The Handmaid’s Tale, Mindhunter… : Le top 5 des meilleures nouveautés 2017

Comme chaque fin d’année vient l’heure des bilans et nous vous annonçons les meilleures nouveautés séries selon la rédac’. Mindhunter, Taboo, The Handmaid’s Tale, Big Little Lies… Voici le top 5 de 2017 !

Les alternatives aux chaînes payantes ont, depuis quelques années, gagné du terrain. Netflix en tête en apparaissant pour la première fois dans le top séries 2016. Deux séries de plus cette année dans notre bilan ne sont pas diffusées par le circuit traditionnel. Outre le fait que 4 séries sont des adaptations littéraires, peut-on craindre la fin d’une ère de création sur les networks? Quoiqu’il en soit les Emmy Awards ont récompensé deux d’entre elles.

Mindhunter – créée par Joe Penhall sur Netflix – 1ère diffusion : 13 octobre 2017

Synopsis : Comment anticiper la folie quand on ignore comment fonctionnent les fous? Deux agents du FBI imaginent une enquête aux méthodes révolutionnaires et se lancent dans une véritable odyssée pour obtenir des réponses.

La production est une adaptation de l’ouvrage Mindhunter : Dans la tête d’un profileur de Mark Olshaker et John E. Douglas. Ce dernier étant connu pour avoir été un des premiers profilers, il a notamment inspiré le personnage joué par Jonathan Groff que l’on a vu dernièrement dans un tout autre registre dans Looking ou Glee. On attend une deuxième saison déjà en préparation…

Marush Ka 

C’est juste parfait l’atmosphère glaçante et la folie des serial killer confrontée à une approche super clinique et c’est la naissance de tout un nouveau champ d’études c’est fascinant

Mégane Bouron 

Un thriller psychologique poignant, qui réussit à moderniser les séries policières. À la fois oppressant et fascinant !

Adrien Beltoise 

Quand Netflix et David Fincher explose façon puzzle le genre du procedural pour le réinventer. Une sorte d’anti True Detective à l’esthétique racée et sérieusement addictive.

Gwennaëlle Masle 

Autant fascinante par la psychologie humaine avec les tueurs en série que par la curiosité des deux professionnels dans ce domaine. La série captive sans cesse.

Sara Art 

Cette série sous forme de road trip macabre, produite et réalisée, pour les deux premiers et deux derniers épisodes par David Fincher (Zodiac, Gone Girl, Fight Club, Se7en..) examine au scalpel les entrailles des serials killers dans une Amérique post Summer of Love. Sobre, intelligente, déstabilisante… Mindhunter accroche le cœur des spectateurs avec ses acteurs époustouflants, Cameron Britton aka Ed Kemper en tête et son atmosphère à couper au couteau. C’est fort !

https://www.youtube.com/watch?v=7gZCfRD_zWE

The Handmaid’s Tale – créée par Bruce Miller, d’après le roman « La Servante écarlate » de Margaret Atwood, sur Hulu – 1ère diffusion : 26 avril 2017

Synopsis : Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

Sara Art 

Le livre de Margaret Atwood tire son inspiration du nazisme, des régimes paranoïaques du bloc de l’Est sous domination soviétique, de la Chine maoïste, du wahhabisme saoudien et tant d’autres, comme elle le dit dans le Time : « Quelque part à un moment donné. Je n’ai rien inventée. »
Dès l’ouverture du pilote The Handmaid’s Tale entraîne le spectateur sur un chemin d’indicibles horreurs, impossible de ne pas penser à la description perturbante des sociétés cauchemardesques de George Orwell, Ray Bradbury ou Aldous Huxley et de ne pas voir l’hommage rendu à tous ses auteurs. Une adaptation brillante, sophistiquée, complexe du créateur Bruce Miller, et de sa réalisatrice, Reed Morano, bien plus proche du livre que le film. Ils ont réussi à capter toutes les nuances des rouages de l’oppression, grâce à une écriture de premier ordre, un visuel luxuriant composé de rouges profonds, de pastels délavés, d’ombres sinistres traversées par une lumière floue, des gros plans saisissant les sentiments d’effrois et des acteurs dont les performances intenses envoûtent et terrifient. Citons entre autres, Elisabeth Moss (Mad Men, Top Of The Lake), une tante Lydia à la cruauté débonnaire presque tranquille, incarnée avec brio par Ann Dowd (The Leftovers), Yvonne Strahovski incroyable dans ce rôle d’épouse horrible, bourreau et victime à la fois dans cette république implacable… La servante écarlate est une expérience de visionnage hypnotisante, elle subjugue, obsède, un show avec toutes les cartes en main pour rentrer dans le panthéon des séries.

Marush Ka 

L’interprétation est bluffante, la mise en scène magistrale et en plus l’ambiance est super anxiogène c’est fort

Mégane Bouron 

Pour son ambiance glaçante, son esthétisme transcendant et sa merveilleuse interprétation. Mon coup de cœur de l’année !

Vincent B.

Un bonne série pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

https://www.youtube.com/watch?v=PJTonrzXTJs

– Big Little Lies – créée par David E. Kelley, d’après le roman « Petits secrets, grands mensonges » de Liane Moriarty, sur HBO – 1ère diffusion : 19 février 2017

Synopsis : Quand Madeline, Jane et Celeste se lient d’amitié par l’intermédiaire de leurs enfants, elles ne se doutent pas qu’elles vont se retrouver, des mois plus tard, au centre d’un tragique accident, survenu à la fête de l’école. Qui est mort ? Qui est responsable ? Et pour quelle raison ? Secrets, rumeurs et mensonges ne faisant pas bon ménage, tout l’univers de la petite ville de Monterey va être secoué de violents soubresauts

HBO annonce dés le printemps 2015 une commande d’une mini-série adapté d’un roman australien sur les conséquences d’un viol survenu dans une société superficielle de familles de classes supérieures. Les têtes d’affiches sont annoncées dans la foulée: Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley. L’année suivante, le nom du réalisateur québécois prolifique Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Wild, Demolition) est révélé. Ce dernier confirme que la série Big Little Lies conservera le format de mini-série et par conséquent, ne connaîtra pas de deuxième saison. Le 8 décembre 2017, après un Emmy Award, la chaîne déclare que la série sera renouvelée avec les noms de Reese Witherspoon et Nicole Kidman. Jean-Marc Vallée délaisse la réalisation à Andrea Arnolds (récompensée au Prix du Jury pour Fish Tank et American Honey) pour occuper le poste de producteur exécutif. Le thème ne manque pas d’accrocher et nous fait voyager grâce au morceau de Michael Kiwanuka « Cold Little Heart ». Comparé à Ottis Redding et Bill Withers, sa musique mêle « l’intimité de la folk à l’élégance et la chaleur de la soul ».

Antoine Mournès 

Malgré un finale sans surprise et une évolution relativement plate, la série traite d’un sujet sensible dans des paysages luxurieux avec une distribution impeccable quoique peu surcotée. Sans Jean-Marc Vallée, Big Little Lies aurait la consistance d’un téléfilm vaniteux.

Marush Ka 

Casting 4 étoiles et réalisateur de renom pour une fiction qui dénonce habilement la maltraitance faite aux femmes mais je trouve que ça reste trop banal pour être vraiment transcendant

Adrien Beltoise 

Si le dernier épisode m’est problématique à bien des niveaux (faux twist final, idéologie limite, morale puante), que la série est assez répétitive et parfois trop Instagram pour moi, Big Little Lies reste superbement interprété et mené pour se suivre avec plaisir et intérêt.

Clement Fauré

Big Little lies : Quel plaisir de retrouver Jean marc vallée à la réalisation. Après de superbes longs métrages tels que Dallas Buyers Club ou Demolition, le voilà de retour sur une mini série HBO très réussie. Cette adaptation du roman de Liane Moriarty est une réussite en tout points. Visuellement splendide, et superbement interprétée par ces actrices (mention spéciale pour Reese Witherspoon), on retiendra surtout la tension qui monte crescendo jusqu’à l’épisode final. Haletante et jubilatoire.

https://www.youtube.com/watch?v=YrMOOpXXy3o

– 13 Reasons Whycréée par Brian Yorkey et dirigé par Tom McCarthy (Spotlight) d’après le roman de Jay Asher « Treize Raisons » sur Netflix  – 1ère diffusion : 31 mars 2017

Synopsis : Clay Jensen, un adolescent de 17 ans, découvre une mystérieuse boîte sous son porte contenant des cassettes audio de la part de son amie Hannah Baker, qui s’est suicidée quelques semaines plus tôt. La jeune fille révèle dans ses enregistrements qu’elle a mis fin à ses jours à cause de 13 raisons. En écoutant ces messages, Clay va essayer de comprendre ce qui a pu se passer.

La CW a lancé Riverdale, une série teenage, du même calibre que Pretty Little Liars. Netflix décide de riposter en proposant sa version et diffuse 13 Reasons Why, inspiré du best-seller éponyme de Jay Asher. En 13 épisodes, la série représente parfaitement l’état d’esprit, souvent dépressif, des adolescents et réussi à nous faire réfléchir sur leur mal être permanent. Une série essentielle à découvrir sur la plateforme. Le projet date de 2011 alors que le studio Universal Pictures annonce l’acquisition des droits d’adaptation du roman Treize raisons de Jay Asher pour l’adapter au cinéma. La chanteuse Selena Gomez rejoint le projet pour le rôle principal de Hannah Baker, mais le projet de film ne dépasse jamais le développement. Il faudra attendre quatre ans pour que Paramount Television récupère les droits d’adaptation du roman et que Netflix puisse en profiter. La série sera développée par le dramaturge Brian Yorkey, lauréat du Prix Pulitzer en 2010 pour sa comédie musicale Next to Normal avec la participation de Selena Gomez en tant que productrice exécutive. Le 7 mai 2017, la plateforme confirme le renouvellement de la série pour une deuxième saison composée de treize épisodes dont la mise en ligne est prévue pour 2018…

Maxime Kasparian 

Un petit bijou de la part de Netflix qui propose une fois encore une série importante, pas seulement pour son histoire bien écrite, mais surtout parce qu’elle met en lumière les problèmes liés à l’adolescence et au suicide. Sujet très intéressant à suivre.


Marush Ka 

Construction narrative hyper originale et message super important, la série s’attaque à un sujet très crucial (harcèlement scolaire) et a l’avantage de ne pas s’adresser qu’aux ados, c’est intelligent

Mégane Bouron 

Cette note pour avoir osé s’attaquer avec brio, à un question alarmante de notre société. Une série presque trop courte.

Gwennaëlle Masle 

Un sujet important traité d’une manière originale et passionnante qui sensibilise autant qu’elle met mal à l’aise.

Kevin Belluche 

Traiter un sujet d’une telle gravité sans tomber dans le pathos et la mièvrerie relève de la prouesse! Surtout si elle réussit à sensibiliser son public, renforcé par des acteurs hors pairs!

Taboocréée par Steven Knight (Peaky Blinders), Tom Hardy et son père, Chips Hardy sur BBC One et FX – 1ère diffusion : le 7 janvier 2017

Synopsis : De retour d’Afrique avec des diamants acquis illégalement, un aventurier cherche à venger la mort de son père en 1813. Alors qu’il refuse de vendre l’entreprise familiale, il lance sa propre affaire de négoce et de transport et se retrouve en délicate posture entre deux nations en guerre, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Sara Art

Taboo c’est d’abord une reconstitution réussie du Londres du XIXème siècle avec ses rues suintant de crasses et de cendres. Un univers crépusculaire, vicié avec ses personnages sinistres, ses tanières à putes, des travestis, des duels, des bambins en guenilles, des bals masqués, des bateaux, des explosions et des crimes d’une brutalité furieuse. Située en pleine guerre entre La Grande-Bretagne et les États-Unis, le spectacle servi par une superbe bande-son composé par Max Richter n’est pas qu’une description d’une ville à la saveur dickensienne, c’est aussi une plongée dans l’âme hantée de James Keziah Delaney. Un personnage mystérieux, bestial, vêtu d’un haut-de-forme et d’un long manteau poussiéreux, murmurant dans des langues inconnues à des forces occultes, magnifiquement incarné par un Tom Hardy magnétique. C’est une série à voir comme The Young Pope, Alias Grace ou encore The Handmaid’s tale, des perles à la magnifique photographie, des drames intenses aux dialogues poétiques.

Marush Ka 

A ce niveau de génie c’est envoûtant c’est du maraboutage télévisuel c’est du spiritisme mystique c’est hypnotisant c’est impressionnant c’est imposant c’est la perfection ultime

Adrien Beltoise 

Un show BBC de grande tenue à l’histoire extrêmement prenante et sans concessions. Vivement la saison 2 !

Vincent B.

Beau décors, beau costumes, par grand chose à raconter.

 

https://www.youtube.com/watch?v=6ZYAQSlIhM4

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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