Marushka Odabackian

Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

Munich, de Steven Spielberg : une chasse à l’homme qui tourne en rond

Munich est un thriller politique à la sauce hollywoodiennne indigeste, cruellement plombé par un manque de rythme et de pertinence. Le film peine à susciter le moindre intérêt, préférant enchaîner les clichés ridicules au lieu de donner de l'épaisseur à ses personnages et à son propos...

La nuit a dévoré le monde : le film de zombies réinventé

Avec La Nuit a dévoré le Monde, Dominique Rocher signe un premier long métrage fort et poignant où le spectateur est confronté à la solitude d'un homme sur fond d'apocalypse de zombies. Ce huis-clos intimiste, presque gênant parfois, nous prend aux tripes avec un minimalisme maîtrisé qui concentre la majorité de son action dans un immeuble haussmannien à l'abandon, pour un résultat remarquablement poétique.

Empire du soleil, de Steven Spielberg : la guerre, quelle aventure !

Là où l'on aurait pu s'attendre à un récit d'apprentissage déchirant sur fond d'épopée guerrière à couper le souffle, Empire du Soleil s'avère être un film qui n'est pas à la hauteur de ses ambitions. A trop vouloir transformer la guerre en terrain de jeu, on en oublie l'émotion.

The Crown saison 2 : le poids de la Couronne, le poids des non-dits

Toujours aussi intelligente et fastueuse, cette deuxième saison de The Crown nous offre 10 épisodes aussi subtils que majestueux au cours desquels se déploient huit ans d'Histoire, mais aussi huit ans de vie pour la Reine Elizabeth et son entourage, qui tentent tant bien que mal de concilier devoir royal et vie personnelle, étouffés par le poids des non-dits et d'un protocole qui annihile l'individualité au profit de l'institution.

Outlander saison 3 : des retrouvailles qui virent au naufrage

Après 6 épisodes d'une attente interminable pour ménager le suspense autour des retrouvailles tant désirées de Claire et Jamie, Outlander s'embourbe dans un amas de sous-intrigues rocambolesques qui amorcent un virage scénaristique radical. La série rompt avec sa tradition historique et romanesque pour basculer dans un récit d'aventures lassant. Cruelle déception.

Captive (Alias Grace) : un récit féministe nimbé d’un mystère hypnotique

Captive, roman de Margaret Atwood adapté pour Netflix par Sarah Polley, est une chronique sociale portée par la douceur hypnotique de Sarah Gadon, qui envoûte dans ce récit gracieux et délicat qui oscille entre féminisme implacable et intrigue schizophrène. Un drame biographique en costume teinté de mystère à ne pas rater

Good Time, course contre la montre nocturne dans un Queens sous acide

Descente aux enfers improbable dans un Queens sous acide, Good Time est un film en perpétuel mouvement dominé par un fatalisme aussi étrange que poétique.

The Wrestler, la déchéance d’un homme brisé

Métaphore d’une machine à rêves qui s’enraye, allégorie d’une industrie Hollywoodienne aussi fausse qu'impitoyable, The Wrestler est un film poignant qui décrit sans détour la déchéance d’une gloire oubliée. Troublant.

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Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

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From : Quand le Noir Devient Mortel

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Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.