The Book of Love : le livre de la niaiserie absolue

The Book of Love est une des dernières grosses déceptions disponibles sur Netflix.

Synopsis : Après avoir perdu sa femme enceinte dans un tragique accident de voiture, un architecte prénommé Henry va aider une adolescente sans-abri à construire un radeau pour traverser l’océan.

the-book-of-love-bill-purple-jason-sudeikis-maisie-williams-film-critiqueLes cinéphiles ne s’intéressant pas toujours à la presse people, il ne s’agit alors pas d’une mauvaise idée de rappeler à quel point Justin Timberlake (The Social Network) et Jessica Biel forment un couple médiatisé sympathique depuis plusieurs années. Cependant nous n’allons évidemment pas vous parler de leur vie privée mais bien du travail que ce couple a effectué ensemble. Hélas, cette récente collaboration artistique n’était pas la meilleure des idées du monde. On se demande comment Timberlake et Biel ont pu croire en un tel projet auquel on a déjà du mal à adhérer rien qu’en le découvrant sur le papier. Ainsi, le chanteur-acteur s’est en partie occupé de la bande-originale (totalement oubliable) de The Book of Love tandis que l’ex-star de la série 7 à la maison en est la co-productrice. Elle s’est également attribué un rôle. Certes, un petit rôle si l’on s’en tient à son temps de présence à l’écran mais tout de même important : Biel incarne la femme enceinte décédée du personnage principal (incarné par Jason Sudeikis).

La mièvrerie est déjà ultra présente dans le synopsis, le titre et même sur l’affiche du film. Il ne faut évidemment jamais juger un film sur des a priori. Hélas, le long-métrage de Bill Purple (inconnu au bataillon et qui ne devrait justement pas sortir de sa situation) est effectivement très mauvais. The Book of Love est d’une niaiserie absolue de A à Z, accumulant les drames pour mieux nous faire pleurer. Le film démarre sur la mort d’une épouse enceinte jusqu’au cou puis il s’intéresse au sort d’une jeune fille à la rue qui elle-même a vécu une vie familiale totalement pourrie… Ce film n’aurait pas dû se présenter comme un film, il n’aurait même pas dû être sur Netflix. Il ressemble davantage à ces abominables téléfilms diffusés sur M6 l’après-midi ! Il n’y a pas grand-chose à sauver là-dedans. La mise en scène est totalement inexistante, le scénario accumule les lourdeurs, il n’y a rien pour se rincer l’œil (même pas les décors très vilains) dans tout ça, histoire de tenir le coup.the-book-of-love-bill-purple-maisie-williams-critique

On ne peut même pas se raccrocher aux personnages, peu intéressants. Les personnages étant ce qu’ils sont, leurs interprètes ne peuvent pas être convaincants. Jason Sudeikis (Les Miller, une famille en herbe), habitué aux rôles comiques, fait de son mieux dans son rôle de dépressif : son interprétation n’est pas catastrophique mais on a connu l’acteur plus investi. Biel tente d’illuminer ses scènes principalement par son sourire ultra Colgate (vous comprenez, elle joue une artiste libre donc il faut sourire comme une idiote et dire des banalités pseudo-philosophiques sur le sens de la vie). Pire dans tout ça : le jeu de Maisie Williams (alias la Arya Stark de la série à succès Game of Thrones), pas du tout crédible en jeune SDF. Bref, tout est à jeter dans ce film qui provoque plus de la haine à la fin du visionnage que de l’amour !

The Book of Love : bande-annonce

The Book of Love : Fiche technique

Réalisateur : Bill Purple
Scénario : Bill Purple et Robbie Pickering
Interprètes : Jason Sudeikis, Maisie Williams, Jessica Biel, Mary Steenburgen…
Musique : Justin Timberlake
Producteurs : Jessica Biel, Ross M. Dinerstein, Michelle Purple, Kevin Iwashina
Société(s) de Production : C Plus Pictures, Campfire Stories Inc., Iron Ocean Films
Distribution : Netflix France
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie (Netflix) : 20 septembre 2017

États-Unis – 2016

Festival

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Tina Bhttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne étudiante en lettres modernes, j'ai toujours aimé écrire sur les sujets qui m'animent. Et le cinéma en fait clairement partie ! J'ai des goûts assez variés : certes, comme tout le monde, j'ai mes réalisateurs chouchous (Kubrick, Scorsese, Moretti, Loach, Almodovar, Bong Joon-ho), mais je suis avant tout curieuse : aucun genre et réalisateur de n'importe quelle culture ni époque ne me font peur, bien au contraire. Sinon j'ai une grande préférence pour les séries britanniques (Black Books, The IT Crowd, Father Ted...).

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