Marushka Odabackian

Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

Chéri de Stephen Frears : Le dandy et la courtisane

Chéri est un film délicat et chic qui relate l'histoire d'amour tragique d'un jeune dandy et d'une courtisane vieillissante dans le Paris baroque du début du XXe siècle. Adapté d'un roman de Colette, le long métrage séduit par ses acteurs, son humour feutré, ses décors travaillés et son récit langoureux.

Egon Schiele, portrait d’un artiste amoureux des femmes

Délicatesse et finesse sont les apanages de ce biopic d'époque joliment classique, qui s'attache à dépeindre la personnalité et le parcours d'un homme fougueux et passionné, prêt à tout sacrifier pour son Art.

Les films de l’été : Un été en Louisiane, de Robert Mulligan

Plongée douce-amère dans la Louisiane des années 50 au son de la musique d'Elvis Presley avec avec Un été en Louisiane, récit d'apprentissage rétro qui joue sur la nostalgie de l'innocence perdue et des bonheurs simples.

À ceux qui nous ont offensés, de Adam Smith : sortie DVD & Blu-ray le 5 juillet

A ceux qui nous ont offensés arrive dans les bacs en DVD et Blu-ray le 5 juillet 2017. Belle occasion de redécouvrir un film imparfait mais authentique qui nous entraîne dans le quotidien d'un clan de gens du voyage tiraillés entre respect des tradition et désir d'émancipation, le tout sur fond de drame familial entre trois générations d'hommes qui s'affrontent.

Tunnel, un film de Kim Seong-hoon : Critique

Tunnel, un thriller sud-coréen qui a conquis le box-office de son pays en août dernier, débarque sur nos écrans après avoir été présenté dans plusieurs festivals internationaux. Thriller claustrophobique à mi-chemin entre le survival et la satire sociale, ce film mélange les genres et nous fait habilement passer de l'angoisse au rire pour livrer une vision caustique et acérée de la société et des pouvoirs publics sud-coréens.

Annonce de la sélection officielle du 70ème Festival de Cannes

Ce jeudi 13 avril s'est tenue la conférence de presse annuelle du Festival de Cannes. L'événement a réuni des centaines de journalistes internationaux venus assister à l'annonce de la sélection officielle du 70ème Festival de Cannes sous l'égide de Thierry Frémaux et Pierre Lescure.

The Affair, une série de Sarah Treem et Hagai Levi : Critique de la saison 3

Clap de fin en demi-teinte pour la saison 3 de The Affair dont la diffusion s'est achevée fin janvier. Entre propos moralisateur, caricature de la France qui frise le ridicule, nouveaux personnages inutiles et arcs narratifs approximatifs, la série laisse un goût amer en bouche. La saison 4, qui a été confirmée dans la foulée, relèvera-t-elle le niveau d'un show dont le concept ne cesse de s'essouffler ?

À ceux qui nous ont offensés, un film d’Adam Smith : Critique

À ceux qui nous ont offensés est un film de gangsters dont l'intrigue, basée sur l'ultra-réalisme, lorgne du côté du cinéma vérité. Porté par Michael Fassbender, Brendan Gleeson et Sean Harris, le long métrage britannique souffre d'un scénario trop mince et inabouti mais s'impose comme une réussite formelle sauvée par l'interprétation convaincante de ses acteurs. Cette chronique sociale coup de poing fonctionne-t-elle malgré ses imperfections ?

Newsletter

À ne pas manquer

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.