Marushka Odabackian

Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

Les fous de pilotes #7 : Good Omens, Years and years…

Pour ce septième numéro des Fous de Pilotes, place à l'humour noir, au macabre, à la dystopie sociale ou encore à la comédie absurde, avec Dead to Me, Chernobyl, Years and Years et Good Omens,... Avec un mois de mai riche en pilotes inventifs et originaux, il semblerait que la nouveauté soit au rendez-vous et que la télévision ait encore de belles surprises à nous offrir !

Tueurs en série et en images : la culpabilité chez le tueur en série, dans Entre ses mains d’Anne Fontaine

Dans le cadre de notre dossier sur les tueurs en série, focus sur Entre ses mains d'Anne Fontaine, un thriller intimiste à la française qui revient sur les états d'âme et la culpabilité d'un tueur en série torturé. Victime de sa propre humanité, le personnage invite le spectateur à s'interroger sur un tabou : les serial killers seraient-ils finalement capables d'éprouver des sentiments ?

Les fous de Pilotes #6 : Vernon Subutex, Our Planet, Chambers…

Pour ce sixième volet des Fous de Pilotes, nos rédacteurs vont ont concocté une sélection aussi éclectique que cosmopolite, entre Gentleman Jack, un period drama queer venu d'outre-manche ; Lunatics, une comédie australienne décapante ; le drame suédois Quicksand ; ou encore le documentaire écolo Our Planet. Par quelle série serez-vous tentés ?

Joie sur pellicule : la folle insolence de Ferris Bueller, ou la jeunesse insouciante

John Hughes signe avec La Folle journée de Ferris Bueller un hymne à la joie et à la liberté à travers les pérégrinations aussi réjouissantes que saugrenues d'un adolescent et ses deux amis, et parvient à nous livrer un récit d'apprentissage intelligent et entraînant, au ton feel-good rarement égalé. Résultat : une œuvre réjouissante et vintage qui fleure bon les années 80, pour un message fort, aussi universel qu'intemporel.

Rétrospective Pedro Almodóvar : Attache-moi !

Avec Attache-moi !, Pedro Almodóvar revisite avec un humour perché et coloré le fameux syndrome de Stockholm en mettant en scène une histoire d'amour sado-masochiste farfelue et souvent hilarante entre un ravisseur fou et sa victime.

Rétrospective Pedro Almodóvar : Matador

Avec Matador, le maître du cinéma espagnol Pedro Almodovar signe un film singulier et imparfait qui pose efficacement les jalons de son oeuvre, tant sur un plan esthétique que thématique. En dépit d'un scénario un peu faible, on apprécie le visuel marquant de ce long métrage aussi atypique que criard, témoignage d'un univers artistique très personnel.

Rétrospective Pedro Almodóvar : En chair et en os

En chair et en os est un drame paresseux et terne qui ne trouve pas son identité et qui reste une oeuvre mineure en dépit d'un message socio-politique intéressant. Dommage que le sérieux prenne le pas sur la comédie et que l'aspect thriller soit mal géré. A voir pour la performance de Javier Bardem et la touche madrilène typiquement almodóvardienne.

Cannes 2018 : le cinéaste norvégien Joachim Trier Président du jury de la 57e édition de la Semaine de la Critique

Grand habitué du Festival de Cannes depuis ses débuts, le cinéaste norvégien Joachim Trier, qui avait déjà présenté Oslo, 31 août dans la sélection Un Certain Regard en 2011 et Back Home en Compétition Officielle en 2015, revient cette fois sur la Croisette en qualité de Président du jury de la 57e édition de la Semaine de la Critique, qui aura lieu du 9 au 17 mai 2018. Chloë Sevigny, Nahuel Pérez Biscayart, Eva Sangiorgi et Augustin Trapenard composent le reste du jury.

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