Dans la droite veine de son cinéma qui dissèque l'espace social par l'absurde, Yorgos Lanthimos nous livre avec The Lobster une nouvelle représentation des contradictions et absurdités de notre société. Mais est-ce-que cela en fait un Prix du Jury cannois mérité ?
Derrière une retranscription très textuelle de l’œuvre, Justin Kurzel fait preuve d’une vraie proposition de cinéma et offre à cette pièce une modernité insoupçonnée [...] Le Macbeth de Justin Kurzel atteint la noirceur et la grandeur du texte, tout simplement.
L'histoire est une parodie du Nouveau Testament racontée au travers de la fille de Dieu, Ea. Elle est l’héroïne de cette épopée et part en quête de six nouveaux apôtres. Entre alors en scène des personnages hauts en couleurs et pourtant banaux, interprétés par des acteurs de renom.
Dans De rouille et d'os, adapté du recueil de nouvelles de Craig Davidson, "Un goût de rouille et d'os", Audiard suit le parcours de Stéphanie (enfin un beau rôle pour Marion Cotillard), une femme détruite au plus profond et qui se reconstruit aux côtés d'un homme en pleine perte de ses moyens. L'électrochoc est le moyen, toujours radical, de revenir à la surface.
Même si Louis Malle a toujours nié faire partie de la Nouvelle Vague, Ascenseur pour l'échafaud porte quand même les marques du mouvement. Les extérieurs sont tournés en décors naturels avec une grande liberté dans les mouvements de caméra.
A l’instar d’un César qui prépare un cocktail parfaitement dosé (avec quatre tiers, certes, mais « ça dépend de la grosseur des tiers »), les auteurs du film parviennent à magnifiquement doser humour et drame pour que chacun alimente l’autre.
Le prix de la section Un Certain Regard a été attribué samedi à Cannes au film "Hrutar" (Béliers) du réalisateur islandais Grimur Hakonarson, une histoire de deux frères qui s'unissent pour sauver leurs béliers.
Lors de sa soirée de clôture, la plus ancienne section parallèle du Festival a remis Trois souvenirs de ma jeunesse, d' Arnaud Desplechin, le Prix SACD...
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.