Cannes 2015 : le palmarès de la Quinzaine des réalisateurs

Cannes 2015 – Quinzaine des réalisateurs : Lors de sa soirée de clôture, la plus ancienne section parallèle du Festival a livré son palmarès :  El Abrazo de la Serpiente, Mustang et Trois souvenirs de ma jeunesse.

Hier, vendredi 23 mai, la Quinzaine des réalisateurs a révélé son palmarès. Les films sélectionnés dans cette catégorie ne sont pas à proprement parlé en compétition, mais plusieurs partenaires remettent des prix : le Art Cinéma Award (remis par la Confédération internationale des cinéma d’art et d’essais), le prix SACD (Société Auteurs et Compositeurs Dramatiques), le Label Europa Cinéma et, enfin, le prix illy du court métrage.

Art Cinéma Award : El Abrazo de la Serpiente (Embrace of the Serpent), de Ciro Guerra

Prix SACD : Trois souvenirs de ma jeunesse, d’Arnaud Desplechin
Label Europa Cinéma : Mustang, de Deniz Gamze Ergüven

Prix illy du court métrage : Rate me, de Fyzal Boulifa
Mention : The Exquisite Corpus, de Peter Tscherkassky

Après cette cérémonie de clôture faite des remerciements habituels était projeté Dope de Rick Famuyiwa. Un film déjanté sur un groupe de jeunes geeks noirs pris malgré eux en plein trafic de drogue alors même que le héros principal, Malcolm, rêve de rentrer à Harvard. Jouant sur des retours en arrières qui font bouger sans cesse les lignes du film, Dope reprend l’esthétique des teenage movies des années 90, musique comprise avec une bonne dose d’humour et d’auto-dérision puisque ces jeunes se mettent eux-mêmes en scène au coeur du film. Un vrai bon moment de cinéma dans la lignée du récent « Dear White People. Le réalisateur détourne avec un vrai bon humour les clichés sur la jeunesse noire issue des ghettos américains. Le petit plus ? Dope est servi par un casting jeune et impeccable. Pharrel Williams est un des producteurs du film, il nous a fait honneur de sa présence hier à Cannes, sans pour autant chercher à mettre le feu sur scène.

Trailer de Dope, de Rick Famuyiwa

Samedi 23 mai, pour sa dernière journée à Cannes, CineSeries a monté une nouvelle fois les marches du palais pour Macbeth, signé Justin Kurzel. Un film fidèle à l’immense pièce de Shakespeare et ce jusque dans sa solennité à toute épreuve. La mise en scène comme la photographie baignée de rouge et de brume sont magnifiques tout comme le jeu des acteurs. Un moment de cinéma virtuose, mais sans grande prise de risque par rapport à l’oeuvre initiale. Notons tout de même que Michael Fassbender et Marion Cotillard sont plutôt bluffants dans ce film et dans des rôles tant joués qu’ils en deviennent des challenges.

C’était la dernière journée de CineSeries à Cannes, mais nous ne manquerons pas de vous révéler demain le palmarès de la sélection officielle et de partager encore nos rêves de cinéma avec des critiques de tous les films découverts durant cette édition. Nous avons voyager un peu partout et nous vous inviteront bientôt à revivre ce voyage en images et en mot.

Festival

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Deauville 2026 : The Man I Love, la fureur de vivre

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Deauville 2026 : I’ll Be Gone in June, le crépuscule d’un monde

Comment les Européens perçoivent-ils l'Amérique ? Et comment ce pays, ancienne terre d'immigration, accueille-t-il les étrangers dans un contexte troublé ? Ce sont les questions que posent, en creux, le premier long-métrage de Katharina Rivilis. Avec "I'll Be Gone in June", la cinéaste allemande signe un récit d'apprentissage à la fois âpre et lumineux, tourné dans le désert du Nouveau-Mexique, sur fond de traumatisme post-11 septembre. Une œuvre très personnelle qui touche par sa sensibilité.

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Chloé Margueritte
Chloé Marguerittehttps://www.lemagducine.fr/
Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

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