Dans la droite veine de son cinéma qui dissèque l'espace social par l'absurde, Yorgos Lanthimos nous livre avec The Lobster une nouvelle représentation des contradictions et absurdités de notre société. Mais est-ce-que cela en fait un Prix du Jury cannois mérité ?
Derrière une retranscription très textuelle de l’œuvre, Justin Kurzel fait preuve d’une vraie proposition de cinéma et offre à cette pièce une modernité insoupçonnée [...] Le Macbeth de Justin Kurzel atteint la noirceur et la grandeur du texte, tout simplement.
L'histoire est une parodie du Nouveau Testament racontée au travers de la fille de Dieu, Ea. Elle est l’héroïne de cette épopée et part en quête de six nouveaux apôtres. Entre alors en scène des personnages hauts en couleurs et pourtant banaux, interprétés par des acteurs de renom.
Masaan, premier long métrage de Neeraj Ghaywan, a été récompensé à Cannes par la sélection Un Certain Regard. Le film suit et mêle les destinées de quatre personnages issus de différentes classes sociales de la société indienne.
Première image de cet étrange Valley of love - tout autant qualifié de chef d'oeuvre que de nanar par la presse - Isabelle Huppert de dos, immédiatement reconnaissable, serpente, fragile, un long chemin. Le monde des vivants semble lui échapper, elle est déconnectée.
Vu à la Quinzaine des réalisateurs lors du festival de Cannes 2015, Green Room est un thriller sans concession, dont la violence est exacerbée jusqu'à prendre des allures horrifiques. Tenu par une mise en scène qui maintient la tension jusqu'au bout, ce survival en huis-clos souffre tout de même d'un scénario assez limité.
Je suis un soldat est l'histoire de deux premières fois. Laurent Larivière signe ici son premier long métrage, directement sélectionné et présenté à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard.
« L’Ombre des femmes » est infiniment intemporel, se déroulant dans un Paris inconnu, secret et légèrement suranné, que le noir et blanc de Renato Berta irradie d’une lumière argentée, conférant un côté légèrement onirique au métrage.
La première impression que l’on a du Troisième Homme, c’est sa musique, signée Anton Karas, un air entêtant joué à la cithare et qui reste en mémoire pendant longtemps. Cet air va accompagner une histoire désabusée, cynique et qui refuse toutes les facilités habituelles du genre.
Le film est un véritable torrent d'émotions tant il fait de l'appartement de la mère, formidablement incarnée, un lieu de mémoire, de consécration de la culture, un lieu où toute une vie défile en quelques plans aériens.
"Les Cowboys" est un tableau ambitieux, celui d'une famille tout autant qu'un voyage à la poursuite d'une jeune fille convertie à l'islam radical par amour.
Pionnier du cinéma français, héros de la Grande Guerre, bâtisseur visionnaire de l’empire Pathé-Natan, Bernard Natan fut aussi l’une des victimes les plus emblématiques de l’antisémitisme français. Avec "La Tragédie Bernard Natan", Pascal Bresson et Samuel Figuière donnent à voir un homme qui a contribué à moderniser le septième art avant d’être broyé par la haine, l’exclusion et la déportation.
Dans leur nouvelle bande dessinée, Elizabeth Barféty et Armelle entrent dans la vie d'une coopérative bio. Et elles y trouvent bien plus qu'un commerce.
Dans l’océan des adaptations du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas, certaines œuvres prennent le large. Avec cette édition prestige réunissant deux volumes précédemment publiés, Patrick Mallet et Bruno Loth signent une traversée particulièrement convaincante du monument littéraire, portée par une narration limpide et un écrin éditorial à la hauteur de sa légende.
Bien avant le film d’animation et les records de la Switch, Mario menait déjà ses aventures sur papier. Avec "Super Mario Manga Adventures : Best Selection", Soleil Manga nous propose une anthologie aussi accessible que réjouissante, où l’humour débridé de Yukio Sawada croise plus de trente ans d’histoire Nintendo.
Avec "Une dernière partie de flipper", Rune Ryberg transforme les salles d’arcade des années 1990 en un territoire initiatique peuplé d’adolescents perdus, de néons fatigués et d’amitiés plus ou moins toxiques. Sous ses couleurs saturées et son trait nerveux, cette chronique danoise nous raconte ce moment brutal où l’on comprend qu’il faudra un jour quitter l’enfance, même sans trop savoir comment.