aura la lourde tâche d’explorer non seulement l’échec du FBI mais aussi le chemin conduisant des hommes et des femmes à suivre et adhérer aux idées de David Koresh, prophète auto-proclamé, pédophile et tortionnaire. Clairement une série prometteuse avec dans la peau de l’inquiétant leader David Koresh (True Detective, saison 2), le magnétique Taylor Kitsch et Michael Shannon (Boardwalk Empire) dans celle du négociateur du FBI, Gary Noesner. » – Sara Art
Sortie prévue le 24 janvier 2018 sur Paramount Network, nouveau nom de la chaîne Spike TV.
Too Old to Die Young
Une série criminelle basée dans la cité des anges créée par Nicolas Winding Refn et Ed Brubaker.
Avec Miles Teller, Neil Tiger Free, Bill Baldwin, John Hawkes, Jena Malone, Callie Hernandez, Babs Olusanmokun, Augusto Aguilera et Cristina Rodlo.
Synopsis : Dans les bas-fonds de la vie criminelle de Los Angeles, le quotidien d’un officier de police endeuillé à la suite du meurtre de son coéquipier. Autour de lui, des tueurs à gages, des yakuzas, des cartels mexicains, la mafia russe et des gangs d’adolescents assassins.
Pourquoi on l’attend ? : « Nicolas Winding Refn qui se lance dans la série TV s’apparente à un véritable événement. Avec son style si particulier mais aussi entouré d’une équipe technique de prestige (Darius Khondji à la photo et Cliff Martinez à la musique) et un casting 5 étoiles, il promet déjà une œuvre totalement folle. Les rumeurs rêvent déjà Too Old to Die Young en spin-off de The Neon Demon, mais l’ensemble s’apparente surtout comme une synthèse du cinéma de NWR. Des tueurs qui se rêvent en samouraïs dans un Los Angeles hyper stylisé, comment ne pas attendre cette futur exubérance made in NWR ? » – Frédéric Perrinot
Commandée par Amazon, aucune date de diffusion n’est jusque-là annoncée.
Philip K. Dick’s Electric Dreams
Une série télévisée d’anthologie développée par Ronald D. Moore et Michael Dinner.
Avec Vera Fermiga, Michael Madden, Anna Paquin, Terrence Howard, Steve Buscemi, Bryan Cranston, Greg Kinnear, Janelle Monae, Jack Reynor, Maura Tierney, Liam Cunningham, Geraldine Chaplin et Timothy Spall.
Synopsis : Chaque épisode raconte une histoire différente inspirée de l’œuvre de Philip K. Dick.
Pourquoi on l’attend ? : « Après les déceptions cinématographiques de Ghost in the Shell et de Blade Runner 2049, les fans de SF et d’univers cyberpunk vont pouvoir découvrir, avec beaucoup de bonheur, la série Philip K. Dick’s Electric Dreams. Ce programme, signé Ronald D. Moore et Michael Dinner, se déroule sur dix épisodes totalement indépendants comme dans Black Mirror. Le casting regroupe notamment Steve Buscemi, Vera Farmiga, Terrence Howard, Liam Cunningham ou bien encore Anna Paquin. Les écrits de Philip K. Dick pourraient acquérir une nouvelle dimension culte à travers ce passage par la case série télévisée, à une époque où le transhumanisme semble devenir de plus en plus une réalité. » – Gabriel Mabille
https://www.youtube.com/watch?v=rvwS1bo0fu4
Sortie prévue le 12 janvier 2018 sur Amazon Prime.
The Alienist
Un drame policier créé par Hossein Amini et Cary Joji Fukunaga, adapté du roman de Caleb Carr.
Avec Luke Evans, Daniel Brühl, Dakota Fanning, Robert Wisdom, Brian Geraghty, Matt Lintz, Douglas Smith et Q’Orianka Quilcher.
Synopsis : Alors qu’un tueur laisse derrière lui les corps mutilés d’adolescents, les pouvoirs publics restent impassibles. Devant tant d’indifférence, Theodore Roosevelt, qui occupait alors la position de préfet, décide de faire appel au chroniqueur criminel John Schuyler Moore et au spécialiste des maladies mentales Laszlo Kreizler, tous deux aidés par Sara Howard, une secrétaire désirant devenir l’une des premières femmes policières. Il leur demande de mener une investigation dans le but d’identifier le responsable de ces meurtres horribles.
Pourquoi on l’attend ? : Après The Knick qui s’est arrêté au terme d’une deuxième saison en 2015, les projets de séries médicales historiques sont devenues de nouvelles sources d’inspiration. Avec The Alienist créée par le père de True Detective, Cary Fukunaga et soutenu par Eric Roth, le scénariste de Forrest Gump et L’Étrange histoire de Benjamin Button, l’attente est certaine. D’autant plus qu’au scénario, on compte sur Hossein Amini (Oscar du meilleur scénario adapté pour Les Ailes de la colombe) et Jakob Verbruggen (The Fall, House of Cards, Black Mirror: « Men Against Fire ») à la réal. Le projet est donc d’envergure, d’ailleurs 5 millions de dollars ont été investis pour le tournage du pilote. Avant Mindhunter, on appelait les médecins spécialisés en psychologie criminelle, des « aliénistes ». Daniel Brühl en est un, entouré d’un journaliste illustrateur sous les traits de Luke Evans, et d’une secrétaire au quartier général de la police, Dakota Fanning, ils devront enquêter sur une série de meurtres de jeunes garçons prostitués. Il n’y a qu’à voir la bande annonce pour se mettre l’eau à la bouche. » – Antoine Mournes
Sortie prévue le 22 janvier 2018 sur TNT.
Mosaïc
Une série créée par Steven Soderbergh.
Avec Garrett Hedlund, Jennifer Ferrin, Sharon Stone, Frederick Weller, Jeremy Bobb, Beau Bridges, Jacob Vargas, James Ransone, Devin Ratray et Paul Reubens.
Synopsis : Olivia Lake, auteure à succès de livres pour enfants, est tuée au cours du réveillon du Nouvel an. Les soupçons vont très vite se porter sur plusieurs personnes, dont le petit ami de la victime.
Pourquoi on l’attend ? : « Annoncée en catimini médiatique à seulement deux mois de sa diffusion, la série Mosaïc promet pourtant une expérience révolutionnaire dans la manière de regarder une série. Avec le caméléon Steven Soderbergh aux manettes (trilogie Ocean, Logan Lucky), cette nouvelle création permettra, via le téléchargement d’une application IOS, de voir les pensées des personnages, d’observer leurs points de vues et leur expérience. Déjà disponible sur IOS, l’application a été pensée durant toute la production, jusqu’à l’écriture du scénario. Mosaïc promet donc une façon totalement inédite de voir une série TV, avec également pour atout son casting, avec Sharon Stone, Garrett Hedlund ou encore Beau Bridges. Rendez-vous le 22 janvier sur HBO pour profiter de cette révolution dans la création audiovisuelle. » – Louis Verdoux
Première diffusion le 22 janvier 2018 sur HBO.
Maniac
Remake d’une série noire norvégienne créée par Patrick Somerville.
Avec Emma Stone, Jonah Hill, Justin Theroux, Josh Pais, Sally Field, Soyona Mizuno, Geoffrey Cantor et Rob Yang.
Synopsis : Les folles aventures du patient d’un institut psychiatrique qui s’échappe mentalement dans un monde fantastique dont il est le héros.
Pourquoi on l’attend ? : « Depuis le succès de True Détective qui l’aura érigé en figure montante de l’entertainment télévisuel américain, on attendait vraiment le retour aux affaires de Cary Fukunaga. Ça tombe bien, la major Netflix lui a fait confiance pour développer Maniac, le remake d’une série norvégienne où l’on suit le quotidien d’un patient d’asile psychiatrique (Jonah Hill) qui s’invente tout un univers en compagnie de son infirmière (Emma Stone). Fatalement, vu le CV des 3 stars mentionnées, nul doute que Maniac devrait faire du bruit en 2018. » – Antoine Delassus
Aucun trailer, ni de date de première diffusion dévoilés à ce jour.
Sharp Objects
Une mini-série de Marti Noxon, adaptée du roman de Gillian Flynn.
Avec Amy Adams, Patricia Clarkson, Chris Messina, Eliza Scanlen, Elizabeth Perkins, Madison Davenport et Lulu Wilson.
Synopsis : Camille Preaker, reporter, sort tout juste d’un bref séjour à l’hôpital psychiatrique. Elle retourne dans la ville de son enfance pour tenter de résoudre le meurtre de deux adolescentes.
Pourquoi on l’attend ? : « Le talentueux réalisateur Québécois Jean-Marc Vallée poursuit son épopée américaine sur le petit écran. Après ses succès au cinéma (Dallas Buyers Club, Wild, Démolition) et le récent triomphe de la superbe série Big little lies, il reviendra dès 2018 avec Sharp Objects, pour HBO également. Cette série, qui semble prendre la forme d’un thriller dramatique avec Amy Adams dans le rôle principal, est adaptée d’un roman de Gillian Flynn (déjà auteure d’ Apparences, adapté au cinéma par Fincher avec Gone Girl) et a tous les ingrédients pour nous faire vibrer cette année. » – Clement Fauré
Aucun trailer dévoilé à ce jour. Sortie prévue cet été 2018 sur HBO.
The Ballad of Buster Scruggs
La série des frères Coen en six parties explorera la conquête du grand Ouest américain.
Avec Tim Blake, Stephen Root, James Franco, Zoe Kazan, Tyne Daly et Ralph Ineson.
Synopsis : En selle ! The Ballad of Buster Scruggs nous emmène vivre six histoires aux frontières du Far West américain. Et selon Albuquerque Journal, la série mettra en scène un cowboy chanteur dans un premier épisode. Le second, intitulé Near Algodones, suivra un vagabond braqueur de banques. Le troisième, Meal Tickets, évoquera le périple d’un acteur et de son impresario. All Gold Canyon s’intéressera, lui, à l’histoire d’un chercheur d’or. The Gal Who Got Rattled parlera de deux pisteurs et d’une femme à bord d’un train parcourant l’Oregon. Et le dernier épisode, The Mortal Remains, emmenera ses cinq personnages vers une mystérieuse destination.
Pourquoi on l’attend ? : « S’ils étaient restés distants de la série Fargo (adapté d’un de leur film), les frères Coen semblent finalement s’être laissé convaincre par l’univers de la télévision (le retour de Twin Peaks n’y est peut être pas étranger). Ils réaliseront et écriront The Ballad of Buster Scruggs, et cette simple information devrait suffire à réveiller toutes les alarmes des cinéphiles et cinéphages de la planète. Mais les deux frères restant ce qu’ils sont, très peu d’informations circulent sur le projet. Quelques têtes d’affiche comme Tim Blake Nelson (O’Brother) et James Franco semblent être de la partie. Et plutôt qu’une histoire sur le long terme, les Coen semblent avoir jeté leur dévolu sur le principe de l’anthologie. Ce sera donc six histoires différentes prenant place dans le décor frontalier du Nouveau Mexique (où ils avaient déjà tourné No country for old men et True Grit). Une sorte de Black Mirror du western avec, à la barre, des cinéastes qui adorent tromper leur monde. Avouez-le, ça donne envie ? » – Vincent B.
Aucun trailer dévoilé à ce jour. Sortie prévue durant l’année 2018 sur la plateforme de streaming Netflix.
Britannia
Une série scénarisée par Jez et Tom Butterworth.
Avec Kelly Reilly, Zoë Wanamaker, David Morrissey, Hugo Speer, Nikolaj Lie Kaas, Barry Ward, Mackenzie Crook, Stanley Weber, Eleanor Worthington-Cox et Ian McDiarmid.
Synopsis : En 43 après Jésus-Christ, sous l’empereur Claude, l’armée impériale romaine, veut écraser Britannia, une contrée mystérieuse avec des druides doués de pouvoirs magiques, et des femmes guerrières.
Pourquoi on l’attend ? : « En pure fan des séries historiques, j’ai coutume d’en regarder beaucoup. J’apprécie les period dramas en costumes de type Borgias ou Tudors au même titre que les récits historiques d’aventures épiques. J’adore particulièrement Vikings. Dans cette logique, j’attends Britannia avec impatience car il semblerait que la série combine tous les ingrédients parfaits : invasions, batailles, grands guerriers, mais aussi mystère et mysticisme puisque l’action se déroule en Grande Bretagne en 43 après J.C., époque barbare et terre sauvage propice aux croyances et rituels étranges. Ajoutons à cela un casting chatoyant (Kelly Reilly, David Morrissey, Stanley Weber ou encore Barry Ward). Espérons que le programme soit à la hauteur de ses promesses. » – Marushka Odabackian
Sortie prévue le 18 janvier 2018 sur la chaine anglaise, Sky Atlantic.
The First
The First est une série futuriste de Beau Willimon.
Avec Sean Penn, Natascha McElhone, Hannah Ware, Anna Jacoby-Heron, Jeff Caperton, Kofi Boakye, T.C. Matherne, James Ransone.
Synopsis : Écrit par Willimon, créateur et scénariste de House of Cards, The First suit la première mission humaine sur Mars, explorant les défis de faire les premiers pas vers la colonisation interplanétaire. L’histoire se concentre non seulement sur les astronautes, mais aussi sur leurs familles et leurs proches, ainsi que l’équipe au sol sur Terre.
Pourquoi on l’attend ? : « Depuis les premiers pas de l’Homme sur la Lune, l’humanité se rêve en explorateur interplanétaire. La pénurie des ressources terrestres renforçant ce fantasme, une véritable course à la conquête spatiale s’est ainsi développée entre les Etats afin d’être le premier à y parvenir. La planète Mars se rapprochant le plus des caractéristiques de la Terre, la bataille à la colonisation marsienne a ainsi été sujette à moults récits fictionnels sur petit écran (Ascension, Defying Gravity, Mars) où les enjeux étaient les mêmes : survie, scientifiques, technologiques, politiques, et surtout humains. Toutefois, l’échec répétitif de ces mini-séries laissant suggérer que le développement télévisé d’une aventure spatiale n’est pas une mince affaire, très peu de chaînes s’y sont frottées. C’était sans compter l’impudence de Channel 4 (Skins, Misfits, Black Mirror) et de la plateforme Hulu (The Mindy Project, The Handmaid’s Tale) avec leur bébé The First. Portée par des chaînes d’ampleur et par un acteur de renom en la personne de Sean Penn, la série aura ainsi la lourde tâche de réussir où pleins d’autres ont échoué. Un défi qu’on ne manquera pas de rater ! » – Audrey Efale
Aucun trailer dévoilé à ce jour. Sortie en 2018 sur la plateforme américaine Hulu et la chaîne anglaise Channel 4.
Jack Ryan
Produite par Michael Bay, une série d’espionnage en huit épisodes basée sur une idée de Carlton Cuse (Lost, Bates Motel) et Graham Roland.
Avec John Krasinski, Abbie Cornish, Marie-Josée Croze, Wendell Pierce, Peter Fonda, Mena Massoud et Timothy Hutton.
Synopsis : La série suivra le célèbre agent de la CIA issu des romans de Tom Clancy, lors de sa toute première mission sur le terrain. En déchiffrant un système de communication complexe, il se retrouve aux prises avec une cellule terroriste.
Pourquoi on l’attend ? : « Jack Ryan, héros éponyme des romans de Tom Clancy, de retour sur les écrans ? L’idée est alléchante, surtout qu’on retrouvera notre héros dans un format inédit ! Car après 5 longs métrages de qualité inégale mais dont les scénarios retors captivent, l’analyste de la CIA envahira les petits écrans dans une série produite par Amazon. De quoi en apprendre davantage sur le background de ce personnage culte, de ses débuts à sa consécration d’agent de terrain. D’autant plus qu’il sera interprété par John Krasinski, acteur qui a su faire ses preuves dans le cinéma d’action (13 hours de Michael Bay). » – Kévin Beluche
Disponible sur Amazon Prime Vidéo en 2018.
9-1-1
Une série signée par le prolifique Ryan Murphy à qui l’on doit Glee, American Horror Story, mais aussi cette année, Pose, prévue pour début 2018 sur FX, et la saison 2 très attendue d’American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace.
Avec Angela Bassett, Connie Britton, Peter Krause, Kenneth Choi, Corinne Massiah, Oliver Stark, Aisha Hinds et Rockmond Dunbar.
Synopsis : Du service d’appels d’urgences 911 aux pompiers, secouristes ou policiers, tous ces intervenants sont constamment sous pression, confrontés quotidiennement à des situations stupéfiantes, effrayantes, et parfois même choquantes. S’ils ont pour mission de voler au secours des personnes en danger, ces héros de l’ombre doivent aussi trouver le temps de résoudre les problèmes de leurs propres vies…
Pourquoi on l’attend ? : « Les héros de l’ombre enfin mis sur le devant de la scène, c’est ce que propose la nouvelle série de Ryan Murphy : 9-1-1. Inutile de préciser que le nom du créateur/scénariste suffit à donner envie de la suivre. Émotions fortes et drames intenses devraient être au rendez-vous pour, on l’espère, rendre hommage à ces métiers de manière touchante et profonde. Si le doux mélange s’opère entre sphère privée et professionnelle, alors ça pourrait bien être une réussite. » – Gwennaëlle Masle
Sortie prévue le 3 janvier sur la chaîne américaine FOX.





Pas même une minute trente dans le journal télévisé régional sur France Télévision pour parler du blocage d’une nationale par des paysans en colère, lessivés, fatigués. Un reportage caricatural en prime où un gars de la ville parle des « mains craquelées » des paysans. Philippe Le Guay tente avec ces quelques scènes d’ouverture de nous parler de nos propres clichés, de notre regard de spectateur sur ce monde oublié, celui des « petits » paysans auxquels Hubert Charuel avait déjà consacré un très beau film (Petit Paysan) en 2017. On les retrouve donc indignés dans une salle où ils viennent de regarder le reportage, réunis par le maire de la ville (François Cluzet, très terre à terre), ensemble mais pas forcément unis. Les voix ne s’accordent pas nécessairement sur la manière de faire entendre la voix de ceux qui travaillent la terre, nourrissent (nourrissaient?) les gens et élèvent les futurs steaks ou fromages de nos assiettes. Alors le maire veut une idée forte pour fédérer. D’autres encore évoquent l’utilisation des pesticides, la volonté des paysans d’entrer dans le marché mondialisé, tout en criant à l’étouffement, l’étranglement dans ce même marché. Ceci n’est qu’esquissé avant qu’un vieil homme entonne une chanson qui loue les plaisirs de la terre que ne connaîtront peut-être plus « nos enfants ». Et voilà, emballé, c’est pesé, tout le petit monde paysan que veut décrire Le Guay est croqué en une séquence, c’est un peu rapide. Par la suite, on retrouvera quelques-uns de ces personnages dans des rôles un peu développés, mais guère plus. Car si la volonté du réalisateur est louable, elle est quelque peu bâclée derrière un scénario qui veut trop en faire, tout en ne faisant finalement pas grand chose. Tout ce petit monde va se laisser embarquer dans une idée (un peu) folle : faire une photo nue (d’où le titre) pour un Américain pédant qui déteste la nature. L’idée ? Faire le buzz et avoir une couverture médiatique large, parler d’eux en mieux. C’est alors que la métaphore est filée : puisqu’on est déjà à poil (financièrement), qu’est-ce que ça fera de plus de se déshabiller réellement dans un champ (convoité par deux types à la fois), sans pour autant baisser son froc devant l’oppresseur (les marchés internationaux) ou l’envahisseur (le méchant Américain) ?
Avec ce film au scénario très « couru d’avance » (le fils d’un ancien propriétaire d’un studio de photographie revient après quelques années pour vendre sa boutique, mais l’enfant du pays restera-t-il finalement après être tombé amoureux ? Et qui prendra finalement la photo si ce n’est pas l’Américain ?), Philippe Le Guay tente de parler d’une certaine France (les acteurs ont donc mis le paquet pour faire authentique, François Cluzet en tête), laissée depuis bien trop longtemps à l’abandon, écrasée par les dettes mais qui pourtant a la tâche de nourrir (et le mieux possible) le monde. Or, la question qui fâche peut-être est de savoir d’où parle le film : plusieurs fils directeurs et regards (la voix off de la parisienne de 12 ans venue s’installer dans la région avec ses parents, le maire du village, le fils du pays revenu pour « quelques jours » seulement, les Américains) qui ne sont jamais aboutis, approfondis et qui dessinent des personnages un peu trop clichés, creux (le boucher amoureux de sa femme ancienne miss du coin qui refuse qu’elle pose nue) dont les destins se résolvent un peu trop vite à la fin. Mais surtout, à qui parle le film ?
En voulant multiplier les portraits (jusqu’au méchant catho de pharmacien qui ne changera jamais d’avis), le film veut « plaire » à tout le monde, être consensuel et le coup de gueule paysan qu’il pousse perd ainsi de sa force, de son incarnation. Le miroir se brise et c’est une mosaïque de tout petits cris qui se dessine, mais s’estompe surtout. Cette dernière question restera hélas sans réponse tant le film multiplie les bonnes questions et réflexions importantes (sur le traitement médiatique du rapport à la viande, la condition animale, la contradiction à nourrir la terre tout en la détruisant un peu/beaucoup, les choix alimentaires de chacun, mais aussi la souffrance paysanne traitée avec un humour bienvenu mais parfois trop « survolant »… ), mais simplement pour les mettre là, sans les approfondir. Finalement, l’enjeu même du film est balayé à la fin et ne trouve pas vraiment sa résolution. A moins que le but ait été seulement de prouver qu’il était possible de mettre des Normands nus, mais c’est alors bien simpliste, voire décevant. La fin revient finalement à illustrer ce qui est dit depuis le début : ensemble on est plus forts. Oui, certes, mais quelle est finalement la voix choisie par ces gens : poursuivre leurs vies, collectionner les petits bonheurs, s’entraider, et jusqu’où cette voix portera-t-elle vraiment ? En tout cas de Petit Paysan en fin d’année dernière à Normandie Nue début 2018, l’avenir de la qualité alimentaire de notre pays (de notre monde) ne sera pas merveilleuse, le cinéma en a pris conscience et cela donne lieu à des scènes aussi hallucinantes que presque réelles, en tout cas impossibles : que ce soit une vache atteinte d’une fièvre très contagieuse dans Petit Paysan ou un cauchemar d’une Normandie désertique où les vaches se meurent, squelettiques, incapables de survivre et donc de nous aider à survivre. Le cinéma semble donc nous dire « réveillez vous », même parfois un peu maladroitement comme avec Normandie Nue.
Les cinéphiles ne s’intéressant pas toujours à la presse people, il ne s’agit alors pas d’une mauvaise idée de rappeler à quel point Justin Timberlake (

des genres différents permettent une meilleure respiration, tout en alimentant l’arc principal qui mêle les 4 jeunes gens. Drew veut profiter d’une promotion pour partir à Shanghai à la place du favori, Eliott sombre dans la folie alors que son autobio est acclamée par des éditeurs et que son couple bat de l’aile, Portia doit faire le deuil de sa mère qui ne semble pas l’aimer comme il se doit, tandis que Dory rencontre l’ex-femme de Keith et son amie qui baigne dans la mafia, sans oublier Julian, ex de Dory et journaliste en herbe… Mais la voisine April, qui cache elle aussi son lot de secrets, s’immisce dans le projet noir du « club des 


Le film débute par une séquence au Parlement, filmé en plongée, dans une lumière pâle mais suffisante pour que l’on puisse voir la poussière des lieux voler. La caméra descend tel un prédateur sur ces hommes en effervescence, demandant la démission de l’un d’eux, Neville Chamberlain (Ronald Pickup), le premier ministre en place. Une très belle scène inaugurale dans laquelle Churchill est absent, mais qui ne parle que de lui en creux : on chuchote son nom comme le seul successeur qui pourrait être accepté par l’opposition, mais on le chuchote comme s’il était une malédiction, comme si l’homme lui-même était une malédiction. Beaucoup de scènes s’appuieront sur de tels mouvements de caméra, impressionnants, peut-être un peu trop répétitifs pour ne pas tomber dans le gimmick facile.
Les Heures sombres se dessine plutôt comme un haletant thriller politique qu’un film de guerre. Hitler et Mussolini sont les ennemis manifestes, mais Churchill doit combattre des ennemis intérieurs tout aussi féroces, et notamment Neville Chamberlain et le sournois Halifax (Stephen Dillane, vu notamment dans
La réussite du film tient notamment dans ce combo caractérisation minutieuse / casting impeccable. Le roi George VI, bégayant de tout son soûl dans Le Discours d’un Roi de Tom Hooper, est un personnage beaucoup plus en nuances tel qu’interprété ici par Ben Mendelsohn. Tantôt contre Churchill qu’il a dû nommer Premier Ministre malgré lui, tantôt son allié au plus fort de ces heures sombres, donnant même une des scènes les plus empreintes de tendresse dans un film plutôt âpre, « Bertie » a une dimension très humaine que le « bad boy » australien contribue à façonner. Kristin Scott-Thomas incarne à merveille Clementine Churchill, une femme résignée mais loyale et fidèle, fatiguée mais tentant de rester à la hauteur de son époux en matière de drôlerie et de punchlines. Lily James, enfin, apporte la fraîcheur dans ce monde de vieux intrigants. La secrétaire personnelle de Churchill est l’agnelle qui aurait pu et dû se faire bouffer toute crue, et qui, in fine, devient la femme de confiance d’un homme qui a gagné une guerre avec les mots qu’il dictait et qu’elle tapait avec frénésie et avec ferveur.
Ce qui frappe d’emblée dans The Crown, c’est la façon dont les personnages ne semblent, au départ, pas taillés pour leur fonction. La Reine est une femme. Le Duc d’Édimbourg est un homme. Par conséquent, chacun éprouve des sentiments naturels, et traverse des crises identitaires plus ou moins fortes, voire décisives. Mais là où les citoyens normaux ont la liberté d’exprimer leurs humeurs, leur frustration, leur douleur ou leurs doutes, le couple royal ne peut pas. Car, et c’est là toute la force de cette série, leurs intérêts passent après ceux de la nation, du pays, de la Monarchie. A partir de cet instant, on réalise alors que le pouvoir, qui fait si souvent rêver, est davantage traité comme un fardeau dans The Crown, qui articule tout son récit autour de la dialectique entre volonté individuelle et devoir collectif. Paradoxe absolu, Elizabeth et Philip, qui figurent pourtant parmi les souverains les plus emblématiques et importants du monde moderne, n’ont aucune liberté, et doivent s’oublier pour mieux servir la Grande-Bretagne. Le comble, pour l’incarnation même du pouvoir, que de n’en avoir aucun. Ainsi, les obstacles se multiplient pour la Reine, femme prise en tenaille et écartelée entre ses envies et des peines, son affection pour ses proches, son envie de mener une vie normale, et le poids du rôle qu’elle se doit d’incarner sans jamais flancher, refoulant toujours ses chagrins, ses déceptions ou ses désirs pour s’effacer. C’est d’autant plus intéressant alors, de voir comment la jeune Reine fait face à la crise de son couple, aux infidélités répétées de son mari et aux rumeurs qui circulent à son sujet, avec une humilité et une dignité qui fait ressortir un autre aspect de la vie à Buckingham : celui du silence. C’est étouffé par le poids des non-dits et du devoir de retenue que le couple royal doit survivre aux années, survivre aux scandales. Des humains qui ne peuvent finalement pas en être : c’est ça, The Crown.
Autre nouveauté par rapport à la première saison, cette deuxième partie s’offre le temps d’instrumentaliser à souhait les vies et les destins croisés des différents membres de la famille royale, dont certains sont parfois difficiles à contrôler. En tête, Margaret, l’indomptable sœur de la Reine, qui fait fi du protocole pour laisser libre cours à ses pulsions, et qui place au centre de ses préoccupations sa quête de l’amour. Frasques en tous genres, alcoolisme mondain, dépression, solitude, pétages de plomb, coup de foudre avec un photographe peu recommandable, mœurs libérées, train de vie très ostentatoire : Margaret fait déjà, à son époque, les choux gras d’une presse people avide de scoops, phénomène que la Monarchie s’évertue à endiguer du mieux qu’elle le peut. Au rayon scandales, Edouard VIII, l’ancien Roi, n’est pas en reste, puisque là encore, la Monarchie sera confrontée à la résurgence d’un autre dossier sensible, à savoir l’appartenance et la participation du Duc de Windsor au mouvement nazi, et son implication auprès des dirigeants du IIIème Reich, avec suspicion d’espionnage, entre autres. Autre qualité de The Crown : la série ne fait pas l’hagiographie des monarques, mais se confronte, au contraire, aux zones d’ombre et au passé parfois embarrassant de ses personnages, et donc de l’Angleterre. Enfance sordide de Philip, accointances douteuses de ses sœurs qui étaient épouses de nazis : les attaches de certains membres de la Couronne avec l’Allemagne fasciste de la Seconde Guerre Mondiale ne sont pas passées sous silence. Au final, ce postulat fait de The Crown une série courageuse qui regarde le passé en face (peut-être pour mieux l’exorciser), et qui ne cherche pas non plus à gommer les défauts, les fautes et les erreurs de ses personnages. Un souci d’honnêteté qui mérite d’être souligné.
Dans la même idée, The Crown montre avec finesse et efficacité l’impact qu’ont eu la Seconde Guerre Mondiale et la modernisation de la société sur une Monarchie figée et poussiéreuse, institution dépassée, constamment menacée de disparition. Vieille, guindée, déconnectée des réalités, loin du peuple, ringarde : la Couronne, qui n’a pas évolué depuis des décennies, et elle aussi confrontée à une grave crise, au même titre que tous ceux qui la portent. Parallèle scénaristique habile, qui continue d’exploiter cette dichotomie apparente entre institution d’un côté, et humain de l’autre. Et si finalement ces deux éléments se faisaient le reflet l’un de l’autre ? Il n’en demeure pas moins que cette seconde saison met en lumière la façon dont la Monarchie doit sans cesse se remettre en question pour survivre, comme les personnages. Entre la réaction humiliante et insultante de Jackie Kennedy qui ridiculise ouvertement la Reine et son palais ; la lettre ouverte incendiaire d’un certain 